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19/02/2015

Archives de l'ancien blog

Equipo Nizkor: la ley de Amnistía fue "una traición a las víctimas del franquismo"

17 Novembre 2014, 17:12pm

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Impunité

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Pour une véritable reconnaissance officielle des républicains espagnols. Nous attendons le 25 août 2014 que le Président de la République rende l’hommage que la France n’a jamais rendu depuis 70 ans.

23 Août 2014, 13:02pm

Publié par ASEREF

Le 24 août 2014 un hommage officiel devrait être rendu aux républicains espagnols lors de la cérémonie du 70ème anniversaire de la libération de Paris. L’association pour le souvenir de l’Exil républicain espagnol en France (ASEREF) a pris une part importante aux côtés d’autres associations mémorielles pour ce combat pour la vérité, la justice et la reconnaissance.

En effet le secrétaire d’Etat aux anciens combattants Kader Arif rendra hommage aux soldats républicains espagnols de la Nueve le dimanche 24 août à 18h esplanade des Villes Compagnons de la Libération à Paris à l’issue d’une marche commémorative voulue par Anne Hidalgo. L’actuelle Maire de Paris, alors première adjointe, nous l’avait annoncé le 25 août 2013 à l’Hôtel de Ville après la cérémonie officielle. Elle répondait ainsi à notre demande de voir la Nueve davantage honorée. Nous la remercions d’avoir tenu cet engagement.

Le 25 août 2014 à 21h le Président de la République s’exprimera lors de la cérémonie officielle à l’Hôtel de Ville nous souhaitons que cet hommage soit intégré dans son discours lui donnant ainsi encore plus de signification. Dans ses récents discours et notamment celui du Mont Mouchet lors d’une cérémonie le Président de la République rendant hommage aux résistants d’Auvergne a parlé de « ceux venus de loin » à aucun moment il n’évoque les résistants espagnols qui ont été partie prenante des combats pour la libération dans cette région comme ils l’ont été pratiquement dans toutes les régions de France. Méconnaissance ? Oubli ? Le 25 août 2014 nous attendons du Président de la République un hommage appuyé aux républicains espagnols et cette reconnaissance tant attendue par les descendants et familles de ceux qui ont versé leur sang pour la France après l’avoir versé en Espagne toujours pour la même cause : le combat contre le fascisme pour la liberté et la paix.

Rappelons qu’Il y a maintenant deux ans le 25 août 2012, le drapeau de la seconde République espagnole a flotté officiellement pour la première fois sur le parvis de l’Hôtel de Ville lors des cérémonies de la libération de Paris en présence du Président de la République. C’est pour nous une grande fierté mais ce n’est que justice, ce drapeau qui aurait dû être présent ces 68 dernières années à chaque commémoration. Suite à cette cérémonie nous adressions au Président de la République un courrier le 8 septembre 2012 dans lequel nous demandions vérité, justice et reconnaissance pour les républicains espagnols qui luttèrent pour la liberté en Espagne et en France. Les termes de ce courrier sont plus que jamais d’actualité et nous renouvelons cette demande.

Extraits du courrier adressé au Président de la République le 8 septembre 2012 :

« L’appel des républicains espagnols, de descendants de républicains espagnols et de leurs amis à assister officiellement à ces cérémonies avec le drapeau de la seconde République espagnole a recueilli un millier de signatures en provenance de France, d’Espagne et de bien d’autres pays. Cet appel avait pour objectif de participer à cette commémoration de la Libération de paris et d’honorer les républicains espagnols de « la Nueve », la 9ème Compagnie intégrée dans la deuxième Division Blindée du Général Leclerc, qui contribuèrent à libérer la capitale et dont les chars de combat qui entrèrent les premiers dans paris le 24 août 1944 portaient le nom de batailles de la guerre d’Espagne.
L’action unie de nombreuses associations mémorielles, de leurs adhérents et sympathisants a permis ce premier pas vers la reconnaissance du rôle des républicains espagnols dans la libération de Paris, des républicains espagnols qui étaient certes dans les premiers à entrer avec les chars de la deuxième DB du général Leclerc mais qui étaient aussi dans les rues de Paris aux côtés des autres résistants et FFI pour mener le combat de la victoire.

Nous demandons la reconnaissance officielle nationale qu’attendent les républicains espagnols, leurs descendants pour le rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France et de nombreuses grandes villes, plusieurs milliers y perdirent la vie.

Ces républicains espagnols qu’un gouvernement de la troisième République française enferma en 1939 dans des camps de concentration bien français, plusieurs milliers y laissèrent leur vie. Ces républicains espagnols déportés sur dénonciation de la police de Vichy vers les camps nazis, notamment Mauthausen, plusieurs milliers y furent exterminés. La France doit reconnaître sa responsabilité historique pour ces déportations.

Ces républicains espagnols contraints aussi au travail forcé sous surveillance policière en France dans les années quarante.

La France doit reconnaître leur rôle de libérateurs au même titre qu’elle l’a fait pour les autres résistants. Ces pages d’histoire de France occultées depuis trop longtemps doivent être intégrées dans les manuels scolaires.

Nous demandons, Monsieur le Président de la République : vérité, justice et reconnaissance pour les républicains espagnols qui luttèrent pour la liberté en Espagne et en France. »
Aujourd’hui nous réitérons cette demande à l’occasion de la cérémonie du 70ème anniversaire de la libération de Paris le 25 aôut 2014.
Eloi Martinez Monegal
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France

(ASEREF)

le 25 août 2012 François Hollande n'avait pas eu un mot pour rendre hommage aux républicains espagnols. Le 25 août 2014 va t-il continuer à occulter cette page de l'histoire de France

le 25 août 2012 François Hollande n'avait pas eu un mot pour rendre hommage aux républicains espagnols. Le 25 août 2014 va t-il continuer à occulter cette page de l'histoire de France

le 25 août 2012 François Hollande n'avait pas eu un mot pour rendre hommage aux républicains espagnols. Le 25 août 2014 va t-il continuer à occulter cette page de l'histoire de France

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Initiatives En France

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ABDIQUER POUR REPRENDRE LA MAIN? un article de Jean Ortiz

5 Juin 2014, 20:33pm

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Depuis quelques années, en Espagne, les manifestations populaires se hérissent du drapeau républicain tricolore. Il y a une petite décennie, la République et son étendard relevaient encore du tabou, et en parler, le brandir, provoquait souvent des réactions agressives. Désormais le choix République/Monarchie est entré pleinement dans le débat citoyen. L'abdication, le 2 juin 2014, du roi Juan Carlos, négociée avec le parti populaire, de la droite, et le parti socialiste (PSOE), traduit la fébrilité de la monarchie et des classes dominantes espagnoles. En cinq ans, l'image de la monarchie s'est tellement dégradée que, pour la première fois depuis 1975, elle ne recueille l'adhésion que d'un Espagnol sur deux. Selon les sondages du Centre de recherches sociologiques, en avril 2014, les Espagnols notent 3,72 sur 10 le monarque. Tout l'édifice de la "transition", sur lequel repose la domination de l'oligarchie financière, vacille; devenu obsolète, il appelle une rapide opération cosmétique: l'abdication d'un roi empêtré dans "les affaires", finissant, et l'accession au trône d'un roi jeune, "moderne", accessible, compétent, réformateur... La crise et les saignées imposées par la "troïka" ont provoqué, et suscitent toujours plus, chez le peuple, un rejet majoritaire de la "classe politique", un discrédit des institutions, une perte de légitimité de l'Etat espagnol. Les élections européennes ont vu le bipartisme perdre du terrain (recul de cinq millions de voix) au profit notamment de "Izquierda Unida" et du jeune mouvement "Podemos". Le 22 mars 2014, la "Marche de la dignité" a inondé le centre de Madrid de plus d'un million et demi d'indignés, au cri emblématique de : "Oui, c'est possible!" L'abdication négociée du Bourbon désigné en 1969 successeur par Franco, a vu les "élites" politiques et économiques serrer immédiatement les rangs. L'heure est à préserver les "pactes de la transition": ils garantissent la "libre entreprise dans le cadre de l'économie de marché": c'est écrit dans la constitution. Médias, justice, patrons, PP et PSOE, ont rivalisé d'hommages dithyrambiques au roi qui "a octroyé aux Espagnols la démocratie". Les mots des uns et des autres sont interchangeables. Insupportable réécriture de l'histoire. Niés les dizaines de milliers d'antifranquistes morts, exilés, disparus, torturés, garrotés, emprisonnés à Burgos, à Carabanchel, communistes, anarchistes, syndicalistes, militants basques, catalans... ensevelis sous des montagnes de mensonges. Le quotidien "El País", de la multinationale socialiste "Prisa", en a rajouté des tonnes dans l'apologie, titrant son éditorial du 2 juin 2014: "Un monarque nécessaire". A qui? Le 4 juin, Juan Luis Cebrian, dirigeant de "Prisa", qualifie dans une tribune le monarque de "moteur du changement". A quand la canonisation? Le secrétaire des socialistes, le social-libéral Rubalcaba, se déclare "fier du consensus monarchique" (público.es, 3 juin 2014); les socialistes "n'entendent pas le rompre". Les grands patrons de l'IBEX 35 se sont répandus en louanges aux cris de "Vive le roi!" (El País, 4 juin 2014) lors de la remise, par Juan Carlos, du prix "Royaume d'Espagne à la trajectoire entrepreneuriale", au palais du Pardo. Le monarque a répété, comme il l'a souvent matraqué, que les contributions des patrons sont "fondamentales". Et le roi ne serait qu'un "simple arbitre"? Neutre? Tout au long des 36 ans de règne, il n'a cessé de défendre le néo-libéralisme. Les uns et les autres comptent sur le nouveau roi "Felipe Seis" (et la reine Leticia Ortiz, ex roturière) pour "diriger les changements que le pays nécessite" (et nécessaires pour redorer le blason de la Maison royale). Quid de la volonté et la souveraineté populaires? Au-delà de l'incompatibilité République/Monarchie, se pose en fait le problème de la démocratie bafouée. L'article 57.5 de la constitution oblige, en cas d'abdication, à fabriquer (sur mesure?) une "loi organique" pour assurer la succession, mais pas l'impunité du sortant. "Inviolable", citoyen au-dessus des autres, le roi l'est dans ses fonctions. Lorsqu'il n'a plus de couronne, il devient un justiciable comme les autres. Or, la "loi organique" PP-PSOE va sans doute garantir à l'abdiquant l'impunité à vie. La constitution stipule également que le roi est "chef de l'Etat". Un nouveau chef de l'Etat espagnol va donc être intronisé sans passer par les urnes. Nous sommes dans le coup d'Etat permanent. Un processus constituant vers une constitution et une République nouvelles s'impose, comme seule issue démocratique. Mais l'émergence de programmes alternatifs et la convergence des forces de transformation sociale, tardent. Brandir le drapeau républicain constitue un historique pas en avant, mais cela ne saurait suffire à la conquête d'une République sociale, plurinationale, fédérale, anticapitaliste.

Jean Ortiz Universitaire Pau (France)

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Contributions Et Articles

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Pétition en ligne: Monarchie ou République? la parole au peuple d'Espagne

3 Juin 2014, 15:12pm

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Appel à manifester devant le consulat d'Espagne à Bordeaux

3 Juin 2014, 13:03pm

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AY CARMELA

MEMBRE DE LA COORDINATION « ¡ CAMINAR ! »

APPELLE A MANIFESTER

Le roi d’Espagne Juan Carlos vient d’annoncer qu’il abdique en faveur de son fils Philippe, prince des Asturies.

Simultanément, Mariano Rajoy, chef du gouvernement, a précisé qu’il convoquait le congrès pour ratifier cette décision. Rien de plus facile puisque la constitution exige une majorité simple qu’il détient seul avec le Parti Populaire.

Ainsi, en Espagne, on hériterait des plus hautes fonctions de l’état comme on hérite d’une propriété !

Ainsi, le Parti Populaire, parti majoritaire au congrès qui n’a recueilli que 26, 06 % des votes lors des récentes élections européennes du 25 mai 2014, avaliserait le bon vouloir du monarque et déciderait de l’avenir de l’Espagne en lieu et place de son peuple !

C’est aux peuples d’Espagne qu’il incombe de dire si cette monarchie, héritière du franquisme, obsolète, déconsidérée et corrompue, doit se perpétuer.

C’est aux peuples d’Espagne seuls qu’il appartient de se déterminer souverainement, au terme d’un processus constituant, entre Monarchie et République.

Plus que jamais nous pouvons aider les Espagnols à se réapproprier leur destin.

AY CARMELA

appelle tous les descendants des exilés de l’Espagne Républicaine,

toutes les associations mémorielles amies

tous les Républicains démocrates et amis de l’Espagne

à se rassembler mercredi 4 juin 2014 à 18 heures 30

Place Jean Moulin pour partir en cortège au Consulat d’Espagne

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Initiatives En France

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A Montpellier ce 2 juin le drapeau républicain en solidarité aux peuples d'Espagne

2 Juin 2014, 21:14pm

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Ce soir à Montpellier place de la Comédie le drapeau de la République espagnole a flotté en solidarité aux peuples d'Espagne pour réclamer un référendum : monarchie ou République? Mercredi un rassemblement aura lieu à Nîmes.

Ce soir à Montpellier place de la Comédie le drapeau de la République espagnole a flotté en solidarité aux peuples d'Espagne pour réclamer un référendum : monarchie ou République? Mercredi un rassemblement aura lieu à Nîmes.

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Initiatives En France

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2 Juin 2014, 15:25pm

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Initiatives En Espagne

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Abdication du roi d'Espagne, communiqué d'ASEREF

2 Juin 2014, 15:01pm

Publié par ASEREF

L'association pour le souvenir de l'exil républicain espagnol en France (ASEREF) suite à l'abdication du roi Jean Carlos en faveur de son fils ce 2 juin 2014 dénonce une opération de ravalement de la monarchie qui probablement voudra se doter de moyens exécutifs supplémentaires.
Mettre en place un nouveau roi serait une nouvelle usurpation de la démocratie. Les héritiers de Franco soutenus par le parti socialiste espagnol et la droite ont peur de la montée d'une exigence républicaine. ASEREF appelle à participer à tous les rassemblements qui vont se dérouler ces jours-ci organisés en France et en Espagne par des citoyens et des partis politiques de gauche tels Marea granata, Izquierda Unida Podemos et Equo, pour demander un référendum pour que le peuple espagnol choisisse s'il veut abolir la monarchie et instaurer la troisième République. La parole doit revenir au peuple après cette abdication du monarque mis en place par Franco dans un pays où les crimes du franquisme jouissent d'une totale impunité.


Nous appelons dès ce soir tous les démocrates et républicains amis de l'Espagne à participer au rassemblement à Montpellier à 19h place de la Comédie

AMICAL MAUTHAUSEN CONVOCA A ALUMNOS DE TODO EL PAÍS PARA CONSTITUIR LA RED DE ALUMNOS Y ALUMNAS PARA LA PREVENCIÓN DEL FASCISMO, DE CATALUÑA

19 Mai 2014, 21:12pm

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El jueves 22 de mayo en el Molí de Mar de Vilanova i la Geltrú, alrededor de 80 alumnos y alumnas de secundaria de más de una veintena de centros catalanes se reúnen para intercambiar experiencias y mostrar su compromiso contra el fascismo

Amical de Mauthausen y otros campos ha convocado, para este jueves 22 de mayo, a alumnos y alumnas representantes de los centros de secundaria de Cataluña -integrantes de la Red de centros para la prevención del fascismo, de Cataluña- al I Encuentro de alumnos que tendrá lugar en Vilanova i la Geltrú, en la sede del Centro de Recursos Pedagógicos de la capital del Garraf.

Ante el rebrote de les actitudes fascistas y racistas en Europa y la amenaza del crecimiento de la extrema derecha, es imprescindible, desde la Amical, impulsar y potenciar el trabajo con la juventud y unificar esfuerzos. Para ello, hay que trabajar juntos, especialmente en el ámbito pedagógico, para sensibilizar en la defensa de los valores democráticos, de la tolerancia y la libertad, y para mantener viva la memoria de los que fueron los primeros luchadores y luchadoras antifascistas en Europa, los republicanos y las republicanas.

En este encuentro, la Amical reúne a profesores y al alumnado de 4º de ESO y de 1º y 2º de Bachillerato de centros que, desde hace tiempo, vienen participando en proyectos de prevención del fascismo y de recuperación de la memoria histórica, con trabajos en los propios centros y con los viajes que organiza la Asociación a los campos de concentración. Asimismo, también se han invitado a numerosos centros que recientemente se incorporan a esta labor.

Los objetivos básicos del encuentro son crear la Red de alumnos para la prevención del fascismo, de Cataluña, en el marco de la Red de centros y ciudades para la prevención del fascismo, una Red que desde el ámbito local quiere unir a la ciudadanía, las administraciones locales y los centros educativos en la defensa de los valores humanos y democráticos; intercambiar experiencias de trabajo y metodologías entre alumnos y centros (visitas a los campos, trabajos en los centros, acciones concretas, actividades artísticas, publicaciones, etc.); y definir un decálogo de ideas básicas que permita elaborar una declaración o manifiesto de los jóvenes para ser leído en todas partes el próximo Día Internacional del Holocausto, en enero del 2015.

En este encuentro se presentará también una propuesta de espacio virtual joven y un perfil de facebook, que sean las plataformas de relación, información, reflexión y debate para todo el alumnado participante.

El encuentro se iniciará a las 10:30 de la mañana hasta las 14:30, con la presencia de alumnos y profesorado, entre otros, de centros de Vilanova, Sitges, Sant Pere de Ribes, Cubelles, Gavà, Manresa, Santa Coloma de Gramanet, Sant Celoni, Barcelona o Lleida.

A la jornada asistirán también representantes del Memorial Democrático de la Generalitat y la regidora de Educación del Ayuntamiento de Vilanova i la Geltrú, Ariadna Llorens, acompañados por el presidente de la Amical.

Este trabajo en Red, promovido por la Amical, pretende ampliarse con los enlaces con centros y ciudades de todo el Estado y Europa, como Weimar o Mauthausen, donde el intercambio entre ayuntamientos, ciudadanos y ciudadanas y alumnos, puede ayudar a consolidar este espacio antifascista consistente, que evite el peligro del rebrote de la ideología nazi en el viejo continente.

 

Barcelona, 19 de mayo del 2014

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Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"

17 Mai 2014, 07:38am

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La Coordination nationale d’organisations mémorielles

des descendants et amis des exilés de l’Espagne républicaine

“ i Caminar !”,

a le plaisir de vous inviter à la cérémonie officielle

de signature de sa Charte de coopération

qui aura lieu les 31 mai et 1er Juin 2014,

Espaces des diversités, 38, rue d’Aubuisson à TOULOUSE.

Conférences, débats, table ronde et spectacle seront au programme

que vous pouvez découvrir en pièce jointe.

Nous espérons avoir le plaisir de vous compter parmi nous

pendant ces deux journées intitulées “L’AVENIR DE LA MEMOIRE”.

Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"
Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"
Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"
Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"

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Francia omite a los republicanos espanoles al recordar su liberacion

8 Mai 2014, 21:01pm

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Initiatives En France, Activités Aseref

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Commémoration du 8 mai : les républicains espagnols une fois de plus oubliés de l’Histoire

8 Mai 2014, 17:25pm

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Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France

ASEREF

Commémoration du 8 mai : les républicains espagnols une fois de plus oubliés de l’Histoire

Après Harlem Désir, Kader Arif réécrit aussi l’Histoire

Monsieur Kader Arif secrétaire d’Etat aux anciens combattants dans son message du 8 mai 2014 a rendu hommage aux combattants artisans de notre libération. Un message lu par tous les maires de France devant les monuments aux morts lors de la commémoration du 69ème anniversaire de la victoire contre le nazisme du 8 mai 1945.

Dans son message, à propos du 70ème anniversaire de la libération (1944 – 2014), Monsieur Arif rend hommage à « ceux venus de près de 15 nations engagés dans l’opération overlord qui débarquèrent en Normandie le 6 juin 1944, ceux venus de métropole et d’Afrique du Nord engagés dans la campagne d’Italie qui entrèrent dans Rome le 4 juin 1944, ceux sous commandement du général de Lattre qui prirent pied en Provence le 15 août 1944. »

Une fois de plus les républicains espagnols sont oubliés eux qui ont été si mal accueillis en France en 1939 et qui ont contribué à la libération par leur engagement notamment dans la résistance dès les premiers moments de l’occupation nazi.

En septembre 2012 au nom de l’association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol en France je demandais au président de la République la reconnaissance officielle nationale qu’attendent les républicains espagnols, leurs descendants pour le rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France et de nombreuses grandes villes. Rappelons que les premiers chars de la division Leclerc entrés dans Paris le 24 août 1944 étaient pilotés par des républicains espagnols.

Ces républicains espagnols qu’un gouvernement de la troisième République française enferma en 1939 dans des camps de concentration bien français, plusieurs milliers y laissèrent leur vie. Ces républicains espagnols déportés sur dénonciation de la police de Vichy vers les camps nazis, notamment Mauthausen, plusieurs milliers y furent exterminés. Ces républicains espagnols contraints aussi au travail forcé sous surveillance policière en France dans les années quarante. La France doit reconnaître sa responsabilité historique pour ces dizaines de milliers de morts républicains espagnols, La France doit reconnaître leur rôle de libérateurs au même titre qu’elle l’a fait pour les autres résistants. Ces pages d’histoire de France occultées depuis trop longtemps doivent être intégrées dans les manuels scolaires.

Cette reconnaissance n’a toujours pas eu lieu. Pire, monsieur Harlem Désir alors secrétaire du parti socialiste aujourd’hui ministre devait lors d’une émission de télévision le 21 janvier 2013 déclarer à propos du Mali « « Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ».

Nous écrivions alors dans un courrier de protestation « Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République.

C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts.

C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco.

C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées. »

Aujourd’hui en ce 8 mai 2014 un ministre de la République récidive en omettant sciemment le rôle des républicains espagnols dans la libération de la France.

Au nom de notre association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol en France (ASEREF) j’exprime l’indignation de tous les descendants et amis de celles et ceux qui ont versé leur sang pour la liberté et dénonce cette volonté de réécrire l’histoire. Il est temps que la France reconnaissance officiellement l’apport important des républicains espagnols aux côtés des autres forces de la Résistance.

Eloi Martinez Monégal

Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France (ASEREF)

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Lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls pour sauver le Grenier des Grands Augustins où Picasso peignit Guernica

5 Mai 2014, 12:33pm

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Initiatives En France

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Manifestation pour la troisième République le 14 avril 2014 à Madrid

24 Avril 2014, 17:03pm

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Photo Eloi Martinez

Photo Eloi Martinez

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Initiatives En Espagne

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Pour que la terre soit un bien commun

22 Novembre 2013, 09:44am

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Les signataires de cette pétition demandent :

- L'arrêt des poursuites et de la répression à l'encontre des 54 du SAT !

- L'annulation du procès et la recherche d'une solution afin que la terre devienne enfin « un buen vivir ».

 

Pour que la terre soit un bien commun!

Chaque personne qui signe renforce notre mobilisation. Merci de prendre une minute pour partager ce lien avec tous vos contacts:

http://www.avaaz.org/fr/petition/Junta_de_Andalucia_Larret_des_poursuites_et_de_la_repression_a_lencontre_des_54_du_SAT_2/?tCvJRcb

Ensemble, provoquons le changement,
Coordination nationale

---
Voici la pétition à envoyer à vos amis:

Pour que la terre soit un bien commun
Les associations mémorielles ci-dessous signataires, regroupées en coordination nationale, initiatrices de cette pétition, n'oublient pas qu'un des principaux points du programme de la République Espagnole était la réforme agraire, engagée en septembre 1932.

A l'époque il y avait deux millions d'ouvriers agricoles sans terre, soumis à l’arbitraire des grands propriétaires.

Aujourd'hui, la situation n'a pas beaucoup changé : 2 % des riches propriétaires possèdent plus de 50 % des terres. En Andalousie, il y a 500 000 sans terre et 37 % de chômeurs.

Les « jornaleros » organisés dans le SAT continuent cette lutte ancestrale afin que la terre revienne à ceux qui la travaillent.

C'est pour cela que les gouvernements successifs se sont acharnés et s'acharnent encore à l'encontre des syndicats agricoles et les mouvements sociaux les plus combatifs.

Pour avoir occupé de grandes propriétés laissées à l'abandon - appartenant notamment au Ministère de la Défense - 54 militants, dont le député-maire de Marinaleda Juan Manuel Sánchez Gordillo et le porte-parole du SAT Diego Cañamero, sont l'objet de plusieurs procès politiques visant à criminaliser leur action, et ainsi intimider les militants.

Ils encourent de nombreuses peines de prison et des amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros.

Leur lutte pacifique est légitime, rejoint les valeurs que nous défendons et mérite d'être largement soutenue et popularisée.

Les signataires de cette pétition demandent :

- L'arrêt des poursuites et de la répression à l'encontre des 54 du SAT !

- L'annulation du procès et la recherche d'une solution afin que la terre devienne enfin « un buen vivir ».

Cette pétition sera adressée au gouvernement autonome régional d'Andalousie, au gouvernement espagnol, à l'ambassade d'Espagne en France, à la mairie de Marinaleda et au SAT.

Associations signataires, membres de la coordination :

Amis des Républicains Espagnols en Région Parisienne (Paris) – ASEREF (Hérault) – Ay Carmela (Gironde) – IRIS-Mémoires d'Espagne (Hautes-Pyrénées) - Memoria andando (Aveyron) - MER 47 ( Lot et Garonne) – Terre de Mémoire(s) et de lutte (Hautes-Pyrénées) - MER 64 Amicale Gurs (Hautes-Pyrénées) - MHRE 89 (Yonne)

Para que la tierra sea un bien común

Agrupadas en Coordinadora nacional, las asociaciones memoriales firmantes iniciadoras de esta petición no olvidan que uno de los principales puntos del programa de la República Española era la reforma agraria, iniciada en septiembre de 1932.

En aquella época había dos millones de obreros agrícolas sin tierra, sometidos a la arbitrariedad de los terratenientes)

Hoy en día, la situación no ha cambiado mucho : el 2% de los ricos propietarios poseen más del 50 % de las tierras. En Andalucía hay 500 000 sin tierra y 37 % de parados.

Los « jornaleros » organizados en el SAT siguen con esa lucha ancestral para que la tierra sea de los que la trabajan.

Por eso los gobiernos sucesivos se han ensañado y siguen ensañándose en contra de los sindicatos agrícolas y de los movimientos sociales más combativos.

Por haber ocupado grandes fincas sin cultivar – que pertenecen en particular al Ministerio de Defensa- 54 militantes, entre ellos el diputado y alcalde de Marinaleda Juan Manuel Sánchez Gordillo y el portavoz del SAT Diego Cañamero, son objeto de varios juicios políticos encaminados a criminalizar su acción, y así intimidar a los militantes.

Se exponen a numerosas penas de cárcel y multas de varios cientos de miles de euros.

Su lucha pacífica es legítima, coincide con los valores que defendemos y merece ser ampliamente apoyada y popularizada.

Los firmantes de esta petición piden :

- Que se abandonen las persecuciones y la represión en contra de los 54 del SAT !

- Que se anule el juicio y que se busque una solución para que la tierra acabe siendo por fin « un buen vivir ».

Esta petición será dirigida al gobierno español autónomo regional de Andalucía, al gobierno español, a la embajada de España en Francia, a la alcaldía de Marinaleda y al SAT.

Asociaciones firmantes, miembros de la coordinación :

Amigos de los Republicanos Españoles en Región Parisina (Paris) – ASEREF (Asociación por el recuerdo del exilio español en Francia, Hérault) – Ay Carmela (Gironde) – IRIS-Mémoires d’Espagne (IRIS-Memorias de España, Altos Pirineos) – Memoria Andando (Aveyron) – MER 47 (Lot et Garonne) – Terre de Mémoire(s) et de Lutte (Tierras de Memorias y Luchas, Altos Pirineos) – MER 64 Amical Gurs (Altos Pirineos) – MHRE 89 ( Memoria e Historia de los Republicanos Españoles, Yonne)


http://www.avaaz.org/fr/petition/Junta_de_Andalucia_Larret_des_poursuites_et_de_la_repression_a_lencontre_des_54_du_SAT_2/?tCvJRcb

 

Espagne: funérailles de victimes du franquisme exhumées de fosses communes

3 Novembre 2013, 09:13am

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Madrid — Pour "une sépulture digne", les familles et proches de 129 victimes du franquisme dont les restes proviennent de fosses communes, ont assisté samedi à une cérémonie en leur hommage à Arando de Duero, dans le nord de l'Espagne.

Les urnes contenant les restes des 129 corps ont été déposées dans un caveau par des dizaines de personnes dont certaines portaient des drapeaux républicains, et un mémorial a été érigé en l'honneur des victimes.

"Nous recevons 129 corps de personnes qui furent assassinées entre juillet et octobre 1936", lors de la Guerre civile en Espagne (1936-1939) par les forces du général Francisco Franco, a expliqué à l'AFP Jose Maria Rojas, un porte-parole de l'Association pour la récupération de la mémoire historique (ARMH) pour la région.

Et "cette cérémonie est nécessaire pour que les victimes du franquisme puissent avoir une sépulture digne comme êtres humain, dans un lieu digne où les proches peuvent venir déposer des fleurs", souligne-t-il.

Après de longues recherches, les 129 corps ont été récupérés dans quatre fosses communes autour de cette ville de la région viticole de Ribeira de Duero, a-t-il précisé.

Ces victimes "font partie des quelque 600 personnes qui furent assassinées dans un cercle de 25 km autour d'Aranda de Duero" par les troupes de Franco, a ajouté Jose Maria Rojas.

Depuis 13 ans, des associations de victimes ont creusé pour exhumer les restes de 6.300 personnes jetées dans des fosses communes, dont 2.500 ont été identifiées.

Environ 114.000 personnes ont disparu durant la Guerre civile et les premières années de la dictature de Francisco Franco (1939-1975), selon les résultats de l'enquête ouverte en 2008 par le juge Baltasar Garzon.

Cette cérémonie intervient au moment où la pression internationale s'accentue sur l'Espagne, avec une demande d'enquête des Nations unies sur le sort de ces disparus du franquisme et une enquête ouverte par la justice argentine.

Madrid invoque une loi d'amnistie pour refuser d'ouvrir ce douloureux dossier qui divise toujours le pays.

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Acharnement politique et répressif contre le porte-parole national du Syndicat andalou des travailleurs (SAT)

22 Octobre 2013, 17:07pm

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Acharnement politique et répressif contre le porte-parole national du Syndicat andalou des travailleurs (SAT)

Le 21 octobre 2013, vers 19h, le leader syndical des salariés, des exclus, des paysans, des "sans terre" andalous, a été capturé, comme au temps du franquisme, lors d'un guet-apens tendu par la garde civile, à hauteur de Alcala del Rio, alors qu'il rentrait d'une assemblée syndicale à Burguillos. Le syndicaliste a été transféré comme un malfaiteur à la caserne Montequinto de la garde civile, et sera mis aujourd'hui 22 octobre "à disposition" du Tribunal n°4 de Utrera, d'une justice de classe, qui le poursuit une nouvelle fois sans doute comme à l'accoutumé pour "occupation illégale de terres"(improductives), opérations de réquisition sociale dans des supermarchés...
Dans une Andalousie où de nombreuses familles ont désormais faim, où la terre est monopolisée par une poignée de grands propriétaires, où le taux de chômage atteint 37% de la population active (57% chez les jeunes), où des milliers de familles sont chassées de leurs logements par l'éclatement de la "bulle spéculative immobilière", où les banques s'empiffrent, les actions du SAT et de son porte parole, victime depuis les années soixante d'une cinquantaine de procès, de dizaines d'arrestations, d'emprisonnements répétés, d'une véritable chasse à l'homme, sont légitimes. Les pauvres, les chômeurs, les salariés, les précaires, les ouvriers agricoles, exercent pacifiquement avec le SAT leur droit à la légitime défense sociale.
Dans une Espagne saignée par les "recortes"(coupes drastiques) massifs, brutaux, imposés par le FMI, la BCE, la Banque mondiale, , l'Union Européenne...où les délinquants "en col blanc", des dirigeants et élus du néo-franquiste "partido popular", sont impliqués dans d'énormes scandales politico-financiers portant sur des centaines de millions d'euros, et paradent cyniquement en toute liberté, où des membres de la famille royale ont trempé dans des affaires de corruption, de détournements de fonds publics,en toute impunité, l'arrestation d'un syndicaliste (à l'éthique exemplaire), pionnier de Marinaleda, qui lutte depuis des décennies, corps et âme, pour les libertés, les droits des exploités, la justice sociale, est intolérable. Elle porte atteinte à la démocratie.
Liberté pour notre camarade Diego Canamero Valle! (voir sur Internet, Youtube, "Diego l'insoumis") de Jean Ortiz et Dominique Gautier)
messages de soutien à envoyer à: marigarci62@hotmail.com
Jean Ortiz
Universitaire
Pau
France

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Manifestation historique à Madrid le 28 septembre par Jean Ortiz

28 Septembre 2013, 13:11pm

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Le "Mouvement des Indignés" a fait du chemin, essaimé, mûri... Il est certes divisé, sans doute moins massif, mais dans l'ensemble plus politique. Il n'existe plus à proprement parler en tant que "Mouvement". Il a éclaté en coordinations, plateformes, manifestes, groupes, tendances, mais ils sont de plus en plus nombreux ceux qui s'accordent aujourd'hui pour exiger "l'abolition de la monarchie et la mise en route d'un processus constituant.
Une centaine d'organisations de la "société civile", ex ou nouveaux "Indignés", ont créé une "Coordination 28 septembre" large, après avoir engagé un dialogue et un rapprochement avec la gauche... de gauche ("Izquierda Unida", le "Bloc national galicien" , les Basques de "Sortu", etc)
.
La "Coordination" appelle ce samedi à une manifestation qui partira de la Moncloa pour se terminer symboliquement "Plaza de Oriente" (où Franco réunissait les siens) , face au Palais Royal. La "Coordination" veut y rester le temps qu'il faudra pour exiger "l'abolition de la monarchie et la mise en route d'un processus constituant", dénoncer le caractère "archaïque, de classe et anti-démocratique" de la monarchie, "imposée expressément par le dictateur Franco".

C'est une grande première. L'affiche représente un troupeau d'éléphants en marche (clin d’œil à "la chasserie royale au Bostwana"), et porte le slogan: "Echec au roi"
Les autorités entendent "blinder" la place de Oriente et ont déployé un dispositif policier impressionnant.

Selon de récents sondages, les Espagnols considèrent que la monarchie, de plus en plus discréditée, est devenue l'un des premiers problèmes de l'Espagne, et ils la notent 3,68 (sur 10). Ce 28 septembre 2013 fera date.

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El Comunero : El himno Guerillero

27 Septembre 2013, 07:30am

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Evadés de France, internés en Espagne par Marianne Vasquez

22 Septembre 2013, 20:10pm

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Evadés de France, internés en Espagne par  Marianne Vasquez

Nous inaugurons avec cet article de Marianne Vasquez les "chroniques pour faire vivre la mémoire historique". Marianne, petite fille de Joaquin Vasquez combattant républicain espagnol de La Nueve (2ème db) a été notre porte drapeau aux cérémonies de la libération de Paris le 25 août 2013. Sur la photo ci-contre le jeune républicain espagnol Joaquin Vasquez et sa petite fille Marianne dont il serait si fier aujourd'hui.

 

Evadés de France, Internés en Espagne

Sur la tombe de mon grand-père, Joaquin Vasquez, j’ai été intriguée par cette plaque. Je ne connaissais pas l’existence de ces ‘‘Évadés de France internés en Espagne’’. Je savais que mon grand-père avait rejoint la 2e DB, la Nueve, mais je ne connaissais pas jusqu’à ce jour ce terrible épisode de son parcours.

J’ai fais des recherches, j’ai lu des témoignages, et je suis attristée d’apprendre qu’encore une fois on a passé sous silence une période terrible de la vie de près de 70 000 hommes et femmes qui ont tenté de traverser les Pyrénées pour échapper à l’ennemi, au STO et à la France occupée, pour rejoindre la France Libre. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, la voie ouverte par les Pyrénées et l’Espagne était la seule probable pour rejoindre les Forces françaises combattantes (FFC).

70 000 personnes ont tenté le passage, sachant qu’ils risquaient la peine de mort. 23 000 y sont parvenus, 19 000 se sont engagés volontaires et 9 000 sont morts au combat. Ceux qui ont été capturés sont morts en déportation.

Après un dangereux et difficile périple pour traverser les Pyrénées, ils ont enfin aperçu la frontière espagnole et alors qu’ils étaient persuadés d’être enfin libres, ils se sont fait arrêter par les carabiniers espagnols.

Après fouilles et interrogatoires, on les a conduits dans des prisons ou dans le camp de Miranda de Ebro. Là, c’est pour eux l’incompréhension. Incarcérés dans des conditions terribles, à même le sol, ils sont nombreux dans des cellules prévues pour une seule personne. Sous-alimentés, malades, humiliés, battus, c’est l’enfer qui va durer des semaines, des mois. Quand ils demandent à leurs geôliers quand ils pourront être libres, on leur répond avec une certaine ironie : ‘‘mañana’’ ! Mon grand-père, lui a été interné 4 mois et 29 jours. Personne ne savait ou ils étaient, pas même leurs familles.

La croix rouge a fait beaucoup pour ces internés. Une délégation espagnole a été créée et faisait office d’ambassade. Elle a permis d’améliorer les conditions de vie des prisonniers, leur a fait parvenir des colis, des vaccins. C’est grâce à eux que des négociations ont été menées à bien afin d’échanger ces vies contre du blé, du phosphate. Des convois ont été organisés pour les acheminer vers Madrid, Malaga et enfin l’Afrique du Nord. (Mon grand-père, lui, est arrivé à Casablanca. Je cherche encore à ce jour le lieu de son internement en Espagne et le nom du Cargo sur lequel il a fait la traversée, j’ai fais une demande à la Croix rouge, qui j’espère pourra me donner ces informations).

Ils ont été accueillis en héros, honorés de la médaille des Évadés de France internés en Espagne. De là ils ont choisi leur Armée, pour Joaquin, ce fut la 2e DB, la suite on la connait mieux, bien que l’histoire et les exploits de la Nueve ne soient pas assez reconnus à mon goût.

Ces engagés volontaires subiront des pertes très lourdes. Leur motivation était hors du commun, ils ont été engagés, à leur demande, dans des unités de reconnaissance, des commandos, des postes très exposés.

Cette qualité unique d’Évadé de France interné en Espagne, engagé volontaire, est la preuve d’un acte patriotique fort de résistance. Malheureusement elle n’a toujours pas donné lieu à la reconnaissance officielle.

Ces jeunes de tous horizons d’un courage exceptionnel ont été considérés comme des résistants de seconde zone. Et leur histoire a été ignorée...

 

Jean-Claude Beïret Montagné, lui même Évadés de France internés en Espagne, organise une cérémonie le lundi 28 octobre 2013 à 15H à l’hôtel des Invalides à Paris.

Et le 18 octobre à 15H, projection du film ‘‘La filière espagnole’’ de Guy Teyssandier. Maison des associations

2 bis rue du Château, 92200 Neuilly/Seine. Gratuit sur réservation au 01 46 55 03 33

Evadés de France, internés en Espagne par  Marianne Vasquez
Écusson «mañana», insigne des associations d’Évadés de France internés en Espagne

Écusson «mañana», insigne des associations d’Évadés de France internés en Espagne

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Chroniques Pour Faire Vivre La Mémoire Historiques

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Soutenez le projet Carabanchel - Les ombres du franquisme

18 Septembre 2013, 22:13pm

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Le roi Juan Carlos grand commis du capitalisme (par Jean Ortiz)

17 Septembre 2013, 14:25pm

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Corinna mon amour, reviens, reviens, et surtout tais-toi!
Corinna, ne me quitte pas comme çà, et arrête de parler, de parler devant tout le monde. Tu vas décoiffer ma tête couronnée, salir l'immaculée monarchie, et révéler que j'ai le sens des affaires...

C'est la triste fin d'une chère idylle royale. La princesse allemande Corinna zu Sayn-Wittgenstein n'est plus, selon ses confessions à la revue people "Vanity Fair", "très proche" du roi Juan Carlos. Traduisez en langue du sud: ils ne couchent plus ensemble, peuchère. Depuis, la dame qui fut hébergée dans un pavillon princier aux frais des contribuables espagnols, qui trempa dans des "affaires", n'arrête pas de révéler quelques intimités royales... Et même des bombes politiques.

Elle balance l'éconductrice ou l'éconduite. Lisez-bien cette perle: dans les dernières décennies, les intérêts des entreprises espagnoles en Amérique latine et au Moyen -Orient ont toujours bénéficié de la "médiation" du roi qui se charge, selon elle, "de téléphoner pour décrocher les contrats les plus juteux". Et dire qu'il était au dessus de la mêlée, le monarque!

Un jour, Corinna a même croisé accidentellement "la reine Sofia". Pauvre sous-reine Corinna. Imaginez l'embarras. Quelle poisse!

L'ex-amante confie encore que depuis décembre dernier elle n'est pas revenue en Espagne, mais que son Juan Carlitos l'appelle une fois par semaine : "nous sommes restés bons amis (...) notre amitié n'est pas terminée". Elle ajoute, la perverse, l'ingrate: "Le roi est maintenant un homme âgé qui doit faire face à des problèmes de santé, et donc il a besoin du maximum d'aide". C'est pour cela qu'elle l'a sans doute plaqué.

Jean Ortiz

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Contributions Et Articles

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Républicains espagnols assassinés à Oradour sur Glane par les nazis

16 Septembre 2013, 15:11pm

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Actualité Espagne

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La nostalgie franquiste des jeunesses du Parti Populaire

4 Septembre 2013, 09:16am

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Actualité Espagne

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La CE pide sancionar la banalizacion del nazismo y el franquismo

4 Septembre 2013, 06:22am

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Joaquin et Marianne un 25 août à Paris

3 Septembre 2013, 21:24pm

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Joaquin Vasquez entrait dans Paris le 24 août 1944, soldat de la deuxième db il faisait parti de ces républicains espagnols qui composaient La Nueve. Même si l'histoire offcielle minimise leur rôle dans la libération de Paris, l'histoire au final, même si cela doit prendre du temps retiendra quelques vérités, nous nous y employons.

Marianne, c'est la petite fille de Joaquin. Marianne a été porte drapeau pour les républicains espagnols et bien sûr pour son grand-père ce 25 août 2013 sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris.

Cette photo que nous publions c'est Joaquin et Marianne. C'est le symbole de la continuité de notre combat pour la vérité historique, pour la reconnaissance des républicains espagnols dans leur lutte pour la justice et la liberté.

 

Joaquin Vasquez entraba en París el 24 de agosto de 1944, soldado de la segunda db hacía partido de estos republicanos españoles que componían la Nueve. Aunque la historia offcial minimiza el papel de los republicanos españoles en la liberación de París, la historia al final, aunque esto sera largo retendrá algunas verdades, nosotros actuamos para esto.

Marianne, es la nieta de Joaquin. Marianne fue abanderada para representar los republicanos españoles y por supuesto para su abuelo este 25 de agosto de 2013 sobre la plaza del ayuntamiento de París.

Esta foto que publicamos es Joaquin y Mariana. Es el símbolo de la continuidad de nuestro combate para la verdad histórica, para el reconocimiento de los republicanos españoles en su lucha por la justicia y la libertad.

Joaquin et Marianne un 25 août à Paris

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Paris 25 Août 2013

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Retour à Paris en images

1 Septembre 2013, 13:00pm

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Merci à Vincent Kervel pour ces très belles photos, merci à Marianne pour les avoir mises en valeur, merci aussi Marianne d'avoir porté fièrement le drapeau des espagnols qui ont lutté pour la liberté de tous

Merci à Vincent Kervel pour ces très belles photos, merci à Marianne pour les avoir mises en valeur, merci aussi Marianne d'avoir porté fièrement le drapeau des espagnols qui ont lutté pour la liberté de tous

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Initiatives En France, Paris 25 Août 2013

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Diego l'insousmis

31 Août 2013, 09:42am

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Gagner la bataille pour la reconnaissance des républicains espagnols ville par ville

30 Août 2013, 07:26am

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Le 29 août 2013 le drapeau de la République espagnole a flotté pour la première fois depuis la libération de Lunel (Hérault) lors de  la cérémonie anniversaire

Le 29 août 2013 le drapeau de la République espagnole a flotté pour la première fois depuis la libération de Lunel (Hérault) lors de la cérémonie anniversaire

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A Lunel (Hérault) le drapeau de la République espagnole va flotter aux cérémonies de la libération pour la première fois

29 Août 2013, 13:29pm

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Article paru ce jeudi 29 août 2013 dans Midi Libre édition de Lunel.

Article paru ce jeudi 29 août 2013 dans Midi Libre édition de Lunel.

Pour la première fois depuis la libération de Lunel cette petite ville située entre Nîmes et Montpellier le drapeau de la seconde République espagnole flottera à la cérémonie qui va se dérouler ce jeudi 29 août 2013 au monument aux morts du Parc Jean Hugo. Encore un pas vers la reconnaissance... Reprenons les villes une par une pour la mémoire des républicains espagnols.

Por primera vez desde la liberacion de Lunel esta pequeña ciudad situada entre Nîmes y Montpellier la bandera de la segunda republica española ondeara en la conmemoracion de la liberacion esta tarde 29 de agosto de 2013 a las 17 hors. Un paso mas hacia el reconocimiento. Adelante por la memoria de los republicanos españoles en todas la ciudades de Francia!

Eloi Martinez

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Petite fille d'un combattant de La Nueve, Marianne a été porte drapeau à Paris le 25 août 2013

27 Août 2013, 15:36pm

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Petite fille d'un combattant de La Nueve, Marianne a été porte drapeau à Paris le 25 août 2013; l'occasion de s'entretenir et de rencontrer Anne Hidalgo petite fille de républicain espagnol et première adjointe au maire de Paris. Une rencontre empreinte de fraternité entre descendants de la République espagnole. merci à Vincent Kervel pour les photos

Nous étions hier 25 août 2013 à Paris, pour la deuxième année le drapeau de la seconde République espagnole a flotté sur le parvis de l'Hôtel de Ville nous avons transmis le drapeau à notre porte drapeau cette année, il s'agit de Marianne Vasquez petite fille de Joaquin Vasquez soldat républicain espagnol de la Nueve entré dans Paris le 24 août 1944. L'occasion, lors de la réception officielle après la cérémonie de nous entretenir avec Anne Hidalgo première adjointe au maire de Paris. une rencontre chaleureuse empreinte de fraternité entre descendants de républicains espagnols.

 

 

Transmission du drapeau de la seconde République à Marianne Vasquez petite fille de Joaquin Vasquez républicain espagnol soldat de la Nueve qui entra dans paris le 24 août 1944

Intervention d’Eloi Martinez Paris le 25 août 2013 avant la cérémonie officielle de la libération de Taris

II y a juste un an nous étions réunis ici même pour rendre hommage aux soldats de la Nueve qui entrèrent dans Paris le 24 août 1944. Pour la première fois depuis 68 ans le drapeau de la Seconde République espagnole a flotté sur le parvis de l’Hôtel de Ville lors de la cérémonie officielle de la libération de Paris. Nous avons obtenu cette première reconnaissance des républicains espagnols par la ténacité de nombreuses associations mémorielles françaises et espagnoles et grâce à une lettre adressée au maire de paris accompagnée de près d’un millier de signatures.

En ce 25 août 2013 notre drapeau flottera à nouveau lors de cette cérémonie comme il devra désormais flotter chaque 25 août. En 2014 ce sera le 70ème anniversaire de la libération. Faisons en sorte tous ensemble à nouveau, pour que le rôle des républicains espagnols dans la résistance, dans l’armée française et partout où ils ont lutté pour la libération de la France ne tombe pas dans les oubliettes de l’histoire. Nous solliciterons la ou le futur maire de Paris qui sera élu en 2014 pour que cette année anniversaire soit l’occasion de rendre un hommage officiel aux républicains espagnols comme nous le demanderons à nouveau aussi au Président de la République.

Continuons à demander vérité, justice, reconnaissance et réparation ici en France pour les républicains espagnols comme le font les associations espagnoles pour les victimes du franquisme en Espagne. Nous assurons ces associations de toute notre solidarité active pour mettre fin à l’impunité des crimes du franquisme.

L’année dernière j’ai eu l’honneur d’être le premier porte drapeau depuis 68 ans, aujourd’hui c’est avec beaucoup d’émotion que je transmets à Marianne notre drapeau de la seconde République espagnole ce 25 août 2013 pour qu’elle le porte fièrement sur le parvis de l’Hôtel de Ville tout à l’heure. Marianne est la petite fille de Joaquin Vasquez qui était l’un des soldats de la Nueve qui entra dans Paris e 24 août 1944. Je sais l’émotion qui est la sienne. Marianne nous pensons très fort à Joaquin ton grand-père et à tous les combattants républicains espagnols qui ont lutté en Espagne et en France contre le fascisme à tous ceux morts au combat ou en déportation. Merci à toi d’avoir accepté d’être là aujourd’hui pour les représenter et les honorer.

Eloi Martinez Porte drapeau des républicains espagnols lors de la cérémonie de la libération de Paris le 25 août 2013. Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)

Associations organisatrices : Amis des Républicains de la RP ; ASEREF ; Ay Carmela ; MERR32 ;MHRE-89

 

Intervención de Eloi Martínez el 25 de agosto de 2013

Hace justo un año estábamos reunidos aquí mismo para rendir homenaje a los soldados de la Nueve que entraron en París el 24 de agosto de 1944. Por primera vez desde hacía 68 años, la bandera de la II República ondeó en la esplanada del Ayuntamiento de París durante las ceremonias oficiales de la liberación de París. Obtuvimos este primer reconocimiento de los republicanos españoles gracias a la tenacidad de numerosas asociaciones francesas y españolas y gracias a la carta dirigida al alcalde de París acompañada con casi mil firmas.

Este 25 de agosto del 2013 nuestra bandera va a ondear de nuevo durante estas ceremonias como debería ondear de ahora en adelante el 25 de agosto. En 2014 se conmemorará el 70 aniversario de la Liberación. Actuaremos de nuevo todos juntos para que el papel de los republicanos españoles en la Resistencia, en el ejército francés y por todas partes donde lucharon por la liberación de Francia no caiga en el olvido. Solicitaremos al alcade (o a la alcadesa) de París elegido en 2014 para que ese año aniversario sea la ocasión de rendir un homenaje oficial a los republicanos españoles, como también se lo volveremos a pedir al presidente de la República.

Seguiremos pidiendo Verdad, Justicia , Reconocimiento y Reparación aquí en Francia para los republicanos españoles como lo hacen las asociaciones españolas para las víctimas del franquismo en España. Les aseguramos a todas esas asociaciones nuestra total solidaridad activa para permitir que se acabe con la impunidad de los crímenes del franquismo.

L’année dernière j’ai eu l’honneur d’être le premier porte drapeau depuis 68 ans, ce 25 août 2013 c’est avec beaucoup d’émotion que je transmettrai à Marianne Vasquez notre drapeau de la seconde République espagnole pour qu’elle le porte fièrement sur le parvis de l’Hôtel de Ville lors de la cérémonie officielle. Marianne est la petite fille de Joaquin Vasquez qui était l’un des soldats de la Nueve qui entra dans Paris e 24 août 1944. Je sais l’émotion qui sera la sienne à ce moment où nous penserons très fort à Joaquin son grand-père et à tous les combattants républicains espagnols qui ont lutté en Espagne et en France contre le fascisme à tous ceux morts au combat ou en déportation.

El año pasado tuve el honor de ser el primer abanderado desde hacía 68 años, este 25 de agosto del 2013 es con mucha emoción que transmitiré a Marianne Vasquez nuestra bandera de la II República para que la lleve con orgullo en la esplanada del Ayuntamiento de París durante la ceremonia oficial. Marianne es nieta de Joaquín Vasquez, que fue uno de los soldados de la Nueve que entró en París el 24 de agosto de 1944. Sé lo emocionada que estará en estos momentos en que pensaremos mucho en Joaquín, su abuelo, y en todos los combatientes republicanos españoles que lucharon en España y en Francia contra el fascismo, en todos los que murieron en los combates o en deportación.

Eloi Martínez, abanderado de los republicanos españoles durante la ceremonia de la liberación de París el 25 de agosto de 2013, presidente de la Asociación para el Recuerdo del Exilio Español en Francia (ASEREF, Contacto : 06 62 76 70 31 y 00 33 6 62 76 70 31)

Asociaciones francesas organizadoras : Amigos de los Republicanos Españoles en RP , ASEREF, AY Carmela, MERR-32, MHRE-89.

Asociaciones españolas presentes : AGE-Derechos, Asociación Foro por la Memoria, Fundación Domingo Malagón, Republicanos Cantabria.

París, 25 de agosto de 2013.

 

Intervention de Marianne Vasquez

Merci Eloi de m’avoir donné l’opportunité de porter ce drapeau
de la 2e République espagnole aujourd’hui.

C’est pour moi une grande fierté, un immense honneur et surtout l’occasion de rendre justice à tous ceux qui sont rentrés dans Paris, il y a 69 ans, à bord de ces fameux Half-tracks portant les noms de Guadalajara, Brunete, Teruel, Ebro, Santander, Guernica…

C’est la 2e année que ce drapeau flotte sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris, il aurait du être porté pour la 69e fois, mais c’est déjà un grand pas de fait pour arriver, nous l’espérons tous, à une reconnaissance officielle nationale pour le rôle qu’ont joué ces valeureux soldats espagnols pour la libération de la France. Mon grand-père, Joaquin Vasquez était l’un d’eux.

Ils sont partis pour le Maroc, le Tchad, l’Angleterre, ils étaient à Sainte-mère l’église ou ils ont crié, avec un certain humour en référence aux camps de concentration, « A la playa ! A la playa ! » avant de débarquer dans la nuit du 31 juillet au 1er août. La division Leclerc était la première troupe française à mettre les pieds en France depuis quatre ans. Avranche, Le Mans, Ecouché, ils ont « foncé comme des diables » comme le disait Raymond Dronne leur capitaine.

C’est le 24 août 1944 que la 9e compagnie de la 2e division blindée du général Leclerc est entrée dans Paris par la porte d’Italie. Le 26 août, la Nueve fut saluée par le Général de Gaulle et reçut les honneurs militaires. Au risque de déplaire à de nombreux soldats français, de Gaulle chargea la Nueve de le couvrir jusqu’à Notre-Dame et avec le Général Leclerc ils furent également protégés par la Nueve dans la cathédrale même.
Le journal Libération publiera le 25 août « ils sont arrivés ! ». Quand la rumeur annonça qu’il s’agissait en fait d’Espagnols, de nombreux compatriotes accoururent. Plus de 4 000 Espagnols engagés dans la résistance intérieure participèrent à l’insurrection parisienne.

Ce régiment de républicains espagnols espérait finir sa lutte antifasciste à Madrid.
Ils ont quitté leur pays en 1939 avec la ferme intention d’y revenir dès sa reconquête. Mais la fin de seconde guerre mondiale ne leur a pas ouvert les portes du retour. Ils ont compris qu’ils ne retrouveraient jamais l’Espagne qu’ils avaient laissée derrière eux. Ils ont vieilli en France, certain
s sont morts avant d’être retournés Espagne.

Je ne peux m’empêcher aujourd’hui de penser à Maria, Stanislas, Eulalia, et Joaquin, mon grand-père, qui, il y a 69 ans, se battait tout près d’ici pour notre liberté. Il a continué son combat jusqu’en Allemagne. Avec des français, ils ont été les premiers à investir le « nid d’aigle » d’Hitler. Il s’est ensuite engagé aux côtés du général Leclerc et a embarqué pour l’Indochine. Il fut l’un des rares de la Nueve à en revenir.

Médaillé, entre autre, de la Croix de guerre avec étoile de bronze, il aurait aujourd’hui
90 ans, je suis fière de lui et je pense qu’en ce moment, ou qu’il soit, il doit être fier de la Nina qui porte
ce drapeau !

« Le travail de mémoire doit être un travail collectif car l’histoire appartient à tous, c’est notre patrimoine ».

Je voudrais remercier tous mes proches qui m’ont soutenue dans mes démarches et recherches, et tout particulièrement mon papa qui m’a aidée, en rassemblant tous ses souvenirs, son vécu, à retracer le chemin qu’à parcouru notre famille.

Merci à toutes les associations Françaises et Espagnoles qui se sont démenées pour que nous puissions être là aujourd’hui.

Merci à Evelyn Mesquida et à tous ceux qui m’ont aidée « para no olvidar » !

Muchas gracias a todos

 

Intervencion de Marianne Vasquez

Gracias a Eloi por haberme dado la oportunidad de llevar la bandera de la IIa República española hoy.

Es para mí un gran orgullo, un inmenso honor y sobre todo la ocasión de rendir justicia a todos los que entraron en París hace 69 años, a bordo de los famosos vehículos blindados que llevaban nombre Guadalajara, Brunete, Teruel, Ebro, Santander, Guernica…

Es el segundo año en que esta bandera ondea en la esplanada del Ayuntamiento de París, hubiera debido ser llevada por la 69 ava vez, pero es ya un gran paso dado para lograr, lo esperamos todos, un reconocimiento oficial nacional del papel desempeñado por aquellos valientes soldados españoles por la liberación de Francia. Mi abuelo, Joaquín Vasquez era uno de ellos.

Se fueron para Marruecos, el Tchad, Inglaterra, estaban en Sainte-Mère l’Eglise donde gritaron, con cierto humor en relación con los campos de concentración : « A la playa ! A la playa ! » antes de desembarcar en la noche del 31 de julio al 1° de agosto. La división Leclerc fue la primera tropa francesa que pisaba el suelo francés desde hacía cuatro años. Avranche, Le Mans, Ecouché, « arremetieron como demonios » como lo dijo Raymond Dronne su capitán.

Fue el 24 de agosto de 1944 cuando la novena compañía de la segunda división blindada del general Leclerc entró en París por la puerta de Italia. El 26 de agosto, la Nueve fue saludada por el general de Gaulle y recibió los honores militares. Arriesgando no agradar a algunos, de Gaulle encargó a la Nueve que le cubriera hasta Notre-Dame y con el general Leclerc fueron también protegidos por la Nueve en la mismísima catedral.

El periódico Libération publicó el 25 de agosto «¡ Ya llegaron ! ». Cuando el rumor anunció que se trataba en realidad de españoles, acudieron numerosos compatriotas. Más de 4000 españoles comprometidos con la Resistencia interior participaron en la insurrección parisina.

Ese regimiento de republicanos españoles esperaba acabar la lucha antifascista en Madrid.

Dejaron su país en 1939 con la firme intención de volver en cuanto se lograra la reconquista. Pero el final de la segunda guerra mundial no les abrió las puertas del regreso. Comprendieron que no volverían jamás a la España, que habían dejado tras sí. Envejecieron en Francia, algunos murieron antes de volver a España.

No puedo no acordarme hoy de María, de Estanislas, de Eulalia y de Joaquín, mi abuelo, quien, hace 69 años, luchaba muy cerca de aquí por nuestra libertad. Prosiguió su combate hasta en Alemania. Con franceses, fueron los primeros en ocupar el « nido de águila » de Hitler. Después se alistó con el general Leclerc y embarcó para Indochina. Fue uno de los pocos de la Nueve que volvieron.

Condecorado, entre tantas medallas, con la Cruz de guerra con estrella de bronce, hoy tendría noventa años, estoy orgullosa de él y pienso que en estos momentos, donde esté ¡ debe de estar orgulloso de la Niña que lleva esta bandera !

« El trabajo de memoria debe ser un trabajo colectivo ya que la historia pertenece a todos, es nuestro patrimonio ».

Quisiera agradecer a todos los familiares que me sostuvieron en todos los trámites y búsquedas, y particularmente a mi padre quien me ayudó, juntando todos sus recuerdos, sus vivencias, para trazar el camino recorrido por nuestra familia.

Gracias a todas las asociaciones francesas y españolas que se han desvivido para que podamos estar aquí hoy.

¡ Gracias a Evelyn Mesquida y a todos los que me ayudaron « para no olvidar » !

Muchas gracias a todos.

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Paris 25 Août 2013

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Compte rendu et photos de Rose-Marie Serrano de la commémoration du 25 août 2013

27 Août 2013, 13:07pm

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Photos de Rose-Marie Serrano militante très active en région parisienne pour la mémoire des républicains espagnols. Un grand merci à Rose-Marie pour son engagement et son aide précieuse

Compte rendu et photos de Rose-Marie Serrano de la commémoration du 25 août 2013

Compte rendu de Rose-Marie Serrano de la commémoration du 25 août 2013

Hommages de la Libération de Paris le 25 août 2013

Cet après-midi, nos associations (Amis des Républicains Espagnols en région parisienne, Ay Carmela, ASEREF, MHRE-89, qui en juillet ont demandé, avec l’appui de nombreuses associations espagnoles et françaises, que l’on mentionnât les républicains espagnols, comme hommage, puisque pour la deuxième fois - non la première comme dit l’association FFREEE dans l’Indépendant du 24 août 2013- le drapeau tricolore de la Deuxième République espagnole serait dans les tribunes) ont rendu hommage sur la place de l’Hôtel de Ville de Paris, avec l’ACER (1) et des représentants de plusieurs associations espagnoles, aux combattants de la Nueve, arrivés le 24 août 1944 avec la deuxième Division Blindée du général Leclerc et entrés les premiers jusqu’à la Mairie de Paris. Jacques Milhas, de Cuba Sí, se joignit à nous avec amitié et fraternité.

D’abord nous prîmes quelques symboliques et amicales photos devant la café « Le Drapeau » et nous allâmes vers les minuscules mais très importantes plaques à la Nueve situées au N° 9 de la place de l’Hôtel de Ville.

Eloi Martínez, président d’ASEREF, notre porte-drapeau en 2012, transmit le Drapeau Tricolore de la II République à Marianne Vasquez, petite-fille de Joaquín Vasquez, combattant de la Nueve, en évoquant l’émotion que cela représentait pour nous tous, qu’une jeune reprît le grand symbole de la République espagnole et le portât avec fierté afin d’honorer tous les vaillants combattants de cette division, dont le courage et l’audace ont été reconnus par leurs chefs français.

Marianne nous fit un discours émouvant devant les plaques à la Nueve, « la colonne Dronne », que nous conclûmes en criant « Vive la République ! », suivi de l’intervention de Pascal Gabay, secrétaire de l’ACER, qui évoqua « nos frères brigadistes » inoubliables, qui arrivèrent en Espagne pour défendre la République, avec tant de détermination et d’acharnement.

Tamara Guerrero Vall, présidente de MERR-32, n’ayant pu nous rejoindre en raison du décès de sa mère, à son grand regret, et au nôtre, nous lui transmettons nos condoléances et notre salut fraternel.

Mari Sol González, déléguée d’ AGE Cantabria, évoqua les grandes luttes menées là-bas pour honorer les guérilleros, en particulier avec le guérillero Jesús de Cos Borbolla, qui nous accompagna en 2012 avec grand enthousiasme et dont nous nous souvenons avec amitié et nostalgie en raison de son absence.

Maria Amparo Sánchez- Monroy évoqua aussi, comme déléguée d’ AGE en France, la non-réparation et la non-reconnaissance envers les guérilleros, reconnus du point de vue « moral » mais non dans les faits, car ils sont toujours en Espagne, pour une grande partie de la population, des « bandits ». Cela rappelle le titre du passionnant livre « Ni bandits, ni vaincus, mémoires d’une geste héroïque, la guérilla antifranquiste en Cantabrie », dont nous fit cadeau l’an dernier Jesús de Cos.

Arrivèrent ensuite et intervinrent aussi Javier Moreno, président de l’Association Foro por la Memoria (Forum pour la Mémoire), qui souhaita que les Espagnols « soient libérés du franquisme » et qui exprima sa joie de voir que nous honorons les républicains espagnols en France, et Javier Ruiz Rico, secrétaire de la Fondation Domingo Malagón, qui souligna que notre hommage et celui de la Mairie de Paris constituent « une reconnaissance aux Espagnols qui participèrent à la Résistance au nazisme et qui aidèrent à la Libération de Paris et de tout le territoire français occupé, qui ne se fait pas dans leur patrie ; les gouvernements qui suivirent la mort du dictateur n’ont pas été capables encore de reconnaître leur pari pour la défense des valeurs d’égalité et de démocratie. Simplement pour eux ils n’existent pas et donc, non plus pour l’éducation des jeunes qui étudient dans les écoles et lycées l’histoire contemporaine de l’Espagne et de l’Europe. »

Nous chantâmes entre autres chansons « Ay Carmela », que nous savons tous, avec grand enthousiasme. Les aînées, Enriqueta et Julia, déposèrent de superbes fleurs tricolores sous les plaques et nous fîmes des photos avec tous les drapeaux des associations, avec les amis venus de loin et avec Julia, Enriqueta, Sylvia, Elsa, Michel, Félix, Jacques Milhas, Christina, Palmyre, Olivier, Enrique, notre porte-drapeau de París, toujours courageux malgré la pluie.

Nous partîmes vers les cérémonies officielles, sous une pluie tenace, qui découragea certains, qui nous obligea à nous cacher sous des parapluies. L’année prochaine nous en apporterons des tricolores (rouges, jaunes et mauves) afin de nous réjouir, si le soleil refuse de briller.

Ce furent, comme toujours, (j’y assiste pour ma part depuis 2010, année où je constatai avec stupéfaction l’absence totale de drapeaux républicains espagnols) des cérémonies très émouvantes et cette année, si on y a assisté en 2010 et en 2011 (comme un groupe de la région parisienne nous y étions - avec l’écrivain Enriqueta de la Cruz et Julián Vadillo, en vacances alors à Paris – avec un drapeau tricolore en 2011 mais dehors, car nous n’avions pas d’invitations, drapeau que l’on nous ordonna de baisser de façon péremptoire), surprenantes puisqu’ aujourd’hui il y en avait cinq : deux (ou trois) de la II République espagnole et deux (ou trois) d’associations diverses :

Marianne Vasquez, selon notre décision commune, portait le drapeau Tricolore au nom de toutes les associations signataires de la lettre au Maire de Paris, qui lui sont reconnaissantes de la présence de notre cher étendard et lui demandèrent aussi quelques mots de reconnaissance.

On ne mentionna que « le Régiment du Tchad » (dans lequel luttèrent tant de républicains espagnols), le général Leclerc, la Deuxième Division Blindée en Normandie, Alençon, Paris, Strasbourg. Selon les amis de l’ACER il était logique que l’on ne mentionnât pas la Nueve puisque le thème était le Conseil National de la Résistance et le changement de nom de la Place, qui est devenue « Place de la Libération », changement fort judicieux.

A part notre porte-drapeau de la République, la Tricolor étant acceptée encore cette année comme l’an dernier (où l’on nous précisa que l’on n’accepterait « que le drapeau de la II République »), accompagnée avec grande fraternité par le porte-drapeau de l’ACER-AVER (Pascal Gabay, qui vint avec des renforts de l’association), se trouvaient Joan Fabra, du Mémorial des Républicains espagnols de la base sous-marine de Bordeaux, qui portait aussi un drapeau tricolore, José Gonzalez d’ AGEF-FFI, portant le drapeau de son association, comme de l’autre côté des tribunes se trouvaient H. Farreny, portant le drapeau d’AGEF-FFI, comme l’an dernier ou (on ne voyait pas bien depuis l’ouest de la Place) un troisième drapeau tricolore et Rosy Godet, présidente de FFREEE, portant celui de son association. C’est-à-dire que si l’on compare avec la situation de 2010 et de 2011, la situation actuelle des symboles de la lutte des guérilleros en France, de l’exil et de l’étendard de la II République est presque parfaite à Paris, à moins que ne s’ajoutent quelques drapeaux de plus d’autres associations mémorielles à l’avenir, ce que beaucoup approuveront.

Selon moi, le drapeau de la République résume tous les autres puisque les guérilleros, les déportés, les résistants, et même les libertaires, étaient, pensons-nous, républicains dans la mesure où ils souffrirent les persécutions dues à leur appui au Front Populaire ou des luttes de 1934, mais on peut concevoir le besoin de la présence de tous les drapeaux, comme sont présents ceux de nombreuses associations, de déportés (celui porté par Madame Claude Berducad, porte-drapeau de la Fédération Nationale de Déportés, Internés Résistants et Patriotes), celui porté par Katy Giraud, porte-drapeau des familles de fusillés assassinés dans le Calaisis, un porte-drapeau des combattants en Algérie, beaucoup d’autres.

Nous déplorons que cette année, par contre, Monsieur le Maire de Paris ne parlât point, qu’on ne nous laissât pas entrer avec des pins et des écharpes tricolores (mais que nous remîmes le contrôle passé).

Nous admirâmes les défilés et les régiments nommés, les généraux, les uniformes, les chants émouvants, comme « le Chant des Partisans », chanté avec grand talent par le Chœur Universitaire de Caen.

On souligna l’importance de la Journée Nationale de la Résistance, de celle de la Déportation, de la Commémoration de l’Appel du 18 Juin, comme nous souhaiterions tant qu’il y eût, par exemple, en Espagne, un Jour Officiel des Victimes du franquisme-fascisme. Cet ensemble mémoriel permet en France de « ne pas oublier les pages les plus douloureuses de notre histoire ».

En Espagne, cet ensemble n’existe pas et cela est visible dans les réactions des espagnols. Dans le métro, après avoir bavardé amicalement avec les amis français et espagnols (les deux amis appelés Javier), je me suis retrouvée au milieu d’un groupe de touristes espagnols et je leur ai demandé s’ils venaient des cérémonies de la Libération, où intervinrent des républicains espagnols. L’un d’entre eux me répondit que non, et que cela, « c’était du passé ». Je lui parlai de mémoire mais cela ne les intéressait pas, ils regardèrent ailleurs et moi aussi. Cela ne m’étonne pas car ils devaient avoir dans les soixante à soixante-dix ans, l’âge de la génération née avec le franquisme, l’idéologie de l’oubli.

Par contre, ici, le jeune Lukas Graziani, lauréat du Prix de la Résistance, dit que « quatre années d’occupation provoquèrent 78000 morts parmi les résistants et qu’il fallait avoir une pensée pour tous les disparus, comme le dit Jean Vico : « Le nazisme a pu broyer vos vies, mais de votre combat, Résistants, a jailli l’Europe de l’espoir, les valeurs et l’esprit de la Résistance sont éternels et universels ».

Comme l’espèrent les amis de Madrid, de Cantabrie, de Santander, c’est ce que nous espérons pour l’Espagne, la reconnaissance véritable pour les combattants de la démocratie, de la liberté et du progrès social, ce que furent « nos chers républicains espagnols » (titre du livre d’André de Mingo).

Je joins les interventions remarquables d’Eloi Martínez et de Marianne Vasquez, en attendant que les autres amis envoient les leurs ou les liens de leurs sites pour que nous puissions aussi les lire, car elles le méritent toutes par leur enthousiasme et leur rigueur.

Nous les remercions tous de leur participation par cette belle (bien que pluvieuse) et émouvante journée parisienne.

Vive la République !

¡ Viva la Tercera !

Rose-Marie Serrano (Amis des Républicains espagnols en région parisienne)

 

  1. Abréviations : ACER : Amicale des Combattants en Espagne Républicaine ; ASEREF : Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France ; MERR-32 : Mémoire de l’ Espagne Républicaine y Résistante du Gers ; MHRE-89 : Mémoire et Histoire des Républicains Espagnols de l’Yonne ; AGE : Archives, Guerre y Exil.

 

 

 

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Paris 25 Août 2013

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Cérémonie libération de Paris: le chant des marais (vidéo)

26 Août 2013, 17:43pm

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 Paremos la retirada del Monumento a las Brigadas Internacionales

5 Juin 2013, 13:09pm

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Initiatives En Espagne

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Décès de Georges Moustaki

23 Mai 2013, 19:24pm

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El PP rechaza declarar el 18 de julio día de condena de la dictadura

22 Mai 2013, 07:57am

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Manifestation contre le rassemblement annoncé de néo-nazis dans les Pyrénées Orientales

19 Mai 2013, 22:52pm

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Suite à l'annonce d'un rassemblement néo nazi dans les Pyrénées Orientales,
extrait ci-dessous d'un article de l'Indépendant; le dit rassemblement aurait d'ailleurs été délocalisé ou annulé suite aux réactions des mouvements antifascistes dont notre association ASEREF, restons tout de même vigilants.

"Hier matin, quelque 80 personnes se sont rassemblées de manière quasi spontanée, place de Catalogne, afin de manifester contre le rassemblement annoncé de néo-nazis sur le département. Beaucoup de jeunes militants dans les rangs, depuis les communistes, en passant par les socialistes, les sympathisants du Front de gauche ou encore du NPA. Le petit groupe a défilé jusqu'à la place de la Victoire, après avoir fait un sitting devant le palais de justice (photo ci-dessous), scandant des slogans antifascistes : "Alerte, alerte anti-fasciste", "Pas de quartier pour les fachos, pas de fascistes dans les quartiers", "Les fascistes c'est la gangrène, on l'élimine ou on en crève", "Ni bras tendus, ni idées tordues". "Nous sommes des hommes et des femmes qui n'acceptons pas ce type d'idéologie et de manifestation, commente Farid Mellal membre du PCF brandissant la banderole No pasaran. Nous sommes là pour marquer le coup et dénoncer l'implantation de néo-nazis dans notre département et en Europe. C'est intolérable. Sachons être unis et mobilisés". "Il est impossible en tant que jeune socialiste et que jeune Français qu'on accepte que ces idées se développent compte tenu de notre passé très lourd, souligne Bérangère Givanovitch des Jeunes socialistes. Nous, les jeunes générations, devons dire plus jamais ça". Suite à ce rassemblement, tous évoquaient la possibilité de créer un comité de vigilance antifasciste. "
(source l'Indépendant)

 

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La complicidad con los nazis no se premia

19 Mai 2013, 22:12pm

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Adelante ! La Memoria republicana española en marcha.

19 Mai 2013, 20:55pm

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Adelante ! La Memoria republicana española en marcha.

12 asociaciones de la memoria reunidas en Toulouse el 18 de mayo han constatado sus numerosas convergencias y están trabajando para elaborar una Carta común a nivel nacional.

Deciden de ahora en adelante informarse de sus iniciativas respectivas y compartir sus informaciones y contactos.

Conservando su plena autonomía, la diversidad de sus orientaciones y de las memorias de las que son portadoras, expresan la voluntad de llevar a cabo acciones comunes que unan todas las asociaciones de la memoria portadoras de la memoria del exilio y de la inmigración españoles.

Asociaciones que han participado a esta reunión de trabajo :

Ay Carmela, Asociación por el Recuerdo del Exilio Republicano Español en Francia (ASEREF), Memoria Andando, Memoria de la España Republicana 47, DAME (Elne), FFREEE, Memoria de la España Republicana 64, IRIS Memorias de España (Toulouse), CTDEE, AFAR, Terre de Fraternité (Tierra de Fraternidad), Terre de Mémoire(s) et de Luttes (Tierras de Memoria(s) y de Luchas); Présence Manuel Azaña.

Los Amigos de Los Republicanos Españoles en región parisina también se solidarizaron enviando un mensaje fraternal.

 

 

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Coopération Interassociative, Initiatives En France

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Peut-on parvenir à une mémoire commune des républicains et révolutionnaires espagnols? (par Jean Ortiz)

19 Mai 2013, 19:24pm

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Les mémoires de la République et de la Guerre d'Espagne ont revêtu un aspect souvent fratricide. En France, l'exil a renforcé les antagonismes, la guerre des mémoires, et empêché de parvenir à la construction d'une "mémoire commune". Ce terme peut effaroucher, rappeler à chacun des diktats, des blessures, des affrontements, mais "commune" ne signifie pas "unique".

Il ne s'agit pas non plus dans cette démarche, de savoir qui avait raison, qui avait tort, de distribuer des bons et des mauvais points... Laissons aux historiens le recul nécessaire, et le travail scientifique d'approfondissement, de dévoilement, de confrontation, de contextualisation, le recul pour analyser les causes des faits historiques, les rapports de force, les "logiques" à l'œuvre...

S'il convient de respecter le statut spécifique de chacun, historien et/ou militant de la mémoire, je ne suis pas de ceux qui considèrent qu'histoire et mémoire sont antithétiques, opposées, et que l'histoire est réservée aux seuls historiens de métier et doit prévaloir sur la mémoire.

Si leurs rapports sont forcément conflictuels, histoire et mémoire se fondent, se fécondent et se nourrissent mutuellement, par d'inévitables frictions. Constituer une mémoire commune ne peut se faire sur l'oubli; chacun, communiste, anarchiste, socialiste, poumiste... est structuré par un legs, une transmission familiale, avec ce que cela comporte de récits, de vécu concret mais non exempt de subjectivité. Cette vertébration héritée, nul ne veut, à juste titre, y renoncer. On ne renonce pas à une identité. Mais à partir de ces mémoires, toutes respectables, de ces luttes fondatrices, ne peut-on pas avancer vers une base, la plus large commune et plurielle à la fois, de valeurs et de constats partagés? Dimension antifasciste et internationale de la Guerre d'Espagne, contenu de classe, importance de la "question sociale", expériences révolutionnaires dans plusieurs régions, solidarité internationale, non-intervention très interventionniste, avancées culturelles, artistiques, pédagogiques, féministes, citoyennes ... considérables grâce à la République, et caractère très "réformiste" de celle-ci : réforme agraire très timorée, pas de nationalisation des banques, peur de la "révolution sociale", répression de mouvements paysans ...

La mémoire anarchiste est marquée par les "collectivisations", celle des communistes, entre autres, par les Brigades internationales, etc. Pour parvenir à une mémoire commune, on ne peut demander aux uns d'oublier, de renoncer à ces éléments constitutifs, pas plus qu'aux autres de les embrasser. Entretenir une "guerre froide" interminable ne permettra pas d'avancer. Depuis de nombreuses années, les uns et les autres, par notre implication, les témoignages croisés des survivants, de nouvelles archives, une meilleure compréhension réciproque, par un combat partagé contre l'oubli et le révisionnisme, pour faire vivre aujourd'hui les idéaux de nos parents et/ou grands-parents, nous avons appris à nous écouter, à nous enrichir mutuellement.

Cette maturation, voire cette hybridation, ont créé désormais des conditions plus favorables pour mettre sur pied une mémoire, la plus commune possible, des républicains et/ou révolutionnaires espagnols. Il serait fâcheux de rester sempiternellement sur des mémoires clivées, de cultiver des ressentiments certes légitimes mais devenus plus accessoires, et de passer à côté d'une opportunité historique, celle que redoutent tous les conservateurs, tous ceux qui souhaitent pérenniser l'oppression, l'exploitation des peuples...

Jean Ortiz.

 

Peut-on parvenir à une mémoire commune des républicains et révolutionnaires espagnols? (par Jean Ortiz)

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Adelante ! La mémoire républicaine espagnole en marche

19 Mai 2013, 17:37pm

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12 associations mémorielles réunies à Toulouse le 18 mai ont constaté leurs nombreuses convergences et travaillent à l’élaboration d’une charte commune au niveau national.

 

Elles décident d’ores et déjà de se tenir au courant de leurs initiatives respectives et de partager leurs informations et contacts.

 

Tout en conservant leur pleine autonomie, la diversité de leurs approches et des mémoires dont elles sont porteuses, elles expriment la volonté de mener des actions communes rassemblant toutes les associations mémorielles porteuses de la mémoire de l’exil et de l’immigration espagnols.

 

Associations ayant participé à cette réunion de travail :

Ay Carmela; Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) ; Memoria Andando ; Mémoire de l’Espagne Républicaine 47 ; DAME (Elne) ; FREEE ; Mémoire de l’Espagne républicaine 64 ; IRIS Mémoires d’Espagne (Toulouse) ; CTDEE ; AFAR ; Terre de Fraternité ; Terre de Mémoire(s) et de Luttes ;

Associations non présentes mais soutenant la démarche: Présence Manuel Azaña; Amis des Républicains espagnols région parisienne.

Adelante ! La mémoire républicaine espagnole en marche
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Initiatives En France, Coopération Interassociative

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Manifestation spontanée contre le rassemblement néo-nazi

17 Mai 2013, 20:19pm

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L'ONU donne raison à Garzon

17 Mai 2013, 14:40pm

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Garzon, Contributions Et Articles

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Les néos nazis vont-ils pouvoir se rassembler dans le P.O. ?

17 Mai 2013, 14:00pm

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Communiqué d’ASEREF

Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France

Les néos nazis vont-ils pouvoir se rassembler dans le P.O. ?

Une information publiée par le site internet de l’Indépendant fait état d’un rassemblement européen de néos nazis dans les Pyrénées Orientales qui devrait se tenir demain samedi 18 mai. L’association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France appelle les autorités gouvernementales et préfectorales à tout faire pour localiser ce rassemblement et à l’interdire.

Extrait de l’article de l’Indépendant : « Concours de salut hitlérien, concerts de groupes nationalistes... Les néo-nazis ont choisi le département pour organiser leur rassemblement européen. Des skinheads et néo-nazis venus de plusieurs pays d'Europe doivent se rassembler samedi et dimanche dans le département. Au programme de ce week-end qui serait organisé par les 'Hammerskins' français (succursale hexagonale d'un mouvement américain proche du Ku klux klan) et placé sous le signe du nationalisme le plus dur, des réunions des cadres des différents groupuscules, concerts RAC (pour 'Rock anti-communiste' ou rock néonazi) en présence des Lyonnais du groupe Frakass, des Bordelboys ou encore des Espagnols de 'Mas que palabras' (traduisez 'Au-delà des mots')... Un concours de saluts hitlériens devrait même couronner ce viril rassemblement. Peut-être dans un camping... »

Rappelons que l'apologie du nazisme et du racisme ou encore le négationnisme sont des délits en France.

Par ailleurs, nos parents ont été nombreux internés dans des camps de concentration en 1939 dans ce département tels Argelès sur Mer ou Saint-Cyprien avant pour certains d’entre eux d’être déportés dans les camps d’extermination nazis c’est pourquoi notre association est particulièrement interpellée par cette annonce de rassemblement néo nazi dans les P.O.

Si les mesures d’interdictions n’étaient pas prises par les autorités gouvernementales, notamment par Manuel Valls Ministre de l’Intérieur et par les autorités préfectorales, ASEREF serait en droit de s’interroger sur la volonté de celles-ci d’empêcher les résurgences de ces groupuscules néo fascistes.

Eloi Martinez Monégal

Président d’ASEREF

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Contributions Et Articles, Activités Aseref

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Il est toujours fécond le ventre de la bête immonde...

17 Mai 2013, 12:47pm

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Et ils rendent hommage à la division azul

16 Mai 2013, 20:32pm

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conmemoración del 68 aniversario de la liberación de Mauthausen

16 Mai 2013, 20:27pm

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HOMENAJE A LAS VICTIMAS DEL FRANQUISMO y DEL NAZISMO EN GUADALAJARA

13 Mai 2013, 15:35pm

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Initiatives En Espagne

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Lutter contre l'oubli

13 Mai 2013, 12:53pm

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Initiatives En Espagne, Initiatives En France

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Visite au camp de Gurs

13 Mai 2013, 08:03am

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Initiatives En Espagne, Initiatives En France

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El Movimiento 15-M ha hecho un llamamiento para volver a la calle

12 Mai 2013, 22:34pm

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 El 15M vuelve a llenar la Puerta del Sol en su segundo aniversario

12 Mai 2013, 21:12pm

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Actualité Espagne

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Et en Espagne c'est toujours l'impunité pour les crimes du franquisme!

11 Mai 2013, 14:37pm

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Magnifique hommage aux Résistants à la Courneuve le 8 Mai 2013, Journée de la Victoire sur le nazisme

10 Mai 2013, 18:28pm

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Près de la Place de l’Armistice, au cimetière de l’église Saint-Lucien, à La Courneuve, ce matin du 8 Mai 2013, Journée de la Victoire sur le nazisme, célébrée de façon officielle dans toute la France, nous nous réunîmes des Amis des Républicains Espagnols de la région parisienne parmi les personnalités politiques et les associations présentes.

Quelque chose d’important, comme nous dit un ami hongrois présent, c’est que cette année, en plus d’être présents comme l’an dernier et de déposer de superbes fleurs tricolores (aux couleurs de la II République espagnole) on nous donnait pour la première fois en « soixante ans », à la Courneuve, la parole, qui fut prise par le plus ancien, Daniel Serrano, ex-combattant républicain espagnol, pour rappeler l’épopée de ceux qui traversèrent tragiquement les Pyrénées en 1939.

Un Italien de la Courneuve, M. Nazzareno Risi, âgé de 10 ans lors des attaques de Cassino par nazis et fascistes, se trouvait là également. Daniel, âgé de 93 ans, sympathisa avec l’ami italien et M. le Maire, Gilles Poux, arriva et les salua tous deux avec le plus grand respect.

On nomma de façon solennelle tous les assistants : M. Gilles Poux, Maire de la Courneuve, M. Stéphane Troussel, Madame Mugette Jacquin, M. Le Sergent (président de l’ARAC et de l’UFAC), les Anciens Combattants du Bengladesh, les Anciens Combattants et Résistants, les Amis des Républicains Espagnols de la région parisienne, les conseillers et les corps constitués.

Il faut remarquer que dans d’autres régions de France, comme à Annecy, en Haute-Savoie, la présence de l’Amicale de la Résistance Espagnole, présidée par Miguel Vera, est normale dans ce type d’hommages obligatoires et totalement naturels.

M. Le Sergent prit d’abord la parole : « Le 8 Mai 1945 ce fut l’acte de capitulation SS, en ce 68ème anniversaire nous rendons hommage à tous les soldats alliés qui unirent leurs forces pour vaincre le nazisme ».

Ensuite intervint M. le Maire d e la Courneuve, M. Gilles Poux (dont je résume l’important discours) : « Le Conseil National de la Résistance se donna deux objectifs : élaborer un plan d’action contre l’oppresseur…l’homme donna une leçon à l’enfer ; le courage, le sacrifice de ces hommes et de ces femmes qui refusèrent de se plier …C’est aussi le 70ème anniversaire de la mort de Jean Moulin. Le second objectif du CNR fut de s’unir pour un ordre social plus juste dans les jours heureux de l’indépendance sociale et économique de la nation. Ce fut penser l’organisation rationnelle de l’économie, la participation des travailleurs, avec un plan complet de Sécurité Sociale. La possibilité pour tous les enfants d’accéder à la culture. L’intelligence du CNR ce fut d’opposer à l’idéologie fasciste, née de la misère, l’éducation, la plus belle de toutes les manières de ne pas oublier. Des milliers de femmes et d’hommes qui ont fait face à l’ennemi et qui ont porté d’autres valeurs. Le programme du CNR constitue un socle de notre modèle social, ce programme est d’actualité. Les inégalités se creusent, les changements espérés l’an dernier sont loin d’être au rendez-vous, nous attendons qu’on affronte le monde de la finance. L’esprit du CNR est d’actualité…Face aux reculs sociaux on peut relever la tête. C’est le message de courage que nous ont légué ceux qui ont lutté pour la liberté. Ayons le courage de perpétuer ces combats. Ce 8 Mai nous dit aussi qu’un autre avenir est possible ».

Après ce discours rempli d’espoir notre républicain espagnol, Daniel Serrano, arriva à la tribune. Il combattit à Brunete, à Teruel, en Aragon et sur le front d’Extrémadure, mais il finit par s’exiler en France après avoir renoncé dans les prisons franquistes à voir arriver les Alliés jusqu’à Madrid. Daniel rassembla plusieurs données, dont certaines tirées de l’excellent texte historique du Collège Robert Doisneau de Garges les Gonesse intitulé « La Résistance espagnole, une page blanche de la deuxième guerre mondiale » ainsi que des données de son expérience personnelle pour rappeler l’importance de la Résistance républicaine espagnole en France :

« Les Espagnols qui combattirent en Espagne le fascisme-franquisme et qui dans leur fuite purent passer en France, ne furent pas reçus très honorablement mais, néanmoins, quand arriva l’heure de lutter contre l’ennemi commun, ils n’hésitèrent pas à le faire et ils le firent avec les Français, ce pourquoi ils furent poursuivis par la vindicte du même ennemi.

Environ 60 000 républicains espagnols luttèrent avec les Français contre le nazisme et le fascisme. La France, l’Europe parvinrent à se libérer, l’ennemi fut défait.

Plutôt que de rappeler l’amertume qui nous envahit en 1945, nous, les républicains espagnols, là-bas, dans les prisons franquistes de Madrid, de toute l’Espagne, en comprenant que nous ne serions pas libérés, en comprenant que le dictateur Franco resterait en place, je voudrais souligner l’importance des républicains espagnols dans la lutte pour la libération de Paris, de la France.

Charles Tillon, chef des FTP a reconnu la présence de plus de 4000 républicains espagnols à Paris et plus de 50 000 dans des combats du Massif Central, des Alpes, le long des Pyrénées.

Bien que minoritaires, sauf en Bretagne, parmi leurs compagnons de lutte, les FTP, les républicains espagnols déploient beaucoup d’énergie à Bordeaux (attentats, destructions de convois à destination du Reich), à Mont-de Marsan.

En Bretagne l’implication des Espagnols dans le combat est particulièrement importante (à Lorient, à Saint-Nazaire)

A Nantes 42 personnes comparaissent en 1943 (dont 5 Espagnols), accusées de sabotage.

Les insurrections de la prison d’Eysses (Villeneuve sur Lot) se soldent par la déportation, dont celle de 181 républicains espagnols. Parmi eux, Angelo Huerga, abattu, repose au cimetière de Compiègne avec la mention « Mort pour la France ».

Les rescapés de Madrid, de Barcelone agissent en Région Parisienne, dans la deuxième section espagnole des FTP-MOI.

Parmi les 21 victimes du groupe Manouchian fusillées au Mont-Valérien, un Espagnol de 27 ans : Celestino Alfonso.

Les 10 000 engagés dans la Légion Etrangère en 1939 rejoignirent les forces de la France Libre et intégrèrent la deuxième Division du Général Leclerc. Les vaincus de 1939, envoyés combattre nazis allemands et fascistes italiens dans les sables nord-africains, participèrent aux grandes campagnes méditerranéennes des Alliés. Ceux qui ont survécu marchent sur Paris le 24 Août 1944.

Paris doit beaucoup aux soldats espagnols, un millier, à affronter les dernières garnisons allemandes de Paris, mais ils accélèrent aussi le départ de la Wehrmacht à Toulouse, Perpignan, Dax, Arles. Le Commandant Robert, José Antonio Alonso, et ses guérilleros républicains espagnols libèrent Foix. Cristino Garcia libère Nîmes.

Je mentionnerai enfin l’épopée des Glières, où je me suis rendu en pèlerinage au Mémorial de Morette-Glières et à Thorens. Là, mon camarade de classe de 1934, année de notre certificat d’études, Avelino Escudero Peinado, fut tué parmi les 50 républicains espagnols qui quittèrent les derniers le plateau le 26 mars 1944, dans les sections Ebro et Renfort d’ Ebro du lieutenant Tom Morel et du Capitaine Anjot, pilonnées par la 157ème Division allemande sans avoir pu récupérer les armes parachutées par les Alliés mais en ayant sauvé l’honneur avec les maquisards français du capitaine Anjot, avec Miguel Vera, tous bien décidés à libérer la Haute-Savoie du joug nazi au plus vite.

Beaucoup de vaincus de 1939 ne sont jamais rentrés chez eux. 68 ans après les faits, ceux qui ont combattu l’ennemi nazi attendent toujours la reconnaissance officielle d’une nation qui fut aussi sauvée avec leur concours. Une reconnaissance souvent occultée des 60 000 maquisards espagnols engagés auprès de leurs compagnons français.

Merci de nous avoir donné l’occasion en cette date historique de rappeler ces faits.

Vive la République, Viva la República ! »

 

Après ce dernier discours on déposa de nombreuses gerbes de fleurs devant le monument aux victimes des deux guerres mondiales, on fit une émouvante minute de silence, on joua la Marseillaise et le Chant des Partisans ; les autorités saluèrent les porte -drapeau, parmi lesquels se trouvait le nôtre, Olivier, le neveu de José, qui ne put venir. Olivier est notre premier porte-drapeau très jeune, très fier et enthousiaste par rapport à la République, comme son oncle.

Avec beaucoup d’émotion, après l’aimable salutation de M. le Maire, nous lui demandâmes une photo de l’amitié en sa compagnie, ce qu’il accepta souriant.

Nous bavardâmes avec un ami hongrois et un autre antillais, étonnés tous deux du discours du républicain espagnol « soixante ans après ». Il est vrai que si nous ne demandons pas à « représenter » les républicains espagnols dans les cérémonies officielles en région parisienne (par exemple) pourquoi faut-il s’étonner qu’on ne nous l’accorde pas ?

Avant de partir pour l’apéritif offert par la Mairie de La Courneuve, je fis encore quelques photos des tombes fleuries en ce 8 Mai (le 7 Mai elles ne l’étaient pas) du carré militaire du cimetière, chacune ayant son bouquet attaché par un ruban tricolore. Nous devrons mettre à Hemerogildo Cid, « Mort pour la France » à 22 ans, le 12 juin 1940, des fleurs républicaines espagnoles. Il fut peut-être l’un de ceux qui passèrent la frontière en 1939 et ne retournèrent jamais dans leur patrie. Il y a aussi dans le cimetière de la Courneuve plusieurs tués d’Aubervilliers, de Garges les Gonesse. Les combats en région parisienne contre l’ennemi arrogant qui se croyait déjà le maître du monde, furent très durs. Partout des plaques au nom des victimes l’attestent.

Quand aurons-nous cela en Espagne, des cimetières avec les tombes fleuries aux couleurs du drapeau tricolore, des plaques gravées au nom des fusillés du franquisme, au nom des victimes des bombardements nazis et fascistes, au nom des brigadistes héroïques ? De tels lieux de mémoire sont actuellement l’exception. Les luttes sont âpres (mais enthousiastes) pour y parvenir.

Ces hommages doivent se multiplier (partout) et être diffusés largement, afin que la jeunesse garde la mémoire de ceux qui luttèrent pour notre liberté.

La Courneuve, le 8 Mai 2013

Rose-Marie Serrano (Amis des Républicains Espagnols de région parisienne)

 

 

Magnifique hommage aux Résistants à la Courneuve le 8 Mai 2013, Journée de la Victoire sur le nazisme
Magnifique hommage aux Résistants à la Courneuve le 8 Mai 2013, Journée de la Victoire sur le nazisme
Magnifique hommage aux Résistants à la Courneuve le 8 Mai 2013, Journée de la Victoire sur le nazisme

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Les petits matins de marinaleda par Jean Ortiz

10 Mai 2013, 12:50pm

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Superbe illustration de notre ami Philippe Guillen. "Para ilustrar al texto de Jean Ortiz, esa caricatura del camarada alcalde Gordillo, y con palabras suyas."

Superbe illustration de notre ami Philippe Guillen. "Para ilustrar al texto de Jean Ortiz, esa caricatura del camarada alcalde Gordillo, y con palabras suyas."

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Acto de Conmemoración de la Liberación de Europa en el cementerio de Fuencarral (Madrid) 11 de mayo 2013

10 Mai 2013, 07:22am

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Nouvelles d'Espagne par Jean Ortiz

10 Mai 2013, 06:05am

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Succès de la grève générale de l'Education: 72% de grévistes et des flots dans les rues de toutes les villes...

premier a
cquis: le gouvernement repousse l'adoption (prévue initialement aujourd'hui au Conseil des ministres) de l'avant- projet de Loi "orgasmique" de "modernisation" de l'enseignement...

En vrac: un Tribunal "indépendant" annule la mise en examen de l'infante royale Cristina pour soupçon de "trafic d'influence" dans l'affaire de l'Institut de mécénat Noos (détournement de millions d'euros d'argent public) de son présumé ripoux de mari....qui va devenir entraîneur adjoint de l'équipe de hand du Qatar...Les médias s'interrogent sur "la fortune" du roi...et dire que la transition et la monarchie étaient "immaculées", "modéliques"...L'Espagne se "républicanise" entend-on...

Le gouvernement espagnol menace le gouvernement argentin de "crise" si les familles des victimes de la répression franquiste, dont la soeur de Puich Antich) abandonnées en Espagne (où l'on ne peut toucher à l'impunité du franquisme protégée par la loi "d'amnistie" de 1977), témoignent devant une juge argentine...Qui parle de "néo-franquisme"?

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Los institutos obreros

9 Mai 2013, 20:25pm

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Première cérémonie du 8 mai avec les Républicains espagnols dans le Gers

9 Mai 2013, 18:17pm

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Le symbole est lourd de sens même s’il a échappé à beaucoup. L’image aurait pu passer inaperçue pourtant elle est significative de l’évolution des mentalités. La preuve d’un changement du regard de la société sur l’histoire immédiate, comme le soulignerait Jean Lacouture.

Hier matin à 11 h 15, pour la première fois depuis la fin de la guerre 39-45, une gerbe de fleurs ornée d’un ruban violet, déposée très officiellement, rappelait le rôle des Républicains espagnols dans le combat, aux côtés de la Résistance, contre l’occupation nazie.

Tamara Vall-Guerrero, présidente de l’association Mémoire de l’Espagne républicaine et résistante (Merr 32), se bat depuis quatre ans pour ce geste symbolique. Fille du guérillero combattant dans le Gers appelé Camilo et colonel dans l’armée républicaine espagnole, elle avait les larmes aux yeux, hier matin, portant les fleurs. « Pour nous, fils, filles ou petits-enfants de Républicains espagnols, c’est très émouvant de pouvoir honorer la mémoire de ceux qui sont tombés pour la liberté de la France. »

 

Pourtant, il n’a pas été aisé à l’association de faire reconnaître le droit de participer officiellement à la cérémonie. Les résistances politique (les Républicains sont souvent amalgamés aux anarchistes et aux communistes) ou philosophique (difficile d’accepter de partager les honneurs de la victoire) ont la vie dure. Les Républicains espagnols ont combattu dans le Gers à Castelnau-sur-l’Auvignon, à L’Isle-Jourdain et aux côtés du Bataillon de l’Armagnac. « Il nous semblait naturel de rendre hommage à ces hommes, témoigne Tamara Vall-Guerrero. À l’heure où l’on construit l’Europe, où l’on parle de paix, cela nous semble primordial. » La présidente de l’association a rencontré les différents préfets du Gers qui se sont succédé mais également l’Office national des anciens combattants (Onac) et le Comité gersois pour la mémoire des anciens combattants. Il aura fallu la rencontre avec des individus intimement persuadés du bien-fondé de la reconnaissance officielle des Républicains dans la Résistance pour aboutir à ce dépôt de gerbe.

Sur les fleurs, un ruban, du même violet que le manteau de la présidente de Merr 32. Un clin d’œil au drapeau de la seconde république espagnole (1936-1939) que Franco a décapitée.

La bannière rouge, jaune, violet ne flotte pas encore au pied du monument aux morts.

Un jour peut-être.

Première cérémonie du 8 mai avec les Républicains espagnols dans le Gers

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Dia de la Liberacion de Europa

8 Mai 2013, 10:57am

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 Hommage aux victimes du franquisme et du nazisme à Guadalajara

3 Mai 2013, 06:09am

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Primero de mayo en Cuenca (Castilla la Mancha)

1 Mai 2013, 18:11pm

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Primero de mayo en Cuenca (Castilla la Mancha)
Primero de mayo en Cuenca (Castilla la Mancha)

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Il y a cinquante ans Julian Grimau était assassiné

20 Avril 2013, 08:11am

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Ce 20 avril à Sète à 18h à la Bourse du travail un hommage sera rendu par ASEREF en mémoire de Julian Grimau

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Discours de Catherine Peyge, maire communiste de Bobigny, lors de l'inauguration de la rue des Républicains espagnols

15 Avril 2013, 16:00pm

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Au soir du 24 août 1994, une petite avant-garde de la 2ème DB du général Leclerc fonçait dans Paris insurgé mais toujours occupée par les Allemands et atteignait l’hôtel de ville. La quinzaine de blindés prenait position pour défendre le Comité National de Libération qui s’y était installé.

Les Parisiens accourus s’étonnaient de découvrir les noms de ces blindés: Madrid, Guadalajara, Brunete, Guernica, Teruel et même Don Quichotte…

Deux jours plus tard, le général de Gaulle, le général Leclerc, les membres du Comité de Libération, remontaient à pieds les Champs Elysée au milieu de la liesse populaire.

Les images d’actualité montrent ces mêmes blindés ouvrant cette marche et assurant la protection des deux hommes et celle de la foule des Parisiens qui les acclament, mais ces images laissent anonymes les hommes à bord de ces blindés.

L’histoire officielle a été frappée d’amnésie à l’égard de ces hommes.

Pour le grand public, ils sortiront enfin de l’anonymat et de l’oubli soixante ans plus tard, en août 2004, dans un article du Nouvel Observateur signé par le général Michel Roquejoffre.

Il écrit :

« Ce sont les véhicules du lieutenant Amado Granell, qui rêvait de la restauration de la République en Espagne ;

De l’adjudant-chef Campos, anarchiste, évadé d’Espagne, chef de commando dans les corps francs d’Afrique ; du sergent chef Garcès, Aragonais de Saragosse, matador sous le nom de Larita II, ancien de la Légion ; d’Enguinados, né au Mexique d’une mère indienne et d’un père espagnol, engagé à 15 ans dans les rangs républicains ; de Juan Reiter, Allemand d’origine, ancien chef de bataillon de l’armée républicaine espagnole, évadé d’Espagne ; de Carino Lopez, marin pêcheur galicien qui, après la débâcle des Républicains, rejoignit Oran sur une petite chaloupe… »

Et le général Roquejoffre souligne :

« Ces Espagnols avaient repris les armes pour libérer la France. Les Français doivent le savoir(…) Ils ont droit à toute la reconnaissance des Français ».

 

La reconnaissance de la France officielle fut, elle, bien modeste.

Pourtant la France avait une dette d’honneur qu’elle aurait dû acquitter pour effacer le profond sentiment de honte inspiré par son attitude envers ces hommes, envers les Républicains espagnols, envers vous qui êtes ici aujourd’hui en leur nom.

Quand vous aviez besoin d’aide, la France vous a abandonné.

Quand elle aurait du vous accueillir bras ouverts, elle le fit baïonnettes pointées.

 

Oui, dans l’Espagne de 1939, « ILS » sont passés… .

Mais cela a eu lieu à cause de la trahison des grandes démocraties de l’époque, trahison à laquelle, après l’échec du Front Populaire, la France a pris part.

Depuis sa proclamation le 14 avril 1931, la République espagnole en effet faisait peur à tous les biens pensants, comme elle faisait peur à la City de Londres et à Wall Street.

Elle représenta au contraire un espoir pour les peuples du monde entier qui s’organisèrent en un formidable mouvement pour la soutenir.

Des dizaines de milliers de femmes et hommes, en particulier en France, s’enrôlèrent dans les Brigades internationales pour combattre à ses côtés, à vos côtés.

Avec ses ombres et ses lumières, les Brigades écrivirent une des pages qui ont marqué le siècle.

Leur héroïsme, celui des combattants républicains n’ont pas suffi.

La politique de non intervention des grandes puissances démocratiques abandonna de fait l’Espagne à Franco.

Elle laissa le champ libre au soutien massif que lui apportèrent l’Italie de Mussolini et surtout l’Allemagne de Hitler qui utilisa l’Espagne pour expérimenter ses techniques de guerre, les bombardements massifs de populations civiles.

Comment oublier ? Ce jour là, le 26 avril 1937,à Guernica c’était jour de marché lorsque survinrent les avions de la légion Condor envoyée par Hitler. Ils rasèrent Guernica sous une pluie de bombes. Aujourd’hui, l’horreur de cet acte est toujours ressentie. Picasso en effet a rendu à jamais ce crime imprescriptible en peignant son célèbre et dramatique tableau du nom de la ville du pays basque, tandis que Paul Eluard annonçait en visionnaire la ‘Victoire’ future des morts de Guernica :

« Parias la mort la terre et la hideur

De nos ennemis ont la couleur

Monotone de notre nuit

Nous en aurons raison ».

 

Face à une puissance technologique supérieure, mal équipées, faiblement soutenues par la fausse générosité de Staline, les armées de la République finirent par céder.

Les historiens n’ont pas fini de creuser les charniers de la guerre d’Espagne qui hante toujours notre mémoire d’images terribles.

Comment oublier celles de la ‘Retirada’ ?

Ces centaines de milliers de femmes, d’enfants, de soldats exténués, hagards, frissonnant de froid, de faim, blessés ou malades, marchant -fourmilières humaines de désespoir et de misères- vers l’espoir que représentaient à leurs yeux, à vos yeux, la France.

Vous y avez été accueillis comme des bandits.

Parqués dans des camps où abandonnés à votre faim, à votre soif, sans soins, sans abris, livrés aux poux, au typhus, beaucoup d’entre vous moururent.

Les blindés de la Libération que vous meniez au combat auraient pu porter d’autres noms.

Ceux d’Argelès, du Vernet, de Gurs, d’Agde, de Bram, de Septfonds…tous ces camps de concentration du Sud Ouest où la France d’alors vous a parqué.

Ils auraient pu s’appeler également, Setat Relizane, Bou-Arfa, camp Morand, Oued-Akrouch, Kenadsa,Tandara…ces camps d’Afrique du Nord avec notamment les sinistres camps dit « de punition »de Hadjerta M’Guil,

Ain el Ourak, Meridja ou Djelfa, véritables bagnes où, soumis aux travaux forcés vous étiez livrés au sadisme de gardes ayant droit de vie et de mort sur vous.

Tous ces noms de camps de concentration français que vous avez connus souvent avant de connaître les camps nazis.

Il y en avait plus d’une cinquantaine, ils ont été effacés de la mémoire française, sans doute parce que trop chargés de honte.

Pourtant, dès que la France eût déclaré la guerre à l’Allemagne nazie, c’est de ces camps que vous avez surgi pour reprendre les armes et combattre, en première ligne, cet ennemi qui nous était commun.

Longtemps fut accréditée l’idée que vous n’aviez été qu’une poignée à prendre part à la Libération de la France.

La vérité est que- dans la diversité de ce que vous étiez- vous avez été des dizaines de milliers à combattre pour elle : dans les armées alliées, sous l’uniforme de la France Libre, dans les rangs des Francs Tireurs et Partisans, dans ceux de la M.O.I, dans les maquis du Limousin, des Glières, du Vercors, comme passeurs de clandestins dans les Pyrénées…

Quand l’un de vous tombait, vous mettiez sur sa tombe un petit drapeau républicain.

Vous demandiez à ce que l’inscription « mort pour la France »- ce qui était le cas- soit remplacée par « mort pour la Liberté » !

Car votre engagement dans les combats de la France Libre répondaient à des valeurs universelles : celles de la Liberté, de la Justice, de la Démocratie, ces valeurs incarnées par la République que vous aviez défendue pendant plus de trente mois d’une atroce guerre civile.

Une fois la France libérée, voyant à nouveau trahis vos espoirs de libérer l’Espagne à son tour, vous avez préféré l’ombre et le silence à la renommée des héros.

Oui, la France vous doit sa totale reconnaissance et sa gratitude.

En baptisant de vôtre nom cette rue de Bobigny, nous avons bien conscience de n’en payer qu’un modeste tribut, mais nous le faisons de tout cœur.

Honneur à vous, hommes de la République espagnole, combattants de la Liberté !

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L'agence espagnole EFE évoque notre commémoration à Montpellier

14 Avril 2013, 21:36pm

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Marche pour la Troisième République en Espagne

14 Avril 2013, 21:14pm

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Hier à Bobigny, aujourd'hui à Montpellier

14 Avril 2013, 20:56pm

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ASEREF était hier à Bobigny pour l'inauguration de la rue des Républicains espagnols et ce midi nous étions à Montpellier pour célébrer le 82ème anniversaire de la seconde République espagnole;

A Montpeller (photo du haut) ou à Bobigny (photo ci-dessus) les descendants des républicains espagnols entendent défendre les valeurs de la République et soutiennent leurs amis espagnols dans l'exigence d'une toisième République
A Montpeller (photo du haut) ou à Bobigny (photo ci-dessus) les descendants des républicains espagnols entendent défendre les valeurs de la République et soutiennent leurs amis espagnols dans l'exigence d'une toisième République

A Montpeller (photo du haut) ou à Bobigny (photo ci-dessus) les descendants des républicains espagnols entendent défendre les valeurs de la République et soutiennent leurs amis espagnols dans l'exigence d'une toisième République

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Ils étaient des milliers à Madrid avec l'exigence d'une troisième Républiqe

14 Avril 2013, 20:40pm

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Les rendez-vous républicains

11 Avril 2013, 13:19pm

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ASEREF, comme d'autres associations, aura un stand ce soir à Montpellier au meeting du Front de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon. La bandera republicana va ondear hoy 11 de abril y tambien el 14 de abril en Montpellier. Samedi 13 avril nous serons à Bobigny pour l'inauguration de la rue des républicains espagnols. Le 20 avril ASEREF rendra hommage à Julian Grimau à 18h à la bourse du travail de Sète. Un abrazo desde aqui a todos los que luchan por la memoria y por la tercera!

 

 le 14 avril à Montpellier

10 Avril 2013, 12:29pm

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le 14 avril à Montpellier

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Aujourd'hui à Montpellier avec le soutien d'ASEREF

7 Avril 2013, 20:01pm

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Aujourd'hui à Montpellier avec le soutien d'ASEREF

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14 avril pour la 3ème République manifestations dans toutes les villes espagnoles

7 Avril 2013, 08:38am

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ASEREF participera à la manifestation "No nos vamos, nos echan!" "On ne part pas, ils nous virent:"

6 Avril 2013, 12:55pm

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ASEREF participera demain dimanche 7 avril à Montpellier au rassemblement "On ne part pas pas, ils nous virent!" "No nos vamos nos hechan!"  L'Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France apporte tout son soutien à cette manifestation. Nous sommes les descendants des exilés qui ont combattu en Espagne pour défendre la République. Pour que jamais le peuple ait à s'exiler pour travailler. Nos parents ont lutté pour la justice, la paix et la liberté, ils ont versé leur sang en Espagne pour les valeurs de la république, ils ont versé leur sang en France dans la résistance.  C'est tout naturellement que nous serons présents aux côtés des jeunes espagnols obligés de s'exiler, comme un nouveau mauvais retour de l'histoire.  C'est pourquoi nous serons présents avec le drapeau de la république espagnole le seul légitime et porteur des valeurs universelles de liberté, égalité et fraternité.  Viva la lucha de la juventud española para sus derechos en Francia y en España! Vive la lutte de la jeunesse espagnole pour ses droits en France et en Espagne!

ASEREF participera demain dimanche 7 avril à Montpellier au rassemblement "On ne part pas pas, ils nous virent!" "No nos vamos nos hechan!" L'Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France apporte tout son soutien à cette manifestation. Nous sommes les descendants des exilés qui ont combattu en Espagne pour défendre la République. Pour que jamais le peuple ait à s'exiler pour travailler. Nos parents ont lutté pour la justice, la paix et la liberté, ils ont versé leur sang en Espagne pour les valeurs de la république, ils ont versé leur sang en France dans la résistance. C'est tout naturellement que nous serons présents aux côtés des jeunes espagnols obligés de s'exiler, comme un nouveau mauvais retour de l'histoire. C'est pourquoi nous serons présents avec le drapeau de la république espagnole le seul légitime et porteur des valeurs universelles de liberté, égalité et fraternité. Viva la lucha de la juventud española para sus derechos en Francia y en España! Vive la lutte de la jeunesse espagnole pour ses droits en France et en Espagne!

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Extrait du spectacle "Federico(s)" présenté samedi 6 avril au centro espagnol de Béziers

4 Avril 2013, 14:50pm

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"Federico(s)" le 6 avril 20h30 à Béziers au Centro Espagnol

3 Avril 2013, 13:42pm

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ASEREF et la Colonia Española de Béziers présentent le samedi 6 avril 2013 à 20h30 la pièce de théâtre "Federico(s)" au Centro Espagnol. Entrée 10€, chômeurs, étudiants 5€. Cette pièce de Filip Forgeau mise en scène par Philippe Flahaut est interprété par Kévin Pérez petit fils de républicain espagnol lui même qui au travers de ce rôle rend hommage aux combattants de la liberté. Il interprète à la fois le grand père, le fils et le petit fils. Kévin Pérez débattra avec le public à l'issue de la représentation autour du verre de l'amitié. Colonie espagnole de Béziers 1 rue de la vieille citadelle à Béziers.

04.67.49.13.03

 

Frédérico(s)

Assis seul à la table encore mise d’un repas de famille, les yeux protégés du soleil par des lunettes sombres, en chemise blanche et veste noire, comme il se doit pour une fête ou un enterrement, un jeune homme écoute résonner en lui les voix d’autres repas de famille. De sa famille. Autour de cette table désertée, renaissent en lui ceux dont il est né. 1921, 1951, 1981, de père en fils, Frédérico, Frédérico, Frédérico … comme le poète. Lui, devient le fils et le père de ses pères auxquels il donne vie par sa parole. Ceux qu’il a connus, ceux qu’il n’a pas connus, il les porte en lui : il est eux, Frédérico(s).

Avec eux, reviennent les temps qu’ils ont traversés, temps dont ils ne parlaient pas, ou si peu, se tenant au bord de leur douleur ancienne pour ne pas raviver les blessures : la guerre civile, la défaite, le Franquisme, l’exil amer de la première génération, celui de la deuxième pour tenter de survivre, si proches, si loin de leur pays où ils ne sont jamais revenus.

 

Le texte de Filip Forgeau, nourri des paroles recueillies, parle de la mémoire intime d’une famille et à travers elle, de celle de tout un peuple, dont l’art, de Lorca à Picasso, est aussi une arme de résistance et de lutte*.

La mémoire se forge dans la répétition : ainsi, sont reprises, tout au long de la pièce, des paroles auxquelles s’ajoutent d’autres paroles, à leur tour répétées, le fils, le père, le grand-père qui lui-même racontait son père, son grand-père… Transmission : le texte comme une comptine, les couplets d’une complainte populaire, un chant révolutionnaire repris en cœur, de douleur ou d’espoir « AÏ Carmela ! Aï Carmela… ». « Un pueblo, unido, jamas sera vincido !... » Parce qu’un peuple ne meurt pas avec ses enfants fusillés tant que leur mémoire reste vivante : en Espagne aujourd’hui, les Indignados héritiers portent toujours la résistance à l’oppression, des armes ou de la Finance.

 

Le décor (François Tomsu) parle de la terre d’Espagne : la terre ocre rouge recouvre l’espace de la scène. C’est le sol dans lequel s’enracinent des oliviers et des hommes, et que portent avec elles les familles en exil.

L’intensité de la lumière (Michaël Vigier) fait passer Frédérico du grand soleil à l’intimité intérieure. La nappe qui recouvre la table de famille se prolonge sur la terre, en un chemin blanc jalonné d’un chandelier, une photo ancienne, des objets venus du passé, les morceaux brisés d’une assiette à recoller, comme des bribes de mémoire. La lumière rouge le colore de sang, la lumière bleue l’inonde de ciel, la guerre et la paix.

Dans le drapé de la table qui tombe jusqu’au sol, ondoient les projections de vieux documentaires : la liesse de la République Populaire, le coup d’Etat de Franco, Guernica, les Brigades Internationales de l’Espoir, les enfants morts, ceux partis, parfois pour toujours, pour l’URSS afin d’échapper à la guerre, la fuite des vaincus au-delà des Pyrénées pour y trouver, au lieu du refuge espéré, les camps d’internements d’une France scélérate. Les pleurs de désespoir d’une femme… L’Histoire.

Frédérico le fils, s’est dépouillé de son habit, de sa chemise blanche, pour revêtir le vieux manteau de la misère de ses pères. Couché sur la table, comme un mort, il se redresse pour raconter. Au-dessus, dans le noir qui se fait, tourne le vrombissement terrible, prélude au bombardement aérien : instants intenses où les vibrations vrillent les nerfs et le cœur de chacun.

 

Philippe Flahaut, par son intelligence de l’Histoire, par le son (chants unanimes, continuos sourds ou fracas de la guerre), la direction d’acteur (il connaît Kevin depuis ses 7ans, il lui a fait confiance et l’a guidé dans sa belle démarche), par sa sobre mise en scène, concentre le spectateur sur la tragédie collective comme sur l’intime et traduit sans rupture le singulier et le pluriel de Frédérico(s),

 

Pour Frédérico(s), Kevin a quitté le rire de l’humoriste que chacun reconnaissait, pour aller chercher au fond de lui–même la douleur ancestrale occultée avec laquelle il a grandi : sobrement, calmement, avec une diction claire, sans emphase, sans pathos, laissant parfois parler seulement ses mains avec une véhémence retenue, il est juste, il éclaire, il bouleverse.

Cette douleur assumée, ce témoignage qui va au-delà de lui-même dans l’Histoire, ont grandi le jeune homme et ont fait naître devant nous le comédien véritable.

 

 

Geneviève BRUN

 

*( Paco Ibanez témoignait aussi de cette arme, en chantant pour nous dans une Maison du Peuple comble de gens et d’enthousiasme, les poètes, andalous, basques, catalans… qui ont porté le cœur et l’Histoire de l’Espagne.)

 

 

 

 

 

"Federico(s)" le 6 avril 20h30 à Béziers au Centro Espagnol

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Les commémorations du 14 avril en Espagne

2 Avril 2013, 20:52pm

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14 avril à Montpellier hommage aux républicains espagnols

1 Avril 2013, 20:38pm

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ASEREF sera dimanche 14 avril à 11h30 pour un dépôt de fleurs allée des républicains espagnols près du Corum à Montpellier pour le 82ème anniversaire de la seconde République espagnole. ASEREF invite les montpelliérains d'origine espagnole et tous les autres à nous rejoindre pour cet hommage aux républicains espagnols qui à Montpellier aussi ont contribué à libérer la ville.

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Activités Aseref

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Miguel Hernandez assassiné parce que communiste et républicain

28 Mars 2013, 22:02pm

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 Diez falsos mitos del franquismo y de la derecha

24 Mars 2013, 13:17pm

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Un moment d'histoire à la télé

19 Mars 2013, 09:30am

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Un moment d'histoire à la télé
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Que el Comité Olímpico pida a Ana Botella la retirada de símbolos fascistas de Madrid

18 Mars 2013, 16:07pm

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Initiatives En Espagne

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Brigades Internationales

18 Mars 2013, 14:23pm

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Brigades Internationales

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Pour la restitution du portail digital du ministère de la Culture (Espagne) sur les victimes de la guerre d'Espagne

18 Mars 2013, 14:14pm

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Initiatives En Espagne

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Conga un court métrage en cours de réalisation

18 Mars 2013, 11:55am

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Médias

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Philippe Guillen biographe d'Arnal

14 Mars 2013, 09:59am

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Initiatives En Espagne

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Exposition à l'Université de Valencia sur l'importance du mouvement étudiant en lutte contre la dictature

13 Mars 2013, 16:32pm

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Initiatives En Espagne

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Prochaines journées de l'Ateneo Republicain du Limousin

13 Mars 2013, 08:25am

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La mémoire des républicains espagnols honorée dans l'Yonne

12 Mars 2013, 09:01am

La mémoire des républicains espagnols honorée dans l'Yonne
La mémoire des républicains espagnols honorée dans l'Yonne

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Initiatives En France

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"El juancarlismo es tan franquista en su origen que será franquista en su final"

11 Mars 2013, 16:45pm

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Jeannot Rivoual avait l'Espagne au coeur

10 Mars 2013, 13:35pm

Qu'il était fier Jeannot (Rivoual) de hisser le drapeau de
"France-Navigation" dans son jardin!! Ce militant, tout en convictions
et en humanité, était né au Havre le 18 mai 1921.
Il était le dernier survivant de l'épopée solidaire du Winnipeg. A bord
à 17 ans, communiste, le jeune mousse Jeannot Rivoual assuma ses
responsabilités avec courage et humilité... Il avait l'Espagne
républicaine et l'internationalisme au cœur. Il était un "héros
modeste", communiste jusqu'au bout. Il est parti sur la pointe des
pieds, le 9 mars.
Il consacra toute une vie au parti communiste... et à la Marine marchande.
Il travailla deux ou trois ans aux chantiers navals de La Ciotat, lors
des grandes luttes contre leur liquidation, et fut parmi les premiers
licenciés: les communistes.
Jeannot reprit la mer. Son "frère" Yves, résistant, fut fusillé par les
GMR à Marseille, et Jeannot torpillé dans l'Atlantique, porté disparu.
Jeannot vivait paisiblement au milieu des oliviers, près de La Ciotat.
Notre documentaire sur Neruda et le Winnipeg, "La Traversée solidaire",
qu'il aimait beaucoup, l'avait rendu "célèbre". Il en riait...Il ne
retenait que l'exemple d'abnégation, le devoir militant...Faire ce qu'il
faut. Sacré Jeannot! Comment t'oublier? Je t'embrasse.

Jean Ortiz

L'équipage du «Winnipeg», parti sauver 2000 antifranquistes, réfugiés à Bordeaux. Une mission montée par Neruda. Image extraite de «La Traversée solidaire». (DR)

L'équipage du «Winnipeg», parti sauver 2000 antifranquistes, réfugiés à Bordeaux. Une mission montée par Neruda. Image extraite de «La Traversée solidaire». (DR)

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Rouge (s)

9 Mars 2013, 17:47pm

Paru ce 9 mars dans la Nouvelle République des Pyrénées

Rouge(s) par Pierre Challier

Or donc... Hugo Chavez est mort. Et je lis Jean Ortiz, cette semaine. Rouges Vies Mémoire(s) (1), ça s'appelle. Un bouquin à 1'image de Jean Ortiz. Parfois foutraque, souvent lyrique, la tignasse en bataille, les lunettes de traviole, avançant à travers la vie avec le corps dégingandé et encombrant de ceux qui se cognent toujours partout, tout le temps ... parce que trop grands. Trop débordants de générosité spontanée, aussi. Et donc mal assortis de naissance aux époques calculatrices et étriquées. Jean Ortiz ... à la fois Albatros du Tarn et Juanito de La Mancha, petit-fils des faméliques, des crève-la-faim de La Gineta, là-bas ...

« Je ne voulais plus vivre esclave. La République malgré beaucoup de frustrations avait changé notre vie et je partais défendre nos conquêtes sociales » résume Enrique, le père de Jean. Militant communiste et soldat républicain qui lui, pour échapper à la mort, dut s'exiler à Labastide-Rouairoux, dans le Tarn, entre Montagne Noire et Monts de Lacaune. Enrique Ortiz ... de ces Espagnols qui furent les premiers résistants armés des maquis, en France.

Fils de rouge, fils de guérillero grandi entre PCE et PCF, plus jeune candidat aux législatives en son temps, professeur, journaliste à 1'Humanité ... Jean Ortiz raconte pêle-mêle le flamenco écouté en cachette et comment les fils de déracinés doivent apprendre à s'ac­coucher mal et seuls, coincés entre deux mères patries et l'encom­brante image héroïque du père; raconte les luttes ouvrières de sa jeunesse, lorsque les usines textiles commencèrent à fermer. Raconte la solidarité des soupes populaires. Raconte Enrique et son martinet parce que fils d'immigré, il fallait être premier à l'école. Pas deuxième. Premier. Raconte le retour à La Gineta à la mort de Franco du jeune professeur Jean Ortiz ... « Mille racines émergèrent pour me faire tronc »… et le silence de ces damnés de la terre que le franquisme avait renfermé dans la pauvreté et l'analphabétisme héréditaire, la peur intériorisée, l'arrogance des riches encore plus riches après la spoliation des biens des vaincus. Victimes condamnées à l’amnésie à perpétuité quand les bourreaux s'am­nistiaient des 130 000 cadavres gisant dans les fosses communes, au nom de la démocratie nouvelle.

 

Hugo Chavez est mort. Et je lis donc Jean Ortiz, cette semaine... Qui a vécu à La Havane, reste guévariste; aime ce Venezuela où il a régulièrement voyagé, ce pays sur lequel il a beaucoup écrit et qui pleure aujourd’hui la mort du Comandante ... tandis que les grands propriétaires et 1'internationale de leurs chroniqueurs attitrés méprisent ostensiblement ce « petit peuple » en deuil de son grand homme chamarré, lequel sera embaumé « comme Lénine » ne manquent-ils pas de souligner.

 

De fait... si Chavez avait préféré consacrer l'argent du pétrole vé­nézuélien a acheter le PSG, une coupe du monde de foot et des armes; s'il avait financé les salafistes aurait-il eu sans doute droit à toute leur considération. Seulement voilà, Chavez, malgré ses amis infréquentables d'Iran et de Corée du Nord, malgré la corruption et la violence gangrenant son pays ... Chavez, démocratiquement élu et réélu, a surtout préféré nationaliser ses banques pourries et investir la manne pétrolière dans des instituteurs et des médecins pour sortir les pauvres de la misère où les beaux quartiers blancs de Caracas les tenaient prisonniers depuis des générations. Le seul vrai crime qu'ils lui reprochent en fait, au métis, les moralistes. Parce qu'un pauvre éduqué, ça peut donner un Ortiz. Une voix pour ceux qui n'en ont pas. Un militant debout plutôt qu'un consommateur vautré. Insupportables, les Chavez, les Ortiz lorsqu'ils rappellent alors aux pauvres que la justice, ce n’est pas lorsque seuls les riches écrivent la loi au nom du bon goût et de l'entre-soi.

(1) Librairie des territoires, Sarrant, Gers (05 62 65 09 51)

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¿QUÉ TE CREÍAS?, ROJA.

8 Mars 2013, 07:26am

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La Republica es nombre de mujer

8 Mars 2013, 07:19am

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Initiatives En Espagne

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"Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place" par Eloi Martinez

6 Mars 2013, 20:56pm

Chavez s'en est allé. Je retiens le courage d'un homme qui a lutté pour son peuple contre le capitalisme et contre sa maladie jusqu'au bout. Après beaucoup d'éloges de circonstance va déferler la haine à nouveau. La haine de classe. Hugo cette année c'est le quarantième anniversaire du coup d'état au Chili, c'est aussi le cinquantième anniversaire de l'assassinat de Julian Grimau. Hugo Chavez ton combat reste le nôtre rappelons ces quelques paroles du chant des partisans "Ami, si tu tombes
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Sifflez, compagnons,
Dans la nuit la
Liberté
Nous écoute..."

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Décès de Chavez "un phare s'est éteint" par Jean Ortiz - universitaire

6 Mars 2013, 08:08am

Un phare s'est éteint.

Comme Bolivar lors de son serment de Rome, à 20 ans, dès le départ, Chavez s'est engagé à consacrer sa vie à améliorer le sort de ses concitoyens. Il se réclamait de lui, et était l'une des consciences de l'Amérique des peuples. Je me souviens que, lors de sa première visite à Cuba, en décembre 1994, il avait déclaré à l'université : "un jour, nous espérons venir à Cuba les bras ouverts, et pour construire ensemble un projet révolutionnaire latino-américain". Il annonçait une "ère d'éveils". Soldat rebelle, il avait créé le Mouvement bolivarien avec une vision à long terme pour rompre avec le bipartisme répressif et corrompu, inféodé aux Etats-Unis, de la IV République. Chavez avait une obsession : que le Venezuela soit désormais une vraie patrie, une nation souveraine, indépendante.
Depuis sa première élection en 1998, il s'est "radicalisé", et a, par contrecoup, contribué à politiser profondément un peuple combattif, avançant un projet anticapitaliste, sans doute le plus radical au monde depuis la chute du Mur de Berlin. Le chavisme ne relève pas du culte de la personnalité, mais bien d'une création collective permanente, pour sortir du néolibéralisme par la voie électorale, démocratique, pacifique, et aller vers un socialisme endogène, participatif, un pouvoir populaire: des "communes socialistes", des Conseils communaux...
Chavez était le fédérateur, le moteur, le centre de gravité d'un mouvement populaire pluriel, traversé de différents courants progressistes. Le peuple l'aimait parce qu'il avait changé la vie de millions de parias, parce qu'il avait du panache et du courage. Lors de la rébellion militaire de 1992, dont il fut l'instigateur, il alla au bout de la démarche. Emprisonné, il mit au point une stratégie de rassemblement qui cette fois-ci réussirait. C'est le peuple des "ranchitos" (bidonvilles) qui descendit sur Caracas pour faire échec au coup d'Etat de 2002, et sauver son président.
Chavez a fait du Venezuela un pays central pour toutes les gauches latino-américaines, et un exemple d'alternatives possibles pour les gauches du monde entier. Il eut l'audace de réhabiliter dès 2004-2005 le mot et le concept de "socialisme". Un lien émotionnel, affectif, très fort, unissait Hugo Chavez et les Vénézuéliens "d'en bas". Il était comme eux. Le petit vendeur des rues, devenu président, tenait ses promesses, lui, le "zambo" de Sabaneta, le métis de Noir et d'Indien, qui aimait chanter des chansons de son "llano" (plaine). J'ai pu mesurer dans les beaux quartiers, la haine de classe et de race que lui vouait la bourgeoisie. S'il se réclamait de Bolivar, ce n'était pas par opportunisme; il donnait un sens nouveau au message bolivarien, à la doctrine politique du Libertador.
On l'accusait intentionnellement de "populisme", ce concept crapuleux et attrape-tout destiné à discréditer la révolution bolivarienne. Une analyse sérieuse du bilan de Chavez, des rapports sociaux, de sa pratique, des changements concrets, contredit cette allégation malveillante. Chavez était l'homme de l'intégration continentale, son fer de lance. Pour la première fois depuis les Indépendances, l'Amérique du Sud vit une véritable communauté de valeurs, dans un monde à présent multipolaire. Chavez en a été le principal artisan.
De 1999 à 2008, il multiplia par 3 les dépenses publiques par habitants, fit reculer de 50% la pauvreté, instaura la santé et l'éducation gratuites, créa l'ALBA contre les accords de libre-échange, contribua à la naissance de la CELAC, sans les Etats-Unis, isolés désormais à l'échelle continentale. Voilà pourquoi cet homme d'une grande stature, d'une profonde humanité, fut l'un des plus haïs, diabolisés par l'ensemble des médias internationaux, par toutes les bourgeoisies, et les fausses gauches.
Chavez croyait en Marx et en Jésus, authentiquement. Grâce à lui, les Vénézuéliens ont bénéficié de nombreuses "missions sociales". L'une d'elles consiste à opérer gratuitement de la cataracte, elle s'appelle "Mission Miracle". Le miracle de Chavez, c'est d'être devenu un Chavez collectif, un "Chavez-peuple".
Il y a des morts qui ne meurent jamais.

Jean Ortiz, universitaire. Pau.

Décès de Chavez "un phare s'est éteint" par Jean Ortiz - universitaire

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MONARCHIE ESPAGNOLE: SAUVER LES MEUBLES par Jean Ortiz

4 Mars 2013, 20:42pm

MONARCHIE ESPAGNOLE: SAUVER LES MEUBLES En quelques mois, l'image de la monarchie espagnole et du roi Juan Carlos se sont détériorées, au point qu'il y a panique à bord. Beaucoup d'Espagnols, plus Juancarlistes que monarchistes, alors qu'ils serrent ceinture, découvrent les frasques du roi et de sa compagne allemande, la princesse Corinna Sayn Wittgenstein, ambitieuse et intrigante. Pendant ce temps, la reine vivrait discrètement à Londres... Abandon de poste! Le cœur a des raisons plus fortes que la fonction. Depuis quelques mois, la couronne défraie la chronique à la rubrique judiciaire. L'ex international de hand-ball et gendre bien encombrant de sa Majesté, Iñaki Urdangarin, s'enfonce de jour en jour. Il vient même de perdre ses palmes. En effet, le conseil municipal de Las Palmas vient de demander qu'il cesse d'user et d'abuser du titre -usurpé- de duc de Palme. Ce titre fut concédé à son épouse et non à lui, lorsqu'elle maria le sieur. L'ex associé du gendre à "l'Institut Noos", vache à lait de Monsieur Iñaki, vient de répéter devant la justice que l'infante Cristina a joué un rôle actif dans "l'affaire Noos" aux côtés de son mari (détournement de fonds publics...) et que le roi était au parfum, tellement au parfum que des réunions eurent lieu au palais Royal. Bref, "huele a mierda" (ça sent mauvais), et la famille royale est sur le pont... Il faut sauver la monarchie. La riposte tient en deux points: 1. Opération élagage et nettoyage, voire amputation, des branches pourries. Il faut éloigner du palais, de "la web oficial"... etc., Monsieur gendre et l'infante Cristina. Le présumé ripoux est désormais un "demandeur d'emploi", tellement indigent que depuis six mois il ne peut plus rembourser les traites de son petit palais barcelonais du quartier Pedralbes. 2. Un scénario d'abdication du roi en faveur de son fils Felipe serait en marche. Sa majesté a des difficultés à marcher, se déhanche de plus en plus, et vient d'être opérée d'une hernie discale. Juan Carlos devrait être convalescent et éloigné de ses fonctions durant six mois... Une aubaine pour profiter du créneau, de la vacance. Laetitia Ortiz, qui n'aime guère les infantes, s'impatiente, et Felipe s'efforce de "faire peuple". Jadis, le roi se fit placer une prothèse à la hanche gauche un 14 avril, jour anniversaire de la République. Prémonition? En fait, de plus en plus d'Espagnols lient la monarchie et la crise du système. La monarchie, héritière du franquisme, protège comme lui le capitalisme. Ce sont les luttes sociales de grande ampleur qui aujourd'hui secouent le pays qui mettent en cause, chaque fois davantage, la couronne en tant que partie intégrante d'un système à bout de souffle. D'où l'opération cosmétique. Jean Ortiz

 

 

 
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Un asesinato que resume la historia

3 Mars 2013, 14:19pm

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Actualité de la littérature mémorielle en Espagne

3 Mars 2013, 14:15pm

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Tournage de "Conga"

3 Mars 2013, 13:48pm

Mario Martinez Maquedano jeune cinéaste héraultais tourne actuellement dans l'Hérault un court métrage inspiré de l'histoire de son arrière grand père républicain espagnol.
"Soldat républicain espagnol, Fernando a été contraint à l’exil. Arrivé dans le sud de la France depuis quelques temps, après un passage dans les "camps de regroupement" français, il est témoin de la montée du fascisme en Europe et au cœur de cette terre qui l’accueille.

Court-métrage réalisé par Mario M.Maquedano et produit par Lester Film (http://www.lesterfilm.com/). Ce film qui compte un bon nombre d'habitués des rdv Focus dans son équipe est en tournage à Bédarieux le 1er mars puis à Pézénas les 2 et 3 mars.
"
 

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Campagne Hijos predilectos. Aux Guérilleros et Résistants antifascistes des Asturies 1937-1977

2 Mars 2013, 20:58pm

Ni bandidos ni vencidos” Jesus de Cos

In memoriam

En 2010 la Federación Asturiana Memoria y República (FAMYR) a entrepris une campagne en vue d’obtenir la « reconnaissance » de deux guérilleros asturiens antifascistes, Cristino García Granda et José Antonio Alonso Alcalde, alias commandant Robert, tous deux décorés en France en tant que héros, mais ignorés dans leur propre pays.

            Au cours de cette campagne, nous avons demandé au Parlement des Asturies de leur accorder le titre de Hijos predilectos de Asturias qui est attribué chaque année aux personnes nées dans la Principauté et qui se sont signalées par leurs mérites exceptionnels. Malheureusement, malgré le soutien de 72 organisations et plus de 2 000 signatures, notre demande a été rejetée. En revanche le gouvernement des Asturies décida de l’attribuer à Alberto Aza Arias, alors chef de la Casa real. Au cours des années précédentes, avaient été honorés Sabino Fernández Campo (1991) et le Príncipe de Asturias (1986).

           

            Après le coup d’état fasciste du 18 juillet 1936 et au fur et à mesure qu’avançaient les troupes fascistes, les défenseurs de la République légalement constituée cherchèrent de nouveaux moyens de lutte pour arrêter les putschistes. La guérilla, qui débuta au moment même où se produisit le « Soulèvement National » putschiste et se prolongea jusqu’aux années 60 , agit de façon sporadique, compte tenu de ce qu’une bonne partie des combattants franchirent la frontière française pour combattre le fascisme international. Ils le firent avec l’espoir que sa déroute entraînerait la fin du fascisme espagnol grâce à l’appui international des régimes démocratiques. Bien que beaucoup revinrent et continuèrent la lutte, au milieu des années 50 il apparut évident que la collaboration internationale n’aurait pas lieu, mettant en évidence l’isolement dans lequel ils se trouvaient.

 

            Depuis la fin de la Guerre Civile, c’est le « Tercio Móvil » de l’armée espagnole, la Phalange, et surtout la « Guardia Civil » qui furent chargés de poursuivre et  de détruire les groupes de résistance démocratique organisés en guérillas. La décision de donner un rôle prépondérant à la « Guardia Civil » était due, tant à sa nature propre, le domaine d’action et l’expérience de cette institution armée (la poursuite des bandits et des carlistes au dix-neuvième siècle), qu’à l’intention de mépriser et de déprécier – à l’intérieur et à l’extérieur – la résistance au régime fasciste. En confiant la répression prioritairement à la « Guardia Civil » et non à l’armée, on voulait montrer qu’il ne s’agissait pas d’un problème grave et qu’il n’y avait pas de lien avec la guerre. D’un autre côté, on voulait montrer à la société civile qu’il s’agissait d’un problème de délinquance, et non d’une lutte pour défendre le régime républicain. Dans ce but, furent utilisées des tactiques propagandistes comme le silence sur les actions à contenu politique et la mise en relief de celles, plus violentes, qui pouvaient entraîner un certain rejet de l’ensemble de la société. Dans un même ordre d’idée, une circulaire de la « Dirección General de Seguridad » du 11 avril 1947 interdisait expressément d’employer le mot guérilla, maquis ou guérilleros , et obligeait  à imposer comme terminologie au niveau interne et externe, les concepts de bandits, hors-la-loi ou banditisme.

 

            Mais la lutte armée pour la démocratie existait, et elle était plus importante que le gouvernement putschiste ne voulait l’admettre. À tel point que le Ministère de l’Intérieur donna l’ordre d’anéantir les guérilleros et leurs alliés en vertu de la « ley de fugas », en même temps que se développait énormément la « Guardia Civil » (elle passa de 30 000 gardes en 1936 à 54 000 en 1941). L’importance de la guérilla est prouvée par le fait que, pendant la période 1943-1952, furent attribuées pour les actions anti-guérilla, 908 croix du mérite militaire – qui constituèrent le « medallero », ainsi populairement appelé --, 970 citations aux ordres généraux du corps, qu’il y eut plus de mille affrontements armés et plus de six cents mises à pied dans la « Guardia Civil », entre les blessés et les morts.

 

            Cependant, bien que l’on désigne 1952 comme l’année de la fin de la lutte des guérilleros en faveur de la démocratie représentée par le légitime régime républicain, quelques foyers de résistance de guérilleros subsistèrent   jusqu’aux années 60, comme c’est le cas pour ceux que représentent Quico Sabater, Ramón Vila Capdevila « Caracremada », José Castro Veiga « Piloto », etc.

 

            La honteuse réalité actuelle en Espagne, est que, officiellement, les guérilleros sont considérés comme des brigands ou des terroristes, qualification qui ne peut être amnistiée, pas même par ladite « Ley de Amnistía », parce que leurs condamnations par le régime franquiste sont toujours en vigueur. Pendant des années, et devant tous les gouvernements démocratiques, quel que fût le gouvernement, AGE avec le soutien d’autres organisations et de quelques députés de groupes parlementaires de gauche, a demandé que justice leur soit rendue.

 

            Le Parlement espagnol a refusé toutes les propositions de loi, amendements et questions parlementaires présentés pour qu’ils soient traités à tous les niveaux avec les mêmes avantages que les anciens membres des Forces Armées officielles républicaines. C’est une situation honteuse, incompréhensible, absurde et sans précédent dans d’autres démocraties qui subirent le fascisme dans le passé et où l’on reconnaît et honore la Résistance.

 

                        Pour cette raison, il est urgent de reconnaître la lutte pour la liberté des défenseurs du régime républicain légitime, de la même façon que dans d’autres pays comme la France, l’Allemagne ou la Russie, par exemple. En ce sens, René Pérez, responsable de l’ « Unión de Excombatientes Franceses en España » revendique la réparation de cette injustice et affirme que les guérilleros français qui luttèrent contre le fascisme sont considérés comme des héros ; qu’ils ont une pension spécifique, que les mutilés reçoivent une assistance à domicile et qu’ils on été honorés en diverses occasions.

            En 2013, la « Federación Asturiana Memoria y República » (FAMYR) , l’Association pour la création des archives de la Guerre Civile, les Brigades Internationales, Les Enfants de la Guerre, la Résistance, la Guerrilla et l’Exil Espagnol (AGE) , reprenons une nouvelle campagne en l’étendant à tous les guérilléros et résistants antifascistes asturiens encore en vie. Vivants mais, aujourd’hui encore, oubliés et ignorés par la mémoire collective du peuple des Asturies, nous privant ainsi de l’exemple de leur vie comme combattants pour la liberté.

 

            De la même manière, et pour honorer tous ces combattants anonymes, nous avons proposé d’inclure la « reconnaissance » du « Guerrillero antifranquista desconocido » (Le Guérillero Inconnu).

 

            Pour autant et étant donné leur signification, la Federación Memoria y República (FAMYR) et la Asociación Archivo Guerra y Exilio (AGE) avons pensé qu’ils méritent les plus hautes distinctions que, au niveau institutionnel, l’on concède dans les Asturies : le titre de Hijo predilecto et la Medalla de oro de Asturias. Le titre ne peut être attribué qu’aux personnes encore en vie et la médaille aux personne décédées, avec un maximum de deux personnes.

           

            Pour cela nous demandons votre soutien pour solliciter, auprès de la Principauté des Asturies, la déclaration de Hijo predilecto de Asturias pour  les guérilleros et résistants  dont les noms figurent dans la liste jointe. Nous avons besoin de votre appui explicite et pour cette raison, nous vous serions reconnaissants de nous faire parvenir votre adhésion, individuelle ou collective à la Campaña Hijos predilectos de Asturias a los guerrilleros y resistentes antifascistas asturianos 1936-1977.

 

            Vous pouvez envoyer vos adhésions (nom, prénom et DNI) à :

                         famyr@memoriaurepublica.org  et age@derechos.org ou par la poste à Belmonte de Miranda, 4, entlo, dcha, 33206 Gijón, Asturias et vous pouvez nous suivre sur www.memoriayrepublica.org

            Iil est certain que dans notre petit effort de reconnaissance nous oublierons quelqu’un. Nous le regrettons et nous vous serions reconnaissants de nous informer de tous ceux que vous pourriez connaître.

 

            La campagne atteindra son point d’orgue le 14 avril de 2013 avec l’inauguration du Parc au Commandant Robert à Gijón, avec la présence de José Antonio  Alonso Alcalde, Commandant Robert et de tous ceux auxquels il sera rendu hommage. Nous voulons en faire une authentique fête populaire de revendication de la République.

 

            Salud y República.   Vive la République !

 


Listado

 

Hijos predilectos de Asturias

 

0. Guerrillero antifranquista desconocido

1. José Antonio Alonso Alcalde, Comandante Robert

2. Felipe Matarranz, Comandante Lobo

3. Aladino Castro.

4. Vicente García Riestra.

5. Angel Alvarez Fernandez

6. Felipe Martin Pajares

7. Ángel Villar Tejón

8. Alfredo Rotella Moran

9. Angeles Alvarez Fernandez

10. Gregorio Cenitagoya

11. Aquilino Gomez

12. Joaquín Fernández

13. Luís el de la Matiná

14. Samuel Sanchez, “El cabritu”

 

Medalla de oro de Asturias

. Jose Vitini

. Cristino García Granda

 

 

Ni bandidos ni vencidos” Jesus de Cos.
In memoriam
 
En el año 2010 la Federación Asturiana Memoria y República (FAMYR) realizó una campaña para obtener el reconocimiento de dos guerrilleros antifascistas asturianos, Cristino García Granda y Juan Antonio Alonso “Comandante Robert”. En dicha campaña se solicitaba al Parlamento Asturiano la concesión de título de “Hijos predilectos de Asturias” que se otorga anualmente a personas nacidas en el Principado que se hayan destacado por sus méritos relevantes. Desafortunadamente, a pesar de haber sido respaldada por las firmas de mas de 2.000 ciudadanos y por 72 organizaciones, la petición fue desestimada. En su lugar el gobierno asturiano decidió otorgársela al entonces jefe de la Casa real, Alberto Aza Arias. En años anteriores habían sido galardonados el ex-secretario de la Casa Real Sabino Fernández Campo (1991) o el Príncipe de Asturias (1986).

Tras el golpe de estado fascista el 18 de julio de 1936 y a medida que avanzaban territorialmente las fuerzas militares del bando fascista, los defensores del régimen republicano legal y legítimamente constituido buscaron nuevas fórmulas de lucha para detener a los sublevados. La lucha de guerrillas, que se inició ya en el mismo momento en qué se produce el “Alzamiento Nacional” golpista y se prolongó hasta los años 60, tuvo una actuación irregular teniendo en cuenta que buena parte de los luchadores cruzaron la frontera en dirección a Francia para combatir internacionalmente el fascismo. Lo hicieron con la esperanza que esta derrota provocara el fin del fascismo español gracias al apoyo internacional de los regímenes democráticos. A pesar de que muchos volvieron y continuaron la lucha, a mitad de los 50 fue ya evidente que la colaboración internacional no se iba dar,  haciendo patente el aislamiento a que quedaban relegados.

 

Desde el final oficial de la Guerra Civil, fue el Tercio Móvil del Ejército español, la Falange, y sobre todo la Guardia Civil, los encargados de perseguir y aniquilar a los grupos de resistencia democrática organizados en guerrillas. La decisión de adjudicar un papel preeminente a la Guardia Civil se debió tanto a su propia naturaleza, ámbito de actuación y experiencia de este instituto armado (responsable de perseguir a bandoleros y carlistas durante el siglo XIX), como a la intención de menospreciar e infravalorar ­internamente y externamente- la resistencia al régimen fascista. Encargándose prioritariamente a la Guardia Civil y no al Ejército la represión, se pretendía por un lado que no se reconociera que se trataba de un problema grave o de la misma continuidad de la guerra. Por otro  lado, se quería visualizar ante la sociedad que se trataba de un problema de delincuencia y no de una lucha en defensa del régimen republicano. Para ello, se utilizaron también tácticas propagandísticas como el silenciamiento de las acciones con contenido político y la propagación de aquellas más violentas que pudieran generar un cierto rechazo por parte del conjunto de la sociedad. En este mismo sentido, una circular de la Dirección General de Seguridad de 11 de abril de 1947 prohibía expresamente utilizar el término guerrilla, maquis o guerrilleros, y obliga a establecer como terminología a nivel interno y externo, los conceptos bandoleros, forajidos o bandolerismo.

 

Pero la lucha armada por la democracia existía, y era mayor de lo que el propio gobierno golpista estaba dispuesto a admitir. Hasta el punto que el Ministerio de Interior dio orden de aniquilar a los guerrilleros y enlaces ­mediante la ley de fugas-, a la vez que se amplió en gran medida la plantilla de la Guardia Civil (se pasó de 30.000 efectivos en 1936 a 54.000 en 1941). La importancia de la guerrilla está demostrada por el hecho que en el periodo 1943-1952 se concedieran por las acciones contra la ella, 908 cruces del mérito militar -que configuraron el popularmente llamado “medallero”-, 970 citaciones en las órdenes generales del cuerpo, que hubiera más de mil enfrentamientos armados y más de seiscientas bajas entre heridos y muertos en la Guardia Civil.

 

No obstante, aunque suele establecerse el año 1952 como el año en qué se puso fin a la lucha guerrillera a favor de la democracia representada por el legítimo régimen republicano, quedaron algunos focos de resistencia guerrillera hasta los años 60, como es el caso de los representados por Quico Sabater, Ramón Vila Capdevila “Caracremada”, José Castro Veiga  “Piloto”, etc.

 

La vergonzante realidad actual en el estado español, es que oficialmente a los guerrilleros se les sigue asociando a la condición de bandoleros y terroristas (calificación por tanto no amnistiable ni siquiera por la preconstitucional ley de Amnistía), ya que sus sentencias condenatorias franquistas siguen estando vigentes. Durante años, y ante todos los gobiernos democráticos, gobernara quien gobernara, AGE con el apoyo de otras asociaciones y algunos diputados de grupos parlamentarios de izquierdas, ha reclamado su reconocimiento jurídico.
El parlamento español ha rechazado todas las Proposiciones de ley, enmiendas y preguntas parlamentarias, presentadas para que su equiparación a todos los niveles con los antiguos miembros de las Fuerzas Armadas oficiales republicanas fuera una realidad. Es una situación vergonzante, incomprensible, inaudita y absurda en otras democracias que sufrieron pasados fascistas, en las que se reconoce y honra a la resistencia.

Por todo ello urge, pues, un reconocimiento de la lucha por la libertad de los defensores del legítimo régimen republicano, de igual manera como han procedido en otros países como Francia, Alemania o Rusia, por poner tres ejemplos. En este sentido, René Pérez, responsable de la Unión de Excombatientes Franceses en España, reivindicando la reparación de esta injusticia, afirma que “A los guerrilleros franceses que lucharon contra el nazismo se les considera héroes nacionales; tienen una pensión especial, los mutilados reciben asistencia a domicilio y han sido condecorados en repetidas ocasiones.

Este 2013 desde la Federación Asturiana Memoria y República (FAMyR) y la Asociación para la creación del archivo de la guerra civil, las brigadas internacionales, los niños de la guerra, la resistencia, la guerrilla y el exilio español (AGE) retomamos una nueva campaña extendiéndola a todos aquellos guerrilleros y resistentes antifascistas asturianos que aun quedan vivos. Vivos pero que, aun hoy, siguen enterrados en el olvido e ignorados por la memoria colectiva del pueblo asturiano, robándonos el ejemplo de su vida como luchadores por la libertad.
De igual manera y para honrar a todos aquellos luchadores anónimos hemos propuesto la inclusión de un reconocimiento al “Guerrillero antifranquista desconocido”.
Por tanto y dada su relevancia, desde la Federación Asturiana Memoria y República -FAMYR-, y desde la Asociación Archivo Guerra y Exilio –AGE- hemos creído que son merecedores de las más altas distinciones que, a nivel institucional, se conceden en Asturias: la declaración de Hijo predilecto y la Medalla de oro de Asturias. La primera solo se concede a personas aun vivas mientras que la segunda puede ser concedida a fallecidos aunque solo, como máximo, a dos personas
Por todo ello recabamos tu colaboración para solicitar al Principado de Asturias la declaración de Hijo predilecto de Asturias para los guerrilleros y resistentes que se detallan en el anexo. Necesitamos vuestro apoyo explícito por lo que os agradeceríamos nos hicieseis llegar la adhesión, bien individual bien colectiva a la “Campaña Hijos predilectos de Asturias a los guerrilleros y resistentes antifascistas asturianos 1936-1977”.

Podeis enviar vuestras adhesiones (nombre, apellido y DNI) a:

famyr@memoriayrepublica.org y age@derechos.org

o por correo postal a Belmonte de Miranda, 4, entlo, dcha, 33206 Gijón, Asturias y su desarrollo podreis seguirlo en nuestra web www.memoriayrepublica.org

Por último, es seguro que en nuestro pequeño esfuerzo de reconocimiento nos olvidaremos de alguien. Lo lamentamos y os agradeceríamos nos enviaseis la información pertinente para incluirlo en la campaña de reconocimiento.

La campaña culminará el 14 de abril de 2013 con la inauguración del Parque al Comandante Robert en Gijón, con la presencia del propio Comandante Robert y el resto de homenajeados en lo que pretendemos sea una auténtica fiesta popular de reivindicación de la República.

Salud y República
 


 

 

Listado

 

 

Hijos predilectos de Asturias

 

0. Guerrillero antifranquista desconocido

1. José Antonio Alonso Alcalde, Comandante Robert

2. Felipe Matarranz, Comandante Lobo

3. Aladino Castro.

4. Vicente García Riestra.

5. Angel Alvarez Fernandez

6. Felipe Martin Pajares

7. Ángel Villar Tejón

8. Alfredo Rotella Moran

9. Angeles Alvarez Fernandez

10. Gregorio Cenitagoya

11. Aquilino Gomez

12. Joaquín Fernández

13. Luís el de la Matiná

14. Samuel Sanchez, “El cabritu”

 

 

 

 

Medalla de oro de Asturias

 

. Jose Vitini

. Cristino García Granda

 

 

 

 

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En souvenir de Manuel Madrona

2 Mars 2013, 18:14pm

Cette vidéo a été réalisée par ThauTV.fr en 2009 lors dune exposition d'ASEREF à Sète il y a tout juste quatre ans. Il s'agit d'une rencontre avec notre ami Manuel Madrona, président d'honneur de notre association, disparu il y a quelques semaines. Manuel a passé dix années de sa vie dans les prisons franquistes notamment à Burgos. Nous la présentons à nouveau en souvenir de notre ami qui a largement contribué à l'essor d'ASEREF.

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 76ème anniversaire de la bataille del Jarama, hommage aux brigadistes

1 Mars 2013, 13:56pm

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Campaña Hijos predilectos A los Guerrilleros y Resistentes antifascistas asturianos 1937-1977

1 Mars 2013, 07:58am

 
 

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LLAMAMIENTO DEL CENTRO ESPAÑOL DE MOSCU (Niños de la Guerra en Rusia)

28 Février 2013, 20:47pm

Debido a que el Gobierno de España dejò de subvencionar nuestra Asociaciòn, cuyos gastos en alquiler, electricidad, medios de comnicaciòn, agua, calefacciòn central, etc., alcanzan los 120 mil rublos al mes, los miembros del Centro Español decidieron cubrir estos gastos, pero disponen de recursos financieros muy limitados уа que son muy pocos los que pagan las cuotas anuales a causa de la carestìa de la vida en Rusia.
Rogamos a todos los simpatizantes del Centro Español de Moscù prestarnos ayuda financiera con el fin de no permitir el cierre de esta Casa que asegura la cohesiòn de todos los españoles residentes en Rusia.
 
Requisitos bancarios:
ONG "Centro para el Estudio de la cultura española"
DIRECCIÓN: 107031, Moscú, ul. Kuznetsk puente, 18/7
p / acc. 40703810600080000098 en OJSC "Banco de Moscú"
c / cq. 30101810500000000219
BIC 044525219
KPP 770749388
Pago: Donación. IVA.
 
 

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Marche mémorielle le 9 mars

28 Février 2013, 20:06pm

Marche mémorielle le 9 mars

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"La amiga entrañable" contribution du Colonel Martinez Inglès

28 Février 2013, 19:56pm

 En este país, estimados amigos, somos especialistas en no llamar a las cosas (y a las personas) por su nombre, en jugar al equívoco, en usar y abusar de los eufemismos hasta extremos increíbles y ridículos. Así, por ejemplo, en los últimos tiempos, los españoles en general y los periodistas, tertulianos y dirigentes políticos en particular, en el colmo de la sumisión a lo políticamente correcto, nos hemos puesto de acuerdo en llamar “monarca” a un elitista cazador de elefantes por cuenta ajena; “profesional”, a una señora, también de rancio abolengo, con cuernos perpetuos; “duque”, a un chorizo institucional de larga mano; “infanta”, a una tontita que no se enteraba de nada pero ponía el cazo; “secretario de las infantas” a un orondo y risueño conseguidor regio; “conde”, a un abúlico testaferro, también regio; “ex tesorero”, a un bribón coge taxis de cuello blanco; “sobrecogedor”, a todo político inmerso en apócrifos listados de dinero negro partidario…

 Y también, y de acuerdo con nuestro deprimido lenguaje social en el que la cobardía intelectual tiene gran peso especifico, los habitantes de este nuevo protectorado europeo denominado en la actualidad Merkelandia (antes, según la época, Celtiberia, Iberia, Hispania, Califato Cordobés, España, Borbonia…), nos hemos permitido calificar una y otra vez como “falso, salvo algunas cosas” a lo presuntamente muy veraz; como “cierto” a lo previamente manipulado; como “contrato en diferido y simulado” a lo que no deja de ser un descarado chantaje; como “indiscutible mayoría absoluta” a lo que a todas luces es una encubierta dictadura neoliberal; como “necesarios recortes” a las tajantes ordenes del nuevo Tercer Reich económico alemán… Sin olvidarnos del renuente trágala político consistente en llamar “Estado de las Autonomías” al demencial e ingobernable guirigay taifal, presuntamente federal, en el que a día de hoy nos ahogamos casi todos los ciudadanos españoles.

 

         Y no para ahí la cosa porque, dejando de lado la sabiduría popular de siglos pasados, los que ahora malvivimos en la antes boyante, y ahora reseca, piel de toro ibérica, no nos sonrojamos en absoluto cuando llamamos “amiga”, “amiga íntima”, amiga entrañable”, compañera de caza”, “acompañante regia” o “asesora estratégica”, a una señora de muy buen ver, extranjera ella, a la que nuestros antepasados, los vasallos borbónicos de toda la vida, no se hubieran cortado un pelo en cargarle el nada honroso sambenito popular de “querida”, “amante”, “favorita”, “mantenida regia”, concubina e, incluso, el a todas luces feo y detestable de “barragana”

Pero, amigos, así somos en este país. Tenemos una forma de ser y de hablar muy peculiar, utilizamos a mansalva la perífrasis y los eufemismos para enmascarar nuestro miedo y nuestro ancestral servilismo ante el poderoso. Ahora bien, a mí, que como escritor no tendría por qué molestarme para nada la libertad de expresión y el puro decir de cada quisqui, lo que más me desagrada (y por eso protesto) de todo este tinglado parabólico nacional es lo que acabo de mentar: el miedo, el miedo insuperable, el pánico (tanto personal como colectivo) de amplísimas capas de la sociedad española a enfrentarse al poderoso, al que gobierna, al famoso, al que tiene la sartén por el mango… que todavía en el presente, a comienzos del siglo XXI, sigue instalado, grabado a fuego, en el alma, teóricamente valerosa, de un pueblo como el español. Un pueblo, que si hacemos caso a la historia, conquistó medio mundo esparciendo por doquier cultura y esperanza y que en estos momentos se debate entre la pobreza, la sumisión y la ruina de los valores morales e intelectuales que fueron el motor de su valía histórica ¡Da pena de verdad, amigos!

Pero, y ya termino esta pequeña digresión personal sobre la actualidad que cubre la penosa realidad española ¿Por qué no nos rebelamos los españoles ante este lamentable estado de cosas? ¿A qué viene tanto miedo? ¿Qué tememos los ciudadanos de este país para arrastrarnos permanentemente ante el poderoso que desprecia y arruina nuestras vidas? ¿A un jefe del Estado cojo, lisiado, golferas, acabado, desprestigiado, enfermo, en permanente estado de revisión médica en el “taller” biológico (al que quizá ya esté unido con carácter permanente), que tuvo que pedir perdón por sus pecados al pueblo español (no al cardenal Rouco) y al que todo el mundo, incluidos los sorprendidos embajadores que presentan sus cartas credenciales esbozando una sonrisa ante su juego de muletas previo al besamanos, mira ya con una mezcla de compasión y deseo de que abandone cuanto antes su personal vía crucis? ¿Al presidente Rajoy, a punto de ser desahuciado de su vivienda oficial, con un partido cogido in fraganti cuando se repartía el botín del ladrillo, con una secretaria general que le ha salido tartamuda, con la espada de “Barcenocles” permanentemente sobre su cabeza (y la de todos los españoles) y que se pone como un flan en cuanto su aparato inmunológico le avisa de que la señora Merkel está cerca?              

¡Venga ya, amigos, a ponernos las pilas y a reaccionar cuanto antes que la cosa está fea y el futuro más negro que la boca de un lobo estepario! Empecemos a llamar a las cosas, y a las persona, por su nombre, sin miedo alguno. El miedo no es una rareza, es algo consustancial con el ser humano pero muy fácil de canjear por el valor, estado anímico mucho más placentero y que rinde bastantes más beneficios morales y espirituales; aunque, todo hay que decirlo, en la mayoría de los casos muy pocos materiales.

                           Fdo. Amadeo Martínez Inglés

                           Coronel. Escritor. Historiador 

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L'arrivée des républicains espagnols de la Nueve le 24 aôut 1944 à Paris

28 Février 2013, 17:11pm

 

Document INA sur la libération de Paris dans lequel on ne cite pas les républicains espagnols de la Nueve qui constituent l'avant garde de la deuxième DB qui entre dans Paris le 24 aôut 1944.

 

 Un film rare sur l'exode des républicains espagnols en 1939

28 Février 2013, 06:25am

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L'Indépendant.fr a publié un long extrait (18 des 36 minutes que compte le film) du document de Louis Llech et Louis Isambert tourné à l'hiver 1939 sur l'exode des républicains espagnols dans les Pyrénées-Orientales et intitulé : "L'exode d'un peuple".

Article de l'Idépendant "C'est un document exceptionnel que vient de nous confier l'institut Jean Vigo. La cinémathèque euro-régionale possède l'original du film tourné par Louis Llech et Louis Isambert à l'hiver 1939 sur l'exode des républicains espagnols dans les Pyrénées-Orientales. Ce document aussi rare que précieux a été édité en DVD avec la musique de Virgile Goller avec l'ouvrage «La retirada en images mouvantes» (ed. Trabucaire ) faisant suite aux actes du colloque de l'Institut autour "archives mouvantes"de la Retirada.

A l'heure des commémorations des «journées de la Retirada» à Argelès-sur-Mer, l'Indépendant souhaitait proposer une partie de ce film jamais diffusé sur internet ni à la télévision. Ce document amateur qui montre l'arrivée des républicains à la frontière jusqu'aux camps est un donc une source iconographique unique alors que les images filmiques sur la Retirada sont rares. Il est ici proposé dans sa version intégrale. L'Indépendant remercie chaleureusement l'Institut Jean Vigo, les éditions Trabucaire et Virgile Goller."

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Desenterrando el silencio

28 Février 2013, 06:04am

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PRESENTACIÓN DEL LIBRO: DESENTERRANDO EL SILENCIO] MIÉRCOLES 6 DE MARZO, A LAS 19 HORAS, EN EL PATI MANNING (Carrer de Montalegre, 7. Barcelona)

Participarán: Francesc Escribano, Sergi Bernal, Queralt Solé, Núria Egido (Ventall Edicions) y Leopoldo Blume (Editorial Blume) DESENTERRANDO EL SILENCIO] ANTONI BENAIGES, EL MAESTRO QUE PROMETIÓ EL MAR TEXTOS: FRANCESC ESCRIBANO, FRANCISCO FERRÁNDIZ, QUERALT SOLÉ – FOTOGRAFÍAS: SERGI BERNAL

Una investigación que aborda la vida de Antoni Benaiges, un maestro catalán que formó parte de los educadores que emigraron al interior del territorio español durante la II República para subsanar la alta tasa de analfabetismo a través de nuevas corrientes de renovación pedagógica. En 1934, Benaiges había llegado al pueblo burgalés de Bañuelos de Bureba dispuesto a aplicar en su escuela rural la técnica Freinet, una innovadora metodología pedagógica basada en la participación de los alumnos y el uso de la imprenta.

Al inicio de la Guerra Civil Española, en julio de 1936, Antoni Benaiges desapareció. El libro ha contado con la participación del periodista Francesc Escribano, en el relato de la biografía del maestro; del fotógrafo Sergi Bernal, en la documentación gráfica y la recogida de testimonios; del antropólogo Francisco Ferrándiz, en la narración de su experiencia a pie de fosa, y de la historiadora Queralt Solé, en la contextualización del momento histórico y en la dirección de la obra. Durante más de 75 años, la labor y personalidad de Antoni Benaiges permanecieron en la intimidad del recuerdo de sus antiguos alumnos y de sus compañeros de profesión, mientras su familia deseaba conocer la verdad sobre su paradero. En agosto de 2010, con motivo de la exhumación de una fosa común en el paraje de La Pedraja (Burgos), emerge la memoria del maestro y se inicia una investigación que descubre una historia única, emotiva y poética.

Esta historia refleja la lucha de los maestros de la II República –que fueron los funcionarios que más represalias recibieron en la Guerra Civil Española– y cómo la dictadura franquista truncó su labor pedagógica y, en muchos casos, también sus vidas. [DESENTERRANDO EL SILENCIO] ANTONI BENAIGES, EL MAESTRO QUE PROMETIÓ EL MAR es una coedición de la editorial Blume, Ventall Edicions y la Associació Mirmanda, que tiene, entre otros objetivos, la difusión y promoción de toda clase de actividades culturales e históricas. La finalidad es dar a conocer una historia, casi al límite del olvido, que ha podido ser recuperada gracias a los testimonios de los que lo conocieron u oyeron hablar de él, pero también a partir de los propios textos del maestro y de las redacciones de sus alumnos, que se editaron en la escuela. PRESENTACIÓN DEL LIBRO MIÉRCOLES 6 DE MARZO, A LAS 19 HORAS, EN EL PATI MANNING (Carrer de Montalegre, 7. Barcelona) Participarán: Francesc Escribano, Sergi Bernal, Queralt Solé, Núria Egido (Ventall Edicions) y Leopoldo Blume (Editorial Blume) FRANCESC ESCRIBANO Es escritor, periodista y profesor asociado de Comunicación Audiovisual en la Universidad Autónoma de Barcelona. Ha desarrollado su trabajo como periodista en radio, prensa y, fundamentalmente, en televisión. En su faceta de escritor ha elaborado dos libros, uno sobre el obispo Pedro Casaldáliga y otro sobre el último preso político ejecutado por la dictadura franquista, Salvador Puig Antich. Entre otros galardones, ha recibido el premio nacional de periodismo en el año 2000. SERGI BERNAL Es fotógrafo documental y de viajes. Ha realizado exposiciones en Barcelona, Madrid, Perpiñán, Mataró y Dajla. El reportaje Desenterrando el silencio, proyecto que dignifica a las personas desaparecidas y asesinadas por el fascismo, fue ganador de una beca en el Fórum Fotográfico de Can Basté (2010). FRANCISCO FERRÁNDIZ Antropólogo por la Universidad de California en Berkeley, es Científico Titular del Instituto de Lengua, Literatura y Antropología (ILLA) del Centro de Ciencias Humanas y Sociales (CCHS) del Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC). Sus campos de interés incluyen los estudios culturales, la religiosidad popular, la antropología visual, la antropología médica, la antropología del cuerpo y la antropología de la violencia, con especial énfasis en investigaciones relacionadas con la memoria y el trauma social. Ha sido profesor y/o investigador en una veintena de universidades nacionales y extranjeras. Actualmente es Coordinador de la red europea EDEN (European Doctorate Enhancement on Peace and Conflict Research). Ha publicado numerosos artículos en revistas nacionales e internacionales, y es autor de varios libros. QUERALT SOLÉ Es doctora en Historia Contemporánea y profesora lectora en la Universidad de Barcelona. Es autora de numerosos artículos y libros sobre la Guerra Civil española (violencia, represión, exilio) así como sobre la dictadura franquista y su represión, institucionalización y memoria. --

Desenterrando el silencio

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L'Hommage à cinq résistants espagnols fusillés à Nantes le 13 février 1943

27 Février 2013, 17:41pm

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Reportage de France 3

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Marea tricolor!

27 Février 2013, 15:33pm

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El 23-F ha sido el comienzo de la unidad de todas las luchas...ese es el camino.
Si el 23-F nos ha parecido un día simbólico...imagine lo que será el 14-A. Día en que se proclamo la II República y el pueblo echo abajo un régimen.

Este 14 de Abril, todas las mareas, todas las personas, todas las organizaciones democráticas, nos fundimos en LA MAREA TRICOLOR: TODOS UNIDOS PARA TUMBAR A UN GOBIERNO...¡GOBIERNO DIMISIÓN ES SU LEMA!

¡Por una República Democrática de Trabajadores de toda clase y Federal!
¡ PÁSALO!

Convocatorias MAREA TRICOLOR

MADRID: 14-A, 12:30. Cibeles-Sol.

Empieza a organizarlo en tu ciudad Y si no sabes cómo, contacta: http://www.facebook.com/federacion.republicanos

Marea tricolor!

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Mujer y Memoria

27 Février 2013, 15:24pm

Mujer y Memoria
Mujer y Memoria

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Marcha memorial Batalla de Guadalajara

27 Février 2013, 14:34pm

IIª Marcha memorial Batalla de Guadalajara


http://www.foroporlamemoria.info/

Sábado 16 de marzo de 2013

09.30 Torija. Plaza del ayuntamiento. Recepción en la antigua comandancia militar. Información sobre la localidad y sobre el itinerario.


10.00. 10.30. Salida hacia mirador sobre Brihuega. 


10.30-11.00. Mirador sobre Brihuega. Cota 709. Explicación sobre el terreno.


11.00-12.00. Llegada a Brihuega y marcha a la zona del castillo. Acto en el muro de las ejecuciones
.

12.00. Salida hacia el campo atrincherado de El Pinoso (Canredondo), vía valle del Tajuña.


13.00-14.00 visita a las trincheras de El Pinoso. Explicación sobre el terreno.


14.00-14.30. Salida hacia Mirabueno.

14.30-15.00. Mirabueno. Visita al Mirador de Mirabueno. Vistas sobre el valle del Badiel, Mandayona y Cerro de San Cristobal. Explicación de las acciones militares en la zona.


15.00. Comida popular en el Frontón de Mirabueno.

Fin de la visita.

La visita se realizará en coches particulares de los participantes.

El Foro proporcionará itinerarios por escrito a los participantes y ofrecerá guía y explicaciones en cada punto escogido. La comida popular será encargada para el número de participantes que se inscriban.

Inscripción comida: (Coste estimado 6 euros).

Reservas e información: marchaguada2013@gmail.com

Marcha memorial Batalla de Guadalajara

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Promo pour un « rojo » qui sent le soufre

27 Février 2013, 13:56pm

 

legrandsoir

Celui qui a rencontré un jour Jean Ortiz ne pourra pas l’oublier. Imaginez la volubilité passionnée d’un Fabrice Luchini qui serait vêtu de noir comme Zorro (sans le masque), mais plus grand et coiffé d’une tignasse épaisse et frisottante.

Jean Ortiz a traversé clandestinement des pays d’Amérique latine en révolution comme correspondant de presse. Il a été en poste à Cuba. Il a rencontré entre autres Hugo Chavez, Fidel et Raul Castro.

Il a écrit un livre sur ses mémoires, comme s’il était vieux. Il s’y confie sans pudeur (avec humour, truculence et auto-dérision) en traçant son itinéraire, jamais déconnecté du contexte politique. Si « Rouges vies » est au pluriel, ce n’est pas une erreur.

Fils de prolo guérillero communiste, universitaire, écrivain, journaliste, poète, conférencier, auteur d’articles pour Le Grand Soir, il mêle ses confidences à l’Histoire « pour donner à son livre un caractère inédit et inclassable » nous dit l’éditeur.

Il a créé le grand festival Culturamerica à Pau. En 2002 il y avait invité un syndicaliste bolivien désargenté qui piqua un somme sur son canapé avant d’aller débattre avec José Bové. Jean Ortiz rit : « . 3 000 personnes dans les amphis de la fac de droit étaient venus pour Bové et ont été fascinées par cet Indien que tout le monde avait présenté comme un trafiquant de drogue parce qu’il cultivait de la coca ». Son nom : Evo Morales.

Jean Ortiz raconte aussi qu’il a rencontré Danielle Mitterrand (avec qui le courant est passé) et François Mitterrand (là : un court-circuit avec les étincelles de la colère du président qui a pris la plume pour dire comment disjoncter devant un journaliste lucide).

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Apprécions la faconde de Jean Ortiz quand il parle de ses frères innombrables : « Ils ont tant donné, de générosité, de sacrifices, d’altruisme, tant souffert de voir leur idéal ensanglanté ; syndicalistes résistants, éveilleurs de conscience, socialistes, ceux qui n’ont pas oublié mon Jaurès tarnais, que continuent à enterrer les "sociolibéraux"... et tant d’autres apostats... camarades trotskystes, militants "verts", verts-rouges, altermondialistes, écosocialistes, flamencos, combattants de la théologie de la libération, anarchistes de mille blessures, militants "sans étiquette", syndicalistes de classe, Cégétistes, Solidaires, FSUistes, SNESupistes...C’est un joli nom SNESup... tant d’années, d’espoirs, de défaites, de résistances, de petites avancées, de tendresses, de « vilaineries » aussi, l’histoire, l’essentiel, le sens de la lutte, tout le reste se cicatrise... "hussards noirs" admirables... »

Jean Ortiz : « Rouges vies. Mémoire(s) ». Janvier 2013, 314 pages, 21 euros. Deuxième édition (revue et corrigée).

Edition librairie des territoires. 32.120 Sarrant. Collection « Parcours militants ».

il n’y aura sans doute pas de troisième tirage. Foncez sur ce collector en passant commande auprès de la librairie de la Renaissance qui vous l’enverra à domicile :
Librairie de la Renaissance
Tél. : 05.61.44.16.32
E-mail : librairie.renaissance@wanadoo.fr

Site internet (pour tous les autres livres, sauf celui-ci en ce moment) : http://www.librairie-renaissance.fr

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Homenaje a Cristino García y a Antonio Machado en la calle Cristino García de La Courneuve (París), el 23 de febrero de 2013

27 Février 2013, 10:47am

Antes de que nevara, esta tarde, nos fuimos para la calle vecina de La Courneuve llamada de Cristino García  (las hay con el nombre del famoso guerrillero español en casi todas las ciudades de las afueras de París y en el XX distrito de la capital francesa) con ramos de flores tricolores y la bandera de la República española.

   Primero leímos un articulo sacado de Internet, el que se cuentan las luchas del minero y marinero originario de Sama de Langreo, Asturias, como tantos grandes luchadores republicanos españoles, como nuestro amigo Jesús de Cos, quien vino el 26 de agosto pasado a dicha calle a poner flores y a alzar orgullosamente un puño rebelde, y al que no olvidamos, como el Comandante Robert, quien vendrá en abril a Bobigny, a inaugurar la calle de los republicanos españoles, como también Mariano Fernández Fernández, "el barbas de oro".

   Entre otras cosas importantes, el artículo en francés explica cómo, tras pasar a Francia al final de la guerra, Cristino García Granda participó en la Resistencia contra los nacis, fue jefe de la Brigada de Tarbes, comandante de la 21 Brigada del Gard y de la Tercera División de Guerrilleros Españoles. Fue condecorado con la legión de honor ya que, como el Comandante Robert (José Antonio Alonso Alcalde), participó en la liberación de Foix y en la batalla de la Madeleine. El 4 de febrero de 1944 participó en la liberación de los presos políticos de Nîmes.

https://mail.google.com/mail/images/cleardot.gif

   En otoño del 44 Cristino García Granda participó en la operación del Valle de Arán. En abril del 45 pasó a Cataluña y a Madrid y se encargó de la organización de los guerrilleros. Era responsable de la 5a Agrupación de Guerrilleros Centro-Extremadura. Con su grupo fueron detenidos y traducidos ante un consejo de guerra el 22 de enero del 46. El 21 o el 22 de febrero del 46 fue fusilado con 10 otros luchadores.

   Después leímos la página 13 del libro de Secundino Serrano, Maquis (historia de la guerrilla antifranquista), que explica que "Cristino García Granda es un héroe en Francia y un bandolero en España,...que el guerrillero asturiano que había dedicado toda una vida a luchar por la causa de la libertad, fue tratado por la justicia franquista como un vulgar delincuente, y concluyó su aventura ideológica y vital frente a un pelotón de fusilamiento en la prisión de Carabanchel". En esta página el historiador cita al valiente guerrillero : "...tenemos que dar ...la vida y mil vidas que tuviéramos pues todo hay que darlo por bien empleado por la libertad y el triunfo del pueblo y la democracia" escribió antes de entrar en capilla".

   Antes de que nuestro amigo José se subiera a poner las flores, mientras nuestro amigo portugués Albinio sostenía simpáticamente nuestra bandera republicana española, María Armonía (de Asturias) leyó el bonito himno guerrillero, yo el poema de Antonio Machado (quien murió el 22 del aciago mes de febrero del 39) Una España joven : "Tú, juventud más joven, si de más alta cumbre / la voluntad te llega, irás a tu aventura despierta y transparente a la divina lumbre, /como el diamante clara, como el diamante pura".

Estos versos esperanzados los escribió en 1914 el poeta (que falleció en Collioure), cuando España no participó en la primera guerra mundial, sin saber que en los años venideros su país sí que participaría (con una división fascista) en otra guerra mundial de la que la de España sería el trágico inicio.

   Por fin José se subió a la escalera que se trajo para poner nuestras preciosas flores d e homenaje al guerrillero asturiano, nos hicimos fotos congelados y desde lejos al marcharnos miramos satisfechos la placa a Cristino García Granda, quien bien se mereció este humilde homenaje y se merece alguno grande y sonado en su patria, como se lo han hecho ayer nuestros amigos Republicanos de Santander, a la vez que se lo rindieron al guerrillero Jesús de Cos.

   Por Cristino García, por Jesús, por Machado, por el Comandante Robert, gritamos : "¡ Viva la República !"

 

Rose-Marie Serrano (Amigos de los Republicanos Españoles  en región parisina)

 Harlem Désir veut réécrire l'histoire

25 Février 2013, 18:21pm

L'assemblée générale de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France ASEREF a approuvé à l'unanimité la déclaration ci-dessous et a décidé de demander un droit de réponse à France 2 après les propos tenus par Harlem Désir 1er secrétaire du Parti Socialiste. L'Assemblée générale appelle à signer cette déclaration et à interpeler les différentes instances du PS et les parlementaires socialistes. Pour signer:

http://www.petitionduweb.com/Petition_republicains_espagnols_non_au_negationnisme-1000224.html

ASEREF appelle les républicains espagnols et les familles de républicains espagnols à témoigner de l'accueil des autorités françaises en 1939 . Constituez votre dossier et faites le nous parvenir par mail aseref@netcourrier.com . ASEREF constituera grâce à vos témoignages un dossier qui servira de base à l'élaboration d'un projet de loi pour la Vérité, la justice et la reconnaissance officielle pour les républicains espagnols ASEREF se réserve la possibilité d'aller en justice pour faire condamner les propos négationnistes DECLARATION D'ASEREF Républicains espagnols : Harlem Désir veut réécrire l’Histoire L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) s’indigne des propos tenus par le secrétaire national du Parti Socialiste, monsieur Harlem Désir, lundi 21 janvier 2013 lors de l’émission « Mots Croisés » sur France 2. Le sujet de l’émission était l’intervention française au Mali. Le Secrétaire du Parti Socialiste, député européen, a tenu les propos suivants : « Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ». Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République. C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts. C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco. C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées. N’est-ce pas le ministre de l’intérieur du cinquième gouvernement radical-socialiste de monsieur Daladier qui signe cette circulaire aux Préfets le 30 octobre 1939 ? Extraits : « Il m’est apparu qu’il était nécessaire de préciser à nouveau les conditions dans lesquelles doivent être utilisés les miliciens espagnols internés dans les camps du Sud-Ouest (…) ne seront désormais employés à titre individuel, soit dans l’industrie, soit dans l’agriculture, que les miliciens sur lesquels des renseignements favorables auront été recueillis (…) en conséquence les services de police devront effectuer une enquête minutieuse concernant la conduite de ces étrangers depuis qu’ils sont en France et, si cela est possible, leur activité avant leur arrivée dans notre pays (…) Placement dans l’industrie et l’agriculture : les miliciens pourront être mis à disposition , ils seront nourris par leurs employeurs et hébergés par la commune (…) je vous rappelle qu’il convient de soumettre les intéressés à la surveillance des services de police et de faire vérifier notamment s’ils rejoignent, chaque soir, le local où ils sont logés… » signé : Le secrétaire général du Ministre de l’Intérieur J. Berthoin. ». Ainsi Monsieur Désir la France de la Troisième République montrait sa « solidarité » à l’égard des espagnols par une surveillance de chaque instant par les services de police, par leur exploitation éhontée dans l’industrie et l’agriculture. « Ces espagnols étaient reconnaissants …» dites-vous. C’est la France qui devrait être reconnaissante à l’égard des républicains espagnols qui ont dans la résistance et dans l’armée contribué à libérer la plupart des villes de France dont Paris. Comme nous l’avons déjà écrit au Président de la République, François Hollande, nous demandons vérité, justice et reconnaissance officielle pour les républicains espagnols. Nous demandons que ces pages de l’histoire que vous voulez occulter puissent intégrer les manuels scolaires. Vos propos à la télévision relèvent d’une volonté de travestir l’Histoire et de l’enjoliver, ils sont choquants. Je tenais au nom familles et descendants des républicains espagnols et de tous leurs amis vous faire part de notre indignation et de notre volonté de mettre au grand jour une réalité historique que vous essayez de nier.

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Activités Aseref

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Homenaje a la diputada del Frente Popular, Dolores Ibárruri, en la calle de Bobigny (afueras de Paris) el 16 de febrero de 2013

20 Février 2013, 14:01pm

Hoy, 16 de febrero de 2013, recordando la importancia para España del Frente Popular y de la gran luchadora comunista, la diputada Dolores Ibárruri, elegida el 16 de febrero de 1936, nos reunimos delante de la placa que lleva su nombre en Bobigny (afueras de Paris) unos amigos de Los Republicanos Españoles de región parisina y un amigo del PRCF (Polo de Renacimiento Comunista en Francia), Jean-Michel.

Leimos el discurso de la Pasionaria "No pasarán" del 19 de julio de 1936, en el que llamaba al pueblo a la resistencia contra los golpistas facciosos y fascistas. Es un emocionante discurso, publicado en la colección Points en edición bilingüe, con el de Salvador Allende del 11 de setiembre del 73 y también con un discurso de Victor Hugo del 20 de abril de 1853.

Valentín se subió a poner las flores tricolores arriba del poste con la placa, se nos juntó Jalid, un joven trabajador del barrio de origen marroquí que hablaba un perfecto castellano y nos entendió mientras leíamos y se sonrió con gran simpatía.

No nos encontró Manuel con el joven Marcus, por estar la placa casi al final de la calle (no al principio) , pero les agradecemos que hayan hecho también el viaje.

Enarbolamos orgullosamente la bandera tricolor junto a la placa y gritamos "Viva el Frente Popular !" y " Viva la República !", antes de mirar de lejos la placa a la Pasionaria ya florida y de irnos a tomar algo juntos a hablar del Coronel Martínez Inglés, dándole la razón en todo lo que ha afirmado últimamente y de la calle de los republicanos españoles de Bobigny por inaugurar en abril.

Fue un bello y emocionante homenaje.

¡ Viva el Frente Popular, que tan esperanzador fue para España y que de nuevo se necesita (creemos) en Francia como en España !

Rose-Marie Serrano

Los Amigos de los Republicanos Españoles de región parisina

 

Hommage à la députée espagnole du Front Populaire, Dolores Ibárruri, à Bobigny, le 16 février 2013

Aujourd’hui, 16 février 2013, nous rappelant l’importance pour l’Espagne du Front Populaire  et de la grande combattante communiste, la députée Dolorès Ibárruri, élue le 16 février 1936, nous nous sommes réunis  devant  la plaque qui porte son nom à Bobigny, des amis des Républicains Espagnols de région parisienne et un ami du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France), Jean- Michel.

Nous avons lu le discours de la Pasionaria « No pasarán » (« Ils ne passeront pas ») du 19 juillet 1936, le lendemain du soulèvement, où elle appelait le peuple à la résistance contre les rebelles fascistes. C’est un magnifique et émouvant discours, publié dans la collection Points en édition bilingue, avec celui  de Salvador Allende du 11 septembre 73 ainsi qu’un discours de Victor Hugo du 20 avril 1853.

Valentín monta mettre les fleurs tricolores sur le poteau soutenant la plaque ; Khalid, un jeune travailleur balbynien d’origine marocaine qui parle un excellent espagnol et nous comprit pendant que nous lisions,  et se joignit à nous avec un grand sourire amical.

Manuel, venu avec  le jeune Marcus, ne nous a hélàs pas trouvés car la plaque se trouve presque à la fin de la rue, non au début, mais nous leur sommes reconnaissants du voyage.

Nous brandîmes  fièrement le drapeau  républicain espagnol aux  trois couleurs éclatantes (rouge, jaune et violet) et  criâmes « Vive le front Populaire ! », « Vive la République ! » (celle-ci fut agressée par les fascistes pour avoir entrepris audacieusement les réformes du Front Populaire).

Puis nous regardâmes satisfaits de loin la plaque fleurie à la Pasionaria  et nous partîmes boire  quelque chose en évoquant le courageux Colonel Martínez Inglés, en lui donnant raison  sur tout ce qu’il a affirmé dernièrement ainsi que la rue des républicains Espagnols de Bobigny, à inaugurer en avril.

Ce fut un bel  et très émouvant hommage.

Vive le Front Populaire, qui remplit  d’espoir  et de courage le peuple espagnol, et dont, croyons-nous, ont encore besoin la France et l’Espagne !

 

Rose-Marie Serrano

(Amis des Républicains Espagnols de région parisienne)

Homenaje a la diputada del Frente Popular, Dolores Ibárruri, en la calle de Bobigny (afueras de Paris) el 16 de febrero de 2013

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. Soutenez la déclaration d'ASEREF dénonçant les propos d'Harlem Désir

24 Janvier 2013, 10:44am

Publié par Eloi Martinez Monegal


L'assemblée générale de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France ASEREF a approuvé à l'unanimité la déclaration ci-dessous et a décidé de demander un droit de réponse à France 2 après les propos tenus par Harlem Désir 1er secrétaire du Parti Socialiste.

L'Assemblée générale appelle à signer cette déclaration et à interpeler  les différentes instances du PS et les parlementaires socialistes. Pour signer:

 http://www.petitionduweb.com/Petition_republicains_espagnols_non_au_negationnisme-1000224.html

ASEREF appelle les républicains espagnols et les familles de républicains espagnols à témoigner de l'accueil des autorités françaises en 1939 . Constituez votre dossier et faites le nous parvenir par mail aseref@netcourrier.com .

ASEREF constituera grâce à vos témoignages un dossier qui servira de base à l'élaboration d'un projet de loi pour la Vérité, la justice et la reconnaissance officielle pour les républicains espagnols

ASEREF se réserve la possibilité d'aller en justice pour faire condamner les propos négationnistes

DECLARATION D'ASEREF

Républicains espagnols : Harlem Désir veut réécrire l’Histoire


L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) s’indigne des propos tenus par le secrétaire national du Parti Socialiste, monsieur Harlem Désir,  lundi 21 janvier 2013 lors de l’émission « Mots Croisés » sur France 2. Le sujet de l’émission était l’intervention française au Mali. Le Secrétaire du Parti Socialiste, député européen, a tenu les propos suivants :
« Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ».

Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République.

C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts.

C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco.
C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées.
N’est-ce pas le ministre de l’intérieur du cinquième gouvernement radical-socialiste  de monsieur Daladier qui signe cette circulaire aux Préfets le 30 octobre 1939 ?
Extraits :
« Il m’est apparu qu’il était nécessaire de préciser à nouveau les conditions dans lesquelles doivent être utilisés les miliciens espagnols internés dans les camps du Sud-Ouest (…) ne seront désormais employés à titre individuel, soit dans l’industrie, soit dans l’agriculture, que les miliciens sur lesquels des renseignements favorables auront été recueillis (…) en conséquence les services de police devront effectuer une enquête minutieuse concernant la conduite de ces étrangers depuis qu’ils sont en France et, si cela est possible, leur activité avant leur arrivée dans notre pays (…) Placement dans l’industrie et l’agriculture : les miliciens pourront être mis à disposition , ils seront nourris par leurs employeurs et hébergés par la commune (…) je vous rappelle qu’il convient de soumettre les intéressés à la surveillance des services de police et de faire vérifier notamment s’ils rejoignent, chaque soir, le local où ils sont logés… » signé : Le secrétaire général du Ministre de l’Intérieur J. Berthoin. ».

Ainsi Monsieur Désir la France de la Troisième République montrait sa « solidarité » à l’égard des espagnols par une surveillance de chaque instant par les services de police, par leur exploitation éhontée dans l’industrie et l’agriculture.

« Ces espagnols étaient reconnaissants …» dites-vous. C’est la France qui devrait être reconnaissante à l’égard des républicains espagnols qui ont dans la résistance et dans l’armée contribué à libérer la plupart des villes de France dont Paris.

Comme nous l’avons déjà  écrit au Président de la République, François Hollande, nous demandons vérité, justice et reconnaissance officielle pour les républicains espagnols. Nous demandons que ces pages de l’histoire que vous voulez occulter puissent intégrer les manuels scolaires.

Vos propos à la télévision relèvent d’une volonté de travestir l’Histoire et de l’enjoliver, ils sont choquants. Je tenais au nom  familles et descendants des républicains espagnols et de tous leurs amis vous faire part de notre indignation et de notre volonté de mettre au grand jour une réalité historique que vous essayez de nier.

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En 2013 ensemble pour la vérité, la justice et la reconnaissance

2 Janvier 2013, 17:33pm

Publié par Eloi Martinez Monegal


 


Pour la première fois depuis 68 ans le 25 août 2012 des dizaines d’associations du souvenir républicain espagnol de France et d’Espagne ont obtenu dans l’union la présence du drapeau de la seconde République espagnole en hommage aux soldats républicains espagnols de la Nueve (Neuvième compagnie de la 2ème division blindée  du général Leclerc) lors de la cérémonie commémorative de la libération de Paris. C’est une première victoire.

 En 2013 continuons à exiger vérité, justice et reconnaissance nationale pour les républicains espagnols qui ont contribué à libérer la France.
 

Eloi Martinez Monegal Président d’ASEREF
 
 

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Pour la mémoire républicaine

29 Novembre 2012, 20:45pm

Publié par Eloi Martinez Monegal


MANIFESTE ACTUALISE POUR LA DEFENSE
DE LA MEMOIRE HISTORIQUE REPUBLICAINE
 
Les incommensurables victimes du franquisme continuent d'être oubliées et réduites au silence, lorsqu'elles ne sont pas maltraitées et négligées dans l'Espagne d'aujourd'hui. Les crimes du régime de Franco continuent d'être protégés par l'impunité que leur a octroyée jusqu'à aujourd'hui la démocratie espagnole. Les victimes du franquisme revendiquent la même considération et les mêmes expressions de solidarité et d'engagement envers la mémoire que celles manifestées pour les victimes de l'ETA, avec une égale justice, depuis le Président du Gouvernement, les Parlements nationaux et autonomes, le Gouvernement d'Espagne, jusqu'à tous les partis politiques. Les organisations et associations, qui arborent le drapeau de la mémoire démocratique, revendiquent la vérité, la justice et la réparation pour les victimes de l'histoire de la démocratie espagnole. La mémoire de ces victimes devrait aussi se perpétuer aux générations futures.
 
Nos revendications :
 
1°.- Nous dénonçons la détresse juridique dans laquelle se trouvent les victimes du franquisme et la cause de la Mémoire historique après la sentence du Tribunal Suprême du 14 mai 2010 qui destitua le juge Garzón pour avoir initié la liste 53/2008 E relative à la recherche des crimes du franquisme.
Nous dénonçons également les dernières décisions du Gouvernement du Parti Populaire qui ont entraîné une grave régression des politiques publiques relatives à la  Mémoire, en Espagne.
 
Nous exigeons la recherche de la vérité historique en opposition au révisionnisme que la droite au pouvoir prétend imposer en matière politique, juridique et éducative. Par conséquent, nous demandons instamment au Gouvernement et au Parlement Espagnol de créer une commission de la vérité sur les crimes du franquisme, afin d'enquêter sur ces faits dramatiques afin que cela  permette aux victimes, aux résistants  et aux prisonniers de la dictature d'obtenir une entière réparation.
 
Nous encourageons les associations mémorielles à internationaliser les exigences de Mémoire, de dignité et de justice des victimes du franquisme, en ayant recours à toutes les voies légales possibles, pour déposer les requêtes et les plaintes afin de juger et de condamner ces crimes, comme le font le Tribunal Européen des Droits de l'Homme et le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU.
Comme le font également les tribunaux judiciaires argentins par le Réseau citoyen d’aide à la Querella Argentina (Red AQUA). De la même façon et comme cela va se faire au Mexique, nous encourageons les associations mémorielles, les partis et les syndicats français, lieu de résidence d'une part importante de l'exil républicain espagnol, à  ouvrir la voie juridique au moyen de dépôt de requêtes et de plaintes afin de presser instamment  la Justice française d’enquêter sur les crimes franquistes.


 
 


2° -.Nous manifestons publiquement notre soutien et notre solidarité aux engagements menées jusqu’au bout en la matière par l'ancien juge Baltasar Garzón, spécialement en ce qui concerne la liste 53/2008 E relative aux  enquêtes sur les crimes du franquisme.
 
De même, nous manifestons notre indignation face à l’arbitraire destitution judiciaire de Baltasar Garzón,  situation qui jette le discrédit sur la justice espagnole car par son attitude, en s’appuyant sur les secteurs réactionnaires de la magistrature elle a sanctionné l'engagement déterminé, courageux et ferme de Garzón en faveur des victimes du franquisme et en défense de l'application du droit pénal international sur la question des crimes contre l'humanité de la dictature en Espagne.
 


3°.-Pour des raisons de dignité, de justice et de réparation historique, il est également indispensable, dans ces temps de crise et de restrictions budgétaires, que les administrations publiques maintiennent les programmes et les actions destinés à la récupération de la Mémoire historique, de la guerre civile, de la guérilla, de la dictature, de l'exil, en les dotant des ressources nécessaires. Dans ce sens, nous estimons indispensable que l'actuel Gouvernement d'Espagne maintienne dans les Budgets Généraux de l'État pour l'année 2013 et les suivantes, la part allouée à la Mémoire historique.

 

Nous exigeons également du Gouvernement Espagnol qu'il remette en place le Bureau des Victimes de la Guerre Civile et de la Dictature qui a pour mission de coordonner l'exhumation de disparus et qui a été supprimé par le Gouvernement du PP en mars 2012.

 

Nous prions instamment les différents Gouvernements autonomes de récupérer, ou de promouvoir, les politiques publiques de la Mémoire qui, comme c'était le cas pour le Programme Amarga Memoria du Gouvernement d'Aragon, avait développé jusqu’en 2011 un travail méritoire en ce sens.

 

4°.- Nous prions instamment le Parlement et les différents Parlements et organes législatifs autonomes qu’en session plénière solennelle, ils rendent un hommage institutionnel aux victimes de la dictature franquiste, conformément à la Résolution sur le souvenir, la reconnaissance et la réparation morale des personnes fusillées et de celles qui ont subi des représailles durant la guerre civile en Navarre, approuvé par l'ensemble du Parlement de Navarre le 10 mars 2003.

 

 

5°.- Nous manifestons nos divergences devant les lacunes et les défauts de la Loi  52/2007 sur la Mémoire historique, laquelle a déçu les attentes initialement placées en elle. Étant donné que cette loi semble pouvoir être  améliorée, nous pressons instamment les députés de gauche de  promouvoir et d’appuyer les initiatives parlementaires en ce qui concerne :

- la résolution des problèmes juridiques demandée par les victimes, en particulier l'exigence d'une déclaration de nullité et d'illégitimité de tous les jugements et décisions judiciaires ou administratives dictés par des motifs politiques, idéologiques ou religieux par les tribunaux,  organes pénaux ou administratifs durant la dictature franquiste.

 

- L'inclusion dans la dite loi, en application du droit pénal international (signée par l'Espagne en 1985 et reprise dans l'art 23.4 de la Loi Organique du Pouvoir Judiciaire) du principe de justice universelle, de l'examen de «crimes contre l'humanité» commis par le régime de Franco (article 7 du Statut de la Cour Pénale Internationale)  et donc imprescriptibles.

 

- Exiger que toutes les exhumations de fosses qui sont menées soient faites avec les garanties juridiques légales, ce qui suppose qu'elles doivent toujours se réaliser en présence d'un juge.

 

- Donner la réponse à la question des biens dérobés aux victimes républicaines, ce qui, avec la répression économique, a été souvent oublié.

 

- Finir avec l'impunité des auteurs d'actes, des responsables des crimes franquistes, en appliquant rétroactivement le principe de justice universelle, conformément aux résolutions 3 et 95 de l'Assemblée générale des Nations Unies et de la décision de la Section 4ª du Tribunal Européen des Droits de l'Homme du 17 Janvier 2006.

 

- Inclure dans le texte de la loi, comme fondements de droit, les résolutions 32, 39 et 95 de l'ONU condamnant le franquisme.

 

6°.-Tant que ne seront pas corrigées les défauts de la loi 52/2007 de la Mémoire historique nous réclamons malgré tout sa pleine application et en particulier, l’application de l’article 15 faisant référence à la suppression de la toponymie et des symboles franquistes dans toutes les villes et villages d'Espagne.

De même, nous exhortons le gouvernement d'Espagne et les différents Gouvernements autonomes à se mettre d'accord avec l'Eglise catholique pour faire disparaître  toutes les plaques et mémorials franquistes existants dans leurs églises, dans le cas contraire ces édifices religieux ne devront pas  bénéficier de subvention ou de travaux de restauration, financés sur fonds  publics, qu’ils appartiennent à l’Etat ou aux autonomies.

 

7°.-Nous demandons instamment au Gouvernement d'Espagne de retirer, dès que possible, les restes de Francisco Franco de la basilique « del Valle de los Caídos »  car, comme le signalait Baltasar Garzón, "les restes du responsable des crimes ne peuvent pas se trouver près des victimes" cela constitue "la plus grande et ultime offense qui peut leur être faite". De la même manière, nous exigeons du Gouvernement d'Espagne qu'il facilite l'identification et la restitution des restes des républicains enterrés dans « el Valle de los Caídos », comme leurs familles ne cessent de le réclamer depuis des années.

 

8°.- Nous considérons également que, tant le ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports, que les différents départements de l'Education des Communautés Autonomes, doivent promouvoir, dans leurs programmes et plans d'études, les contenus didactiques qui permettent l'étude de ce que représente la République, la guerre civile, la dictature franquiste, l'exil et la déportation vers les camps nazis dans l'histoire d’Espagne. Aussi, nous estimons fondamental l'implication de la jeunesse dans le maintien actif de la mémoire historique,  comme garantie de la transmission de celle-ci aux générations futures.

 

De même, nous croyons que des projets de coopération transfrontalière devraient être soutenus et coordonnés par les diverses instances éducatives, comme c'est le cas pour les Routes de la Mémoire, qui sont destinées aux élèves de l'enseignement secondaire et qui sont bien accueillis par les élèves et les enseignants à la fois en Aragon et dans le département français des Pyrénées-Atlantiques. Ce projet a bénéficié de l'appui des autorités du Conseil Général, du Conseil Régional d'Aquitaine et de la ville d'Oloron Sainte-Marie. Nous estimons que le modèle proposé par les Routes de la Mémoire peut être étendu, avec les adaptations nécessaires, aux projets éducatifs d'autres Communautés Autonomes espagnoles et de départements français qui pourraient être intéressés.

 

 

9°.- Nous appuyons la célébration de la II Rencontre Étatique Républicaine convoquée par la  Junta estatal republicana (JER) qui se tiendra en 2013 afin de concrétiser des éléments du programme, des actions et des initiatives pour atteindre la mise en place de la Troisième République en Espagne.

 

Nous réaffirmons notre conviction que, comme le signalait l'éminent historien Paul Preston lors d'une conférence donnée à Teruel le 19 mai 2006, «la récupération de la mémoire est cruciale», non seulement parce qu'elle implique la réhabilitation des victimes, mais, aussi, parce qu'elle permet de réaffirmer les principes de notre démocratie. Pour tout cela, en mémoire des victimes et des détenus oubliées pendant tant d'années, et aussi comme juste hommage aux valeurs républicaines qui ont donné une raison d'être à son engagement social et politique, la Mémoire historique est, et sera toujours, une mémoire nécessaire. Et c’est par la signature du présent manifeste que les associations mémorielles assument leur travail et leur engagement.

 
Oloron Sainte-Marie, 27 novembre 2012

Contact:

TERRES DE MEMOIRE(S) ET DE LUTTESassociation.tml@orange.fr
1 Rue Gassion
64400 - OLORON STE MARIE





MANIFIESTO ACTUALIZADO EN DEFENSA DE LA MEMORIA HISTÓRICA REPUBLICANA

 

            Las inconmensurables víctimas del franquismo siguen estando olvidadas y silenciadas, cuando no ultrajadas y despreciadas en la España de hoy.  Los crímenes del  régimen de Francocontinúanprotegidos por la impunidad que le ha otorgado hasta hoy la democracia española.  Las víctimas del franquismo reivindican la misma consideración y las mismas expresiones de solidaridad y compromiso de memoria manifestadaspara con las víctimas de ETA, con total justicia, desde el Presidente del Gobierno, los parlamentos nacionales y autonómicos, el Gobierno de España, hasta todos los partidos políticos.  Las organizaciones y asociaciones que enarbolamos la bandera de la memoria democrática, reivindicamos la verdad, la justicia y la reparación para las víctimas de la historia de la democracia española.  La memoria de estas víctimas también debiera acompañar a las futuras generaciones.

 

Por lo que:

 

MANIFIESTAN:

 

1º.- Denunciamos el desamparo jurídico  en que se encuentran las víctimas del franquismo y la causa de la memoria histórica tras la sentencia del Tribunal Supremo de 14 de mayo de 2010 que inhabilitaba al juez Garzón por haber iniciado el sumario 53/2008 E relativo a la investigación de los crímenes del franquismo, así como por las últimas decisiones del Gobierno del Partido Popular que han supuesto una grave involución de las políticas públicas de la memoria en España.

Reclamamos la búsqueda de la verdad histórica en oposición al revisionismo que pretende imponer en materia política, judicial y educativa la derecha en el poder. Consecuentemente, instamos al Gobierno y a las Cortes Generales a crear una Comisión de la Verdad sobre los crímenes del franquismo con objeto de que investigue aquellos dramáticos hechos y que sirva para reparar de manera integral a las víctimas, a los resistentes y los presos de la dictadura.

Animamos a las asociaciones memorialistas a internacionalizar las exigencias de memoria, dignidad y justicia de las víctimas del franquismo, recurriendo a todas las vías legales posibles en las que poder interponer demandas y querellas para juzgar y condenar este tipo de crímenes, como es el caso del Tribunal Europeo de los Derechos Humanos y el Comité de Derechos Humanos de la ONU, así como las interpuestas ante los tribunales judiciales argentinos a través de la Red ciudadana de Apoyo a la Querella Argentina (Red AQUA).  De igual modo, y tal y como se va a realizar en México, animamos a las asociaciones memorialistas, partidos y sindicatos de Francia, lugar de residencia de una importante parte del exilio republicano español para que puedan igualmente abrir la vía judicial mediante la interposición de demandas y querellas que insten a la Justicia francesa a investigar los crímenes franquistas.

2º.- Manifestamos públicamente nuestro apoyo y solidaridad con las actuaciones llevadas a cabo en esta materia por el exjuez Baltasar Garzón, especialmente en lo referente al sumario 53/2008 E relativo a la investigación de los crímenes del franquismo.

De igual modo, manifestamos nuestra indignación por la arbitraria inhabilitación judicial de Baltasar Garzón, una situación que desacredita a la Justicia española pues con ello se ha pretendido castigar desde los sectores reaccionarios de la judicatura, el decidido, valiente y firme compromiso de Garzón a favor de las víctimas del franquismo y en defensa de la aplicación de la legislación penal internacional en la cuestión de los crímenes contra la humanidad de la dictadura en España.

 

3º.- Que, por razones de dignidad, justicia y  reparación histórica, resulta imprescindible, también en estos tiempos de crisis y ajustes presupuestarios, que las Administraciones públicas mantengan los programas y actuaciones destinados a la recuperación de la memoria histórica, la guerra civil, la guerrilla, la dictadura, el exilio, dotándolos de los recursos necesarios. En este sentido, estimamos imprescindible que el actual Gobierno de España mantenga en los Presupuestos Generales del Estado para el año 2013 y siguientes la  partida presupuestaria destinada a la memoria histórica.

Igualmente, exigimos al Gobierno de España que recupere la Oficina de Víctimas de la Guerra Civil y de la Dictadura que tiene por misión coordinar la exhumación de desaparecidos y que fue suprimida por el Gobierno del PP en marzo de 2012.

Instamos a los distintos Gobiernos autonómicos para recuperar, o en su caso promover,  las políticas públicas de la memoria que, como era el caso del Programa Amarga Memoria del Gobierno de Aragón, había desarrollado hasta el año 2011 una meritoria labor en este sentido.

 

4º.- Instamos a las Cortes Generales y a los distintos Parlamentos y órganos legislativos autonómicos a que, en sesión solemne y plenaria, realice un homenaje institucional a las víctimas de la dictadura franquista, en la línea de la Resolución sobre el recuerdo, reconocimiento y reparación moral de las personas fusiladas y represaliadas durante la guerra civil en Navarra, aprobado por el Pleno del Parlamento de Navarra el 10 de marzo de 2003.

 

5º.- Manifestamos nuestras discrepancias ante las lagunas y deficiencias de la vigente Ley 52/2007 de la Memoria Histórica, la cual ha decepcionado las expectativas que inicialmente se pusieron en ella. Dado que dicha ley resulta manifiestamente mejorable, instamos a los diputados de izquierdas a que impulsen y apoyen iniciativas parlamentarias tendentes a:

- la resolución del los problemas jurídicos demandados por las víctimas, en especial la exigencia de la declaración de nulidad e ilegitimidad de todas las sentencias y resoluciones judiciales o administrativas dictadas  por motivos políticos, ideológicos o de creencia  por los tribunales u órganos penales o administrativos durante la dictadura franquista.

- la inclusión en dicha ley, en aplicación de la legislación penal internacional (suscrita por España en 1985 y recogida en el art. 23.4 de la Ley Orgánica del Poder Judicial) y  del principio de justicia universal, de la consideración de “crímenes contra la humanidad” y, por tanto imprescriptibles (art. 7 de los Estatutos de la Corte Penal Internacional) de los cometidos por el franquismo.

- exigir que todas las exhumaciones de fosas que se lleven a cabo se realicen con garantías jurídicas legales, lo cual supone que deben realizarse siempre en presencia de un juez.

- dar respuesta a la cuestión de los bienes incautados a las víctimas republicanas, esto es, a la represión económica, muchas veces olvidada.

- acabar con la impunidad de los victimarios, de los responsables de los crímenes franquistas, aplicando de forma retroactiva el principio de justicia universal con arreglo a las resoluciones 3 y 95 de la Asamblea General de las Naciones Unidas y a la Decisión de la Sección 4ª del Tribunal Europeo de los Derechos Humanos de 17 de enero de 2006.

- incluir en el texto de la ley, como fundamentos de derecho, las resoluciones 32, 39 y 95 de la ONU condenatorias del franquismo.

 

.- No obstante, en tanto no sean subsanadas estas insuficiencias de la Ley 52/2007 de la Memoria Histórica, reclamamos su plena aplicación y, en particular del artículo 15 de la misma referente a  la  supresión de la toponimia y simbología franquista en todas las ciudades y pueblos de España.

De igual modo, instamos al Gobierno de España y a los distintos Gobiernos autonómicos  a que acuerden con la Iglesia Católica la desaparición de todas las placas y memoriales franquistas existentes en sus templos y, de no hacerlo, que dichos edificios religiosos no sean beneficiarios de ningún tipo de subvención o trabajos de restauración de los mismos con cargo a los presupuestos públicos, bien sean estos estatales o autonómicos.

 

7º.- Instamos al Gobierno de España a la retirada, a la mayor brevedad posible, de los restos de Francisco Franco de la basílica del Valle de los Caídos pues, como señalaba Baltasar Garzón, “los restos del responsable de los crímenes no pueden yacer junto a las víctimas” ya que ello supone “la mayor y última ofensa que puede hacérseles”. De igual modo, exigimos al Gobierno de España que facilite la identificación y posterior devolución de los restos de los republicanos enterrados en el Valle de los Caídos, tal y como durante años llevan reclamando sus familias.

 

8º.- Consideramos igualmente que,  tanto el Ministerio de Educación, Cultura y Deporte, como los distintos departamentos y consejerías de Educación de las distintas Comunidades Autónomas, deben potenciar, en sus respectivos currículums y temarios, los contenidos didácticos que permitan el estudio de lo que supuso la República, la Guerra civil, la dictadura franquista, el exilio y la deportación a los campos nazis en relación a la historia de España. Asímismo, estimamos fundamental la implicación de la juventud en el mantenimiento activo de la memoria histórica, como garantía de la transmisión de la misma a las futuras generaciones.

De igual modo, estimamos que se deben de apoyar y coordinar desde las diversas instancias educativas proyectos de cooperación transfronteriza que, como es el caso de Las Rutas de la Memoria, están destinados a estudiantes de Enseñanza Secundaria y Bachillerato y que se están llevando a cabo con buena acogida por parte de alumnos y docentes tanto de Aragón como del departamento francés de los Pyrénnées Atlantiques y que cuenta con el apoyo de las autoridades del Conséil General de dicho departamento, así como del Conséil Regional de l’Aquitaine y del Ayuntamiento de Oloron-Sainte Marie.Estimamos que el modelo propuesto por Las Rutas de la Memoria puede hacerse extensivo, con las adaptaciones necesarias, a los proyectos educativos de otras Comunidades Autónomas españolas y departamentos franceses que pudieran estar interesados en esta materia.

 

9º.-  Apoyamos la celebración del II Encuentro Estatal Republicano convocado por la Junta Estatal Republicana (JER) a celebrar en el año 2013 con objeto de concretar elementos programáticos, acciones e iniciativas tendentes a lograr el establecimiento de  la III República en España.

 

Reafirmamos nuestra convicción de que, como señalaba el eminente historiador Paul Preston en una conferencia pronunciada en Teruel el 19 de mayo de 2006,  “la recuperación de la memoria es crucial”, no sólo por lo que supone de rehabilitación de las víctimas, sino, también, porque sirve para reafirmar los principios de nuestra democracia. Por todo ello, en recuerdo de las víctimas y presos tantos años olvidados, y también como justo homenaje a los valores republicanos que dieron razón de ser a su compromiso social y político, la memoria histórica es, y será, siempre, una memoria necesaria. Y esa es la labor y el compromiso que asumimos las asociaciones memorialistas que firmamos el presente Manifiesto.

 

Oloron-Sainte Marie, 7 octubre 2012

 

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Convocado un homenaje a Franco en un edificio público del Estado en Madrid

22 Novembre 2012, 20:38pm

Publié par Eloi Martinez Monegal

IU exige al Gobierno que prohíba este acto organizado en el Palacio de Congresos y acusa a Esperanza Aguirre de estar detrás del acto

Franco vuelve a ser objeto de la polémica, esta vez por culpa de un homenaje. El Palacio de Congresos de Madrid, propiedad pública del Estado, albergará el próximo 2 de diciembre un homenaje al difunto dictador para celebrar el 120 aniversario de su nacimiento que ha sido convocado por la Fundación Nacional Francisco Franco.

El acto, titulado '120 años después. Francisco Franco. ¡Presente!' ha sido publicado en la página web de la fundación, comenzará a las 13.00 horas, incluirá una comida y tendrá un coste de 30 euros para todo aquel que se quiera inscribir.

[Relacionado: El curioso posado de Franco en la revista Interviu]
La convocatoria ha desatado la irritación en IU, que ha reclamado este miércoles al Gobierno que lo prohíba. Su coordinador general, Cayo Lara, ha registrado esta mañana una pregunta parlamentaria al Gobierno sobre este asunto, argumentando que el Palacio de Congresos y Exposiciones es un "centro público" y que, por tanto, la celebración allí de ese homenaje "atenta contra la Ley de Memoria Histórica y contra la memoria democrática de España".
Fuentes de IU vinculan además este homenaje con la expresidenta de la Comunidad de Madrid, Esperanza Aguirre, dado que el palacio del paseo de la Castellana es propiedad de Turespaña, organismo adscrito al Ministerio de Industria, Turismo y Comercio en el que trabaja Aguirre desde su dimisión.
Cayo Lara sostiene en su iniciativa que el acto convocado bajo el lema "120 años después. Francisco Franco ¡presente!" constituye un ensalzamiento de la dictadura franquista y pregunta al Ejecutivo de Mariano Rajoy si "tiene previsto prohibirlo".
El coordinador de IU también interroga al Gobierno sobre si "considera que dicho acto contraviene la actual Ley de Memoria Histórica por ensalzar y conmemorar la figura del dictador".
Lara critica que citas de estas características se produzcan "mientras el Gobierno ha dejado a cero la partida destinada a la Ley de Memoria Histórica en los Presupuestos Generales del Estado para 2013 y después de que ya se hubiera reducido cerca del 60 por ciento en los de 2012".
El dinero destinado al desarrollo de la Ley de Memoria Histórica se venía utilizando en los últimos años para contribuir en los proceso de exhumación de víctimas de la Guerra Civil y la dictadura franquista.

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L'hommage à Manuel Madrona (suite)

19 Novembre 2012, 07:38am

Publié par Eloi Martinez Monegal

Article paru le 19 novembre dans l'Hérault du Jour - La Marseillaise
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 L'émouvant hommage à Manuel Madrona

18 Novembre 2012, 09:52am

Publié par Eloi Martinez Monegal

 Plus de 200 personnes ont assisté avec la famille de Manuel Madrona à un hommage émouvant rendu par ses amis de l'ASEREF à la bourse du travail de Sète samedi 17 novembre.
Manuel Madrona, Président d'Honneur de notre association est décédé le 8 novembre 2012.
Plusieurs interventions ont eu lieu et lectures de poèmes.
 
 
 
Manuela Parra, Michel Ramos, Marie-Thérèse Moréno, Brigitte Garcia et Lourdes Aparicio
lisent un poème de Miguel Hernandez
 
 
 Jean-Luc Bou enseignant à Sète et Pablo Garcia étudiant
se souviennent avec émotion de la venue de Manuel au lycée Joliot Curie.
 
  
 
Jean Ortiz très affecté par la disparition de Manuel.
Manuel Madrona était un des protagonistes aux côtés de Marcos Ana du documentaire réalisé par Jean Ortiz et Dominique Gautier
 
 François Liberti conseiller général
 rend au nom du PCF un hommage appuyé au camarade Manuel Madrona

Eloi Martinez a pris la parole au nom d'ASEREF
 
 
 
Juan un des frères de Manuel venu de Barcelone rappellera à quel point il était proche de Manuel.
"C'était un frère et aussi un ami". Il remerciera au nom de la famille tous les amis présents pour ce bel hommage.
 
(photos Monique Gimenez)
 
 
 
 
A Montpellier ASEREF a participé à la manif et s'est exprimée devant le consulat d'Espagne

15 Novembre 2012, 13:32pm

Publié par Eloi Martinez Monegal

Article Midi Libre du 15 novembre 2012
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Activités Aseref

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Franco serait fier de Rajoy

14 Novembre 2012, 21:37pm

Publié par Eloi Martinez Monegal

 
 
 
 
(article El Pais, titre ASEREF)
Las primeras horas de la huelga se caracterizaron por problemas aislados y por la detención de 86 personas acusadas de haber producido daños, desórdenes y atentado contra agentes de la autoridad, según informó el Ministerio del Interior. La policía cargó en varias ocasiones en diversos puntos del país y en ellos, en Tarragona, resultó herido un menor de 13 años.
El número de detenidos es sensiblemente inferior a los 138 de la última huelga general, celebrada el 29 de marzo. Solo en Madrid se registraron 36 detenidos hasta el mediodía, a los que se sumaron otros 14 por parte de los Mossos d’Esquadra (policía autonómica) en Cataluña.
El primer detenido de toda España se produjo nada más iniciada la huelga en el aeropuerto de Madrid-Barajas, cuando el integrante de un piquete intentó forzar el cierre de un McDonald en la T-4. Después los incidentes se repitieron de manera aislada en otros puntos. En Zaragoza fueron arrestadas a las 02.50 dos personas cuando sellaban con masilla las instalaciones de tres bancos y un comercio. Un incidente similar ocurrió en Ferrol (A Coruña) cuando dos personas quemaron un cajero automático de una sucursal de Novacaixa Galicia.
Los principales problemas se dieron en los medios de transporte, en los que muchos huelguistas intentaron que no salieran los autobuses ni los metros que cumplían los servicios mínimos. En Madrid, los mayores incidentes se produjeron en las cocheras de los autobuses municipales de Fuencarral, tras los que hubo dos detenidos, acusados de resistencia a la autoridad.
Otro arresto se produjo en la A-66, la vía que une las localidades asturianas de Ujo y Mieres, cuando un grupo de manifestantes cortó la carretera con la quema de neumáticos. Desde una zona elevada comenzaron a lanzar piedras y artefactos pirotécnicos. Uno de estos entró en el furgón policial y provocó aturdimiento e inhalación de humo en dos guardias civiles que estaban dentro. Posteriormente, los agentes detuvieron a uno de los supuestos participantes en la revuelta.
Los altercados en Gijón se saldaron con cuatro huelguistas detenidos y siete policías municipales heridos de carácter leve en un enfrentamiento producido en la avenida de la Costa y la plaza de Europa, en los que se volcaron contenedores y hubo destrozos en el mobiliario urbano.
Dos personas —un hombre y una mujer— fueron detenidas en Vallecas acusadas de llevar material para hacer dos artefactos explosivos. Se les incautaron dos botellas de líquido inflamable, otras dos de gas, clavos, tornillos y un petardo, según informó una portavoz de la Jefatura Superior de Policía de Madrid. Fueron trasladadas a la Brigada Provincial de Información y anoche estaban a la espera de ser interrogados.
La apertura de los grandes centros comerciales también fue motivo de enfrentamiento entre huelguistas y policía. En Tarragona, un menor resultó herido y tres jóvenes —dos chicos y una chica— fueron imputados por los Mossos d’Esquadra después de que agentes cargaran a mediodía contra un piquete de unas 200 personas que pretendía que cerrara El Corte Inglés. Los antidisturbios de los Mossos cargaron contra los concentrados, en su mayoría jóvenes encapuchados que habían cruzado contenedores por el camino. Hubo lanzamiento de planchas metálicas y vidrios.
En Madrid, los principales altercados se vivieron en la Gran Vía, en la calle de Preciados y en la Puerta del Sol a las diez de la mañana. La policía intervino con cargas cuando algunos piquetes quisieron impedir que algunos comercios iniciaran su actividad habitual. Los agentes de la Unidad de Intervención Policial (UIP, antidisturbios) la emprendieron a porrazos para que los sindicalistas y estudiantes concentrados no cortaran la circulación. Los momentos con mayor tensión ocurrieron alrededor de las dos de la tarde en la plaza de Cibeles, cuando se produjeron diversos enfrentamientos. Se registraron 15 heridos, de los que seis eran policías. Todos recibieron el alta en el lugar.
Los paros también tuvieron su incidencia en la justicia. La sesión prevista para ayer por el juicio del Prestige en la Audiencia Provincial de A Coruña tuvo que suspenderse ante la ausencia de una cuarta parte de los casi 60 abogados personados en la causa. El presidente de la sala, Juan Luis Pla, anunció que la vista se reanudaría hoy.

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Soutien aux peuples en lutte en ce 14 novembre 2012

14 Novembre 2012, 20:47pm

Publié par Eloi Martinez Monegal

La mémoire n'a de sens que si elle nous aide à construire l'avenir. L'Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) se sent totalement concernée par ce qui se passe aujourd'hui notamment en Espagne, en France au Portugal.
 
Le combat des républicains espagnols en 1936 qu'étaient nos parents, nos grands parents, pour défendre la République et ses valeurs pour défendre les acquis du front populaire doit trouver en nous un écho. Ces républicains espagnols qui luttèrent ensuite en France dans la résistance et qui contribuèrent ainsi à la libération et par leur combat pour la justice, la paix et la liberté à donner un contenu au programme du conseil national de la résistance.
 
Seule une troisième République en Espagne construite par le peuple avec un contenu économique et social en faveur du peuple peut sortir le pays des griffes du capital.
 
Le combat de nos parents, de nos grands parents est aussi le notre aujourd'hui pour nous, nos enfants et nos petits enfants.

L'association pour le souvenir de l'Exil républicain espagnol en France (ASEREF) était présente à Montpellier ce 14 novembre 2012 dans le cortège de la manifestation contre l'austérité.

ASEREF en soutien au peuple espagnol a fait flotter le drapeau de la République espagnole devant le consulat général d'Espagne où la manifestation a fait une halte pour des prises de parole avant de rejoindre la place de la Comédie. ASEREF a pu s'exprimer et apporter son soutien aux peuples européens en lutte.

Eloi Martinez Monegal
Président d'ASEREF

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Manuel MADRONA nous a quitté.

14 Novembre 2012, 17:58pm

Publié par Eloi Martinez Monegal

 
Manuel MADRONA , Président d'Honneur de l'ASEREF nous a quitté.

Républicain espagnol, il a passé 10 ans, dans les prisons franquistes.
Il aura lutté toute sa vie pour la liberté et la justice et se sera énormément investi dans le devoir de mémoire,notamment auprès des écoliers,collégiens et lycéens  du département auprès desquels
il témoignait de la réalité de la guerre d'Espagne,de la Retirada et de la répression franquiste.

Ce Samedi 17 Novembre, un hommage lui sera rendu à la Bourse du Travail de Sète à partir de
11H 30.

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Le soutien au peuple espagnol

17 Octobre 2012, 11:14am

Publié par Eloi Martinez Monegal

 
 
 
 

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Courrier au Président de la République adressé par ASEREF

11 Septembre 2012, 20:00pm

Publié par Eloi Martinez Monegal


Objet : Demande de reconnaissance nationale pour les républicains espagnols

Monsieur le Président de la République

Le 25 août 2012, le drapeau de la seconde République espagnole a flotté officiellement sur le parvis de l’Hôtel de Ville lors des cérémonies de la libération de Paris en votre présence. C’est pour nous une grande fierté mais ce n’est que justice, ce drapeau qui aurait dû être présent ces 68 dernières années à chaque commémoration. Nous remercions le Maire de Paris d’avoir bien voulu accéder à notre demande.

L’appel  des républicains espagnols, de descendants de républicains espagnols et de leurs amis à assister officiellement à ces cérémonies avec le drapeau de la seconde République espagnole a recueilli un millier de signatures en provenance de France,  d’Espagne et de bien d’autres pays. Cet appel avait pour objectif de participer à cette  commémoration de la Libération de paris et d’honorer  les républicains espagnols de « la Nueve », la 9ème Compagnie intégrée dans la deuxième Division Blindée du Général Leclerc, qui contribuèrent   à libérer la capitale et dont les chars de combat  qui entrèrent les premiers dans paris le 24 août 1944 portaient le nom de batailles de la guerre d’Espagne.

L’action unie de nombreuses associations mémorielles, de leurs adhérents et sympathisants a permis ce premier pas vers la reconnaissance du rôle des républicains espagnols dans la libération de Paris, des républicains espagnols qui étaient certes dans les premiers à entrer avec les chars de la deuxième db du général Leclerc mais qui étaient aussi dans les rues de Paris aux côtés des autres résistants et FFI pour mener le combat de la victoire

Nous demandons la reconnaissance officielle nationale qu’attendent les républicains espagnols, leurs descendants pour le rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France et de nombreuses grandes villes, plusieurs milliers y perdirent la vie. Ces républicains espagnols qu’un gouvernement de la troisième République française enferma en 1939 dans des camps de concentration bien français, plusieurs milliers y laissèrent leur vie. Ces républicains espagnols déportés sur dénonciation de la police de Vichy vers les camps nazis, notamment Mauthausen, plusieurs milliers y furent exterminés. Ces républicains espagnols contraints aussi au travail forcé sous surveillance policière en France dans les années quarante. La France doit reconnaître sa responsabilité historique pour ces dizaines de milliers de morts républicains espagnols, La France doit reconnaître leur rôle de libérateurs au même titre qu’elle l’a fait pour les autres résistants. Ces pages d’histoire de France occultées depuis trop longtemps doivent être intégrées dans les manuels scolaires.

Nous demandons, Monsieur le Président de la République : vérité, justice et reconnaissance pour les républicains espagnols qui luttèrent pour la liberté en Espagne et en France. Nous restons à votre disposition pour une éventuelle rencontre, avec les associations mémorielles de républicains espagnols, qui permettrait de vous exposer le bien-fondé de notre demande.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Eloi Martinez Monégal

Président d’ASEREF

Porte Drapeau du drapeau de la seconde République espagnole

le 25 août 2012 aux cérémonies de la libération de Paris proposé

par les associations mémorielles de républicains espagnols

ayant signé l’appel au maire de Paris

 

 

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Paris 25 Août 2012

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Paru aujourd'hui dans "le journal du Centre"

2 Septembre 2012, 09:48am

Publié par Eloi Martinez Monegal

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Reportages TV3 Catalunya cérémonie libération de Paris

27 Août 2012, 15:24pm

Publié par Eloi Martinez Monegal

Deux reportages diffusés samedi 25 août en Catalogne par TV3 Catalunya

Journal de la mi-journée
http://www.324.cat/video/4221110/mon/La-bandera-de-la-Segona-Republica-Espanyola-onejara-per-primer-cop-a-Paris

Journal du soir (cérémonie officielle)
http://www.324.cat/video/4221293/mon/Exercici-de-memoria-historica-a-Paris

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Les républicains espagnols entrent à nouveau dans Paris!

26 Août 2012, 21:30pm

Publié par Eloi Martinez Monegal

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